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« Dark is the Night »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Durant mon mandat, je mettrai un terme au problème de la drogue. »

Lando (Phillip Salvador) chante un joyeux « Happy birthday to you ! » au karaoké. Sarah (Gina Alajar), sa femme, rit. Alan (Felix Roco), leur fils, se confond aux quelques autres amis présents pour l’occasion. Des coups de feu interrompent soudain la fête. La police coure dans la rue. Un jeune garçon prend la fuite ; sans tarder, il est abattu. La foule se rassemble autour du cadavre. La mère de la victime accoure. Elle hurle de désespoir : « Mon fils est drogué, pas dealer ! » Effondrée.

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Rencontre avec Philippe Manœuvre : « Je me bats pour la musique sans arrêt ! »

Le Regard Libre N° 35 – Jonas Follonier

Le plus célèbre spécialiste du rock en France, Philippe Manœuvre, est aussi un personnage médiatique hors pair : ancien rédacteur en chef du magazine Rock & Folk, animateur radio depuis les années quatre-vingt, il s’est fait connaître par un nouveau public en faisant partie du jury de la « Nouvelle Star » de 2008 à 2010. Aujourd’hui, il est l’un des chroniqueurs de l’émission « Les Grosses Têtes » animée par Laurent Ruquier et dirige Radio Perfecto, webradio consacrée au classic rock qu’il a fondée l’été dernier. Quelques jours après la mort de son ami Johnny Hallyday, nous l’avons rencontré à Lausanne où il est venu dédicacer son nouveau livre.

« La Discothèque secrète de Philippe Manœuvre »
« La Discothèque secrète de Philippe Manœuvre, 111 trésors cachés du rock », disponible aux Editions Hugo Desinge

Jonas Follonier : Vous sortez un nouvel ouvrage intitulé La discothèque secrète de Philippe Manœuvre, 111 trésors cachés du rock, publié aux Editions Hugo Desinge, où vous présentez des albums collectors isssus de votre discothèque personnelle. Vous êtes également venu dédicacer votre livre co-écrit avec JoeyStarr. Où trouvez-vous le temps pour écrire à côté de vos nombreuses activités médiatiques ?

Philippe Manœuvre : J’ai quitté mon poste de rédacteur en chef à Rock & Folk en février dernier car je suis parti à la retraite. Même si je continue à contribuer à ce magazine, ce départ m’a offert un temps précieux. Maintenant, je me lève le matin pour écrire des livres, et non plus écrire pour le journal. Le reste du temps, je travaille surtout pour Radio Perfecto, mais ça se déroule de façon naturelle. Nous avons lancé la webradio en juin, et nous travaillons quotidiennement avec Fred Marc pour l’améliorer. Lire la suite Rencontre avec Philippe Manœuvre : « Je me bats pour la musique sans arrêt ! »

Les médias à l’ère du numérique

Le Regard Libre N° 29 – Nicolas Jutzet

Le débat est émotionnel. Souvent idéologique. Ravivé par l’élection de Donald Trump et par le focus placé sur les « fake news », la question revient régulièrement : quelle place réservera l’évolution technologique à la presse ? Dans la plupart des cas, ces inquiétudes liées à l’avenir de la presse sont rapidement suivies par une demande d’intervention accrue de l’Etat. Sous couvert de bonne volonté, d’intentions louables, ces injonctions cachent souvent un paternalisme regrettable. Toujours est-il que la branche est aux pieds du mur et qu’elle doit trouver des nouvelles solutions pour le franchir.

Anachronique, la situation actuelle est intenable

La science économique justifie l’intervention de l’Etat dans un secteur par l’existence d’un monopole naturel et/ou d’un bien public. Un monopole naturel peut exister en raison de la structure d’un marché. Par exemple, s’il permet des économies d’échelle croissantes (un produit supplémentaire coûte moins cher à produire que le précédent) ou s’il existe des barrières à l’entrée (impossible pour un concurrent d’ « entrer » dans le marché, ou alors juste dans une « niche »). Ces barrières peuvent être règlementaires, techniques ou encore géographiques. Lire la suite Les médias à l’ère du numérique

« Radio Perfecto », la radio rock de Philippe Manœuvre

Les lundis de l’actualité – Jonas Follonier

« Sexe, drogue et rock ‘n roll, sans risque y a pas de plaisir ». Depuis le 19 juin dernier, jour d’anniversaire de son créateur (quatre jours après son ami Johnny Hallyday), on peut se connecter aux ondes de Radio Perfecto, la nouvelle folie de Philippe Manœuvre. L’ancien rédacteur en chef du magazine musical Rock & Folk, grand journal s’il en est, ne cache pas son plaisir à l’antenne de cette première radio classic rock française.

Il faut dire que son aura croît de façon assez spectaculaire depuis le mois dernier. Nous l’avons écoutée depuis son lancement, et l’un des succès de cette nouvelle venue dans le paysage sonore, outre l’identité de son chef, est sans doute d’avoir reposé tout de suite sur un souci de qualité. Tout a bien été préparé pour que ce foisonnement de rock ne passe pas inaperçu, et ce dès le premier jour. A commencer par la programmation habilement « manœuvrée » par Philman. Lire la suite « Radio Perfecto », la radio rock de Philippe Manœuvre

Rencontre avec Philippe Zumbrunn, l’homme le plus fou de jazz

Le Regard Libre N° 28 – Jonas Follonier

Cheveux blancs tirés en arrière, lunettes jaune rétro sur le nez, moustache et, si on a de la chance, cravate extravagante. Les milieux de la radio suisse romande et du jazz le reconnaissent aussitôt. Philippe Zumbrunn, huitante-six ans, est une véritable mémoire vivante. Passionné de jazz et de radio, il est l’initiateur technique de RTN, le fondateur de Radio Framboise (et des annonces radars), mais aussi un photographe bien connu pour avoir immortalisé les grandes figures du jazz il y a plus de soixante ans. Durant tout le mois d’avril, on peut découvrir une sélection de ses plus belles photographies exposées à la Galerie YD, à Neuchâtel, dans le cadre de Jazzzed, un festival construit sur le surnom de Philippe Zumbrunn : Z. Rencontre dans les lumières sombres du Bar King à Neuchâtel.

Jonas Follonier : De quelle époque datent les photographies que vous exposez en ce moment à la Galerie YD ?

Philippe Zumbrunn : Ce sont surtout les photographies de mes débuts. Pour une raison simple : ce sont les plus rares. Elles mettent en lumière des monstres du jazz, qui tous sont morts actuellement, à savoir Louis Armstrong, Billie Holiday ou encore Lionel Hampton. J’ai eu la chance de les côtoyer dans les années 1950. J’avais vingt-et-un ans lorsque j’ai pris ma première photo de jazz ; c’était en 1952. J’ai donc démarré très vite.

Cette exposition doit être importante pour vous. D’où est venue l’idée de ce projet ?

Cette exposition a d’abord eu lieu pendant trois mois à la FNAC de Lausanne. Ce fut l’événement déclencheur. Cela fait au moins trois ans que Denis Juvet, le propriétaire de la Galerie YD, me parle de son projet de monter une exposition-festival sur le jazz avec une série de concerts et de témoignages. Tout cela a mûri, et le résultat est très satisfaisant. Lire la suite Rencontre avec Philippe Zumbrunn, l’homme le plus fou de jazz

Les polnarévolutions

Article partagé par Michel Polnareff sur sa page Facebook officielle le 4 août 2016.

Le Regard Libre N° 8 – Jonas Follonier

Qui est Michel Polnareff ? Que peut-on retenir de son œuvre, de ses révolutions musicales ? Tels seront les deux grands défis de cet article, auxquels je vous invite naturellement à vous intéresser : le jeu en vaut la chandelle. En effet, méfiez-vous de l’image que vous vous faites de cet homme, qui, bien au-delà de ses lunettes et cheveux blonds ondulés qui le caractérisent pour un public large, n’est rien d’autre qu’un génie.

C’est dans la froideur et la tristesse d’une enfance rythmée par le ceinturon facile de son père et la pression qu’il subissait quant à son niveau musical que le jeune Michel, très bon élève, s’avéra très vite (et dut surtout s’avérer) être un pianiste virtuose. La rigueur extrême et étouffante de son cadre familial le poussa à claquer la porte de son foyer à l’âge de vingt ans pour aller, beatnik, jouer de la guitare sur les marches du Sacré-Cœur.

Il est donc très important de bien prendre en compte l’ambivalence qu’il y eut durant son enfance entre le bagage musical classique qu’il acquit et la cruauté du père : par exemple, son fils lui ayant demandé qu’il lui achète une fleur pour l’offrir à une jeune fille qu’il convoitait, L. Polnareff alla acheter un cactus pour son fils pourtant très sage. Ce dernier pointant une mine surprise, l’autorité paternelle lui jeta le cactus à la figure. Lire la suite Les polnarévolutions