Archives de catégorie : Littérature

Promenez-vous dans les bois pendant que le mystère y bat son plein

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec poésie et justesse, Alexandre Voisard nous révèle la présence de la forêt et de la rivière dans un petit livre court comme l’éclair où les personnages nous émeuvent autant qu’ils nous ramènent à notre propre fragilité humaine.

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Le karaté d’Harry Crews, un «kiai déjanté»!

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Un vagabond solitaire, équipé de son pull William Faulkner, fait la rencontre d’une belle karatéka sur une plage de Floride. Attiré par cette beauté fatale, le protagoniste s’engage alors dans une étrange communauté de karatékas, vivant et s’entraînant dans un motel désaffecté, sous la conduite d’un mystérieux Sensei nommé Belt. Entre cours de karaté, pilules gastronomiques, sexualité bestiale, fatalité et concours de beauté, Le karaté est un état d’esprit est une épopée déjantée et violente à l’attention des incompris et des marginaux.

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Jérôme Meizoz, absolument émouvant!

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Les Trente Glorieuses, avec leurs mille bagnoles, frigos et supermarchés, ne sont-elles pas profondément ridicules – et donc émouvantes? Voilà le sujet passionnant du nouveau roman de Jérôme Meizoz, sous fond de Valais entrant dans la modernité. Avec un nouveau Rhône: l’autoroute.

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Lâcher prise et se laisser guider par «tout ce qui nous submerge»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Gretel, la trentaine, vient de retrouver sa mère Sarah. Cette dernière l’avait abandonnée seize ans plus tôt alors qu’elles vivaient seules près d’une rivière. Aujourd’hui atteinte d’Alzheimer, Sarah n’est plus en état de répondre aux questions de Gretel. Ce sera à la fille de reconstruire son propre passé, si elle le peut et si elle le veut. Son histoire est impossible à séparer de certaines vieilles ombres enfouies: qu’est-il réellement arrivé près de la rivière, et quelle est la part d’imagination dans ses souvenirs ?

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» d’Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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La saga de la littérature islandaise

Le Regard Libre N° 55 – Clément Guntern

Introduction au dossier «Les lettres islandaises»

La terre de glace et de feu: telle est la formule consacrée pour parler de ce pays aux confins de l’Europe, longtemps relégué à la place peu envieuse de terre inhospitalière en marge du monde. Depuis quelques années, on ne compte plus sur Instagram les photographies des hauts lieux naturels de l’Islande; ses cascades, ses glaciers, ses plages de sable noir et ses volcans, mais aussi sa lande inhabitée, tantôt verdoyante, tantôt nue et désolée. Pourtant, cette définition romantique d’un pays où les éléments opposés se livrent à une lutte sans fin pour créer une nature originale ne saurait réellement saisir ce qui fait de l’Islande un véritable joyau de la culture européenne. Européenne, oui, car malgré une certaine proximité avec le continent nord-américain, ce pays n’a cessé d’être par toutes ses racines une terre de la vieille Europe.

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«L’etrange Noel de Sir Thomas», coup de comm’ ou coup de génie?

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Je me suis retrouvée avec ce bouquin entre les mains sans trop savoir à quoi je pouvais bien m’attendre. Une nouvelle maison d’édition qui réunit six auteurs autour d’un même personnage-concept? Je dois admettre que, d’ordinaire, j’aurais détourné mon attention avant d’avoir fini de parcourir tous leur noms.  Rien ne m’exaspère plus que les fausses bonnes idées de ces gens qui ne savent plus quoi inventer pour se montrer originaux, me laissant la plupart du temps un amer goût de déception. Mais ce recueil ne m’a pas été confié par n’importe qui et, aujourd’hui, je me dis qu’il mérite sûrement que je lui laisse au moins une chance…

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Plongée dans l’univers trouble de «Bleu calypso»

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Bleu Calypso, un polar écrit et se déroulant dans une cabane au sud de Montpellier, est un singulier mélange de délicieuses descriptions et de rebondissements. Mêlant vie sauvage et enquête dynamique, il se propose de suivre la plongée de Niels, un pêcheur, au fin fond d’une enquête sur une série de meurtres. Un peu malgré lui, et un peu malgré le manque de subtilité de son personnage.

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Jacques Pilet nous emmène dans la Suisse d’il y a un siècle

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le journaliste suisse Jacques Pilet a sorti en août dernier son deuxième roman aux Editions de l’Aire, Hôtel Belvédère. A sa lecture, nous nous plongeons dans la Suisse de 1914. Au sein d’une Europe en feu, un jeune fils de paysan veveysan, Jules, qui découvre l’amour avec une étudiante russe et décide de partir en Afrique. Un récit prenant, qui nous parle de l’Histoire tragique au moyen d’une histoire sympathique.

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