L’œuvre comme lieu de mémoire

ARTICLE LONG FORMAT, Vinciane Vuilleumier | La mémoire est élastique: on peut la configurer à volonté – et volonté il faut. Cela exige un certain ascétisme, bien sûr, car dans le nombre les reliefs se perdent: choisir, c’est renoncer, disait André Gide. Et c’est bien ça, la clef: réduire la quantité des contenus qui traversent notre conscience, prêter notre attention avec discernement, pour que certains contenus, alors, s’élèvent au rang de nœuds – ceux d’un réseau mémoriel qu’on cisèle comme une œuvre d’art.

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