Archives par mot-clé : yiddish

Quitter sa communauté avec «Unorthodox»

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Esther, dite Esty, décide de quitter Williamsburg pour rejoindre Berlin. Un an auparavant, la jeune fille avait été donnée comme épouse au jeune Yanke Shapiro, qui décidera de demander le divorce car ils n’arrivent pas à avoir d’enfants. Les retours dans le passé nous font comprendre que son père est un ivrogne, que sa mère vit à Berlin, et que la pauvre jeune fille de dix-neuf ans a reçu une éducation très religieuse par ses grands-parents. Grâce à l’aide de sa professeure de piano Viviane, Esty réussira à se procurer les papiers et l’argent nécessaire pour fuir de cette vie qui ne lui convient pas. Yanke, en apprenant que sa femme porte en elle sa progéniture, décide de tout mettre en œuvre pour la retrouver. Arrivé dans la capitale allemande, il se rendra vite compte qu’Esty n’est pas faite pour la communauté Satmar.

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«Le Schmock»: FOG nous parle des flatulences d’Hitler

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Si ce n’était pour la jaquette du livre avec sa petite poupée d’Hitler à genoux, si ce n’était pour le nom de l’auteur, Franz-Olivier Giesbert – FOG pour les intimes –, Le Schmock n’attirerait en rien au premier abord. Encore un roman sur la période de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie qui plus est. Mais quand on aime bien FOG, on se lance quand même. D’autant plus qu’il nous annonce en quatrième de couverture que cette histoire, il la rumine depuis longtemps. L’auteur a quelque chose d’important à nous raconter. Histoire d’amitié, de famille, de politique; Le Schmock est un partage.

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«Le merveilleux voyage de Wolkenbruch»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voudrais une femme qui me plaît vraiment.» 

La famille Wolkenbruch vit dans le quartier juif de Zurich. Et pour des Juifs, ce sont des Juifs! Les hommes endossent la tenue complète: de la kippa au tallit, sans oublier les tsitsits et la barbe, pour une tenue sobre dans l’ensemble qui met la chemise blanche et le costume noir à l’honneur. Les femmes ont, elles aussi, leurs vêtements: perruque ou voile, blouse, jupe et bas-collants. C’est ainsi que l’on reconnaît le jeune Mordechai, surnommé Motti, quand il se rend à ses cours d’économie à l’université. Lieu dans lequel il rencontre une non-juive, sublime et extravertie, dont il tombe amoureux. Elle s’appelle Laura. Au plus grand damne de sa mère, ronde et autoritaire, qui se démène pour lui organiser des rencontres avec des gentilles filles de la communauté. 

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