Archives par mot-clé : quotidien

« Burning », quand le cinéma laisse un désir

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« – Tu ne demandes pas quel est le problème ?
– Des problèmes, il y en a tout le temps. »

Une camionnette blanche filmée par l’arrière, un jeune livreur qui fume une cigarette. Celui-ci prend ses paquets à l’épaule et les apporte dans un magasin. A l’entrée, deux filles sont chargées de la promotion des articles. En tenue sexy, elles dansent devant la porte en proposant une tombola aux clients. Le livreur sort et se fait appeler par son prénom. « Jongsu ! » Il s’approche de la danseuse publicitaire. Apparemment, ils se connaissent. Jongsu n’en a aucun souvenir. Quoi qu’il en soit, se tisse entre les deux une amitié silencieuse et étrange. Sans trop tarder, lesdites retrouvailles finissent au lit pour une aventure sexuelle. La jeune fille part en voyage. A son retour, elle demande à Jongsu de venir la chercher à l’aéroport. Mais elle est accompagnée d’un « Gatsby coréen ». Le nouveau duo devient trio, et le cauchemar général apparaît.

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Angélique Eggenschwiler : « Je conçois la langue comme un absolu »

Les lettres romandes du mardi – Jonas Follonier

Angélique Eggenschwiler est une étudiante en anthropologie et chroniqueuse au quotidien La Liberté. Native de Fribourg, elle a publié son premier ouvrage il y a deux ans aux Editions de l’Hèbe. Parfum de Térébenthine est un recueil de petits textes « adulescents », comme elle aime le préciser elle-même, se situant entre la prose et la poésie. Portés par la cohérence d’une tristesse sensuelle, ce sont de petits portraits humains que nous propose la jeune femme de vingt-cinq ans, que nous avons rencontrée la semaine dernière à Neuchâtel.

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« Black level » et la solitude moderne

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

Un Ukrainien se retrouve en pleine crise de la cinquantaine : il se fait quitter par sa petite-amie et son père devient paralysé suite à une attaque. L’homme en question est photographe ; le film s’ouvre d’ailleurs sur une séance de clichés avec des femmes en robes de mariées, une scène tournée en plan fixe. Les symptômes d’une société malade sont d’ores et déjà présents à l’écran, avec chacun des personnages se prenant en « selfie ». Le film sera muet, comme pour dénoncer le manque de contact humain qui règne actuellement dans la société.
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« Barbara », ou la pureté du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

Cela faisait longtemps que les films biographiques se suivaient en se ressemblant, aussi réussis fussent-ils. Cloclo et Dalida en témoignent. Tout à coup, voilà qu’arrive au cinématographe un ovni du genre, une œuvre éminemment novatrice, renversant les codes du biopic. Barbara. Sous prétexte de nous faire redécouvrir la célèbre figure de la chanson française, ce nouveau film de Mathieu Amalric nous fait avant tout redécouvrir le cinéma.

Un film dans le film

Mathieu Amalric n’est pas un réalisateur comme les autres. Cela se voit déjà sur son visage, emprunt d’un perpétuel étonnement. Le cinéaste français ouvre constamment les yeux en grand ; peut-être est-ce là le signe d’un cinéma qui admire tout ce qui touche aux hommes, à la vie, au cinéma en somme, et qui donc s’admire lui-même. Mathieu Amalric ne pouvait faire un film biographique conventionnel. Ni faire un film biographique tout court. Continuer la lecture de « Barbara », ou la pureté du cinéma