Placé au cœur d’un débat national brûlant sur la redevance, accusé de biais idéologiques et condamné à faire des économies, l’audiovisuel public suisse traverse une période turbulente. Le patron de sa déclinaison romande répond aux critiques.
La Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) est mise sous pression comme jamais. Une initiative populaire des Jeunes libéraux-radicaux, de l’UDC et de l’Union suisse des arts et métiers, sur laquelle les Suisses s’exprimeront le 8 mars, demande de faire passer la redevance audiovisuelle, actuellement de 335 francs par an, à 200 francs. En cas de «oui» à ce texte, la grande maison devrait se passer de la moitié de son budget. Ce débat intervient alors que le service public est accusé par une partie de la population de pencher à gauche. Si Pascal Crittin entend la critique, il la trouve infondée. Entretien sanguin mais courtois avec le directeur de la
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