La santé n’est pas notre bien le plus précieux
Une illusion se cache derrière les injonctions à préserver notre santé: celle qu’elle serait une fin en soi. Cet article défend l’idée qu’elle est un outil décisif, certes, mais subordonné à ce qui donne réellement sens à nos vies.
Le rapport que nous entretenons à notre santé est teinté d’ambivalence. D’un côté, nous la mettons volontiers sur un piédestal: nous affirmons qu’elle est notre bien le plus précieux, répétons que «Quand la santé va, tout va», et souhaitons «surtout la santé!» à nos proches à chaque Nouvel An. Mais cela ne nous empêche pas, d’un autre côté, de nous resservir un verre de vin, de faire du ski, ou simplement de rester au soleil. Nombre de nos actions manifestent que nous ne plaçons pas, en fait, la santé au sommet de notre hiérarchie des valeurs. Comment expliquer cette tension?
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