A l’occasion de ce 100e numéro, fêtons le pluralisme, et ses corollaires que sont la tolérance et la liberté d’expression. Lors de la création du «Regard Libre», nous n’aurions pas imaginé à quel point ces maîtres mots de notre revue nécessiteraient d'être défendus.
Le plaisir que peut procurer la consommation d’acide réside dans l’excès de perception qui en découle. C’est là aussi que se niche son grand danger, car la magie se trouve dans les choses elles-mêmes et non dans cette ultra-perception.
L’effet le plus néfaste des drogues consiste à nous faire croire que le reste n’a pas vraiment d’intérêt, alors que c’est tout le contraire. Pour lutter contre la tentation des substances, il faut militer pour l’émerveillement. Pour le goût du goût.
Le nouveau féminisme ne fait plus confiance à la femme pour s’imposer et négocier avec succès. Il traite les femmes comme des enfants, alors que c’est tout le contraire qu’il faut faire.
«Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas», «Mangez cinq fruits et légumes par jour», «Hydratez-vous», etc. Entre sollicitude et injonction, notre infantilisation quotidienne modifie en profondeur nos comportements. L’Etat est-il le seul en cause?
Notre société est saturée de directives visant à orienter nos actes. Il faut préserver notre autonomie, en restant des adultes responsables, c’est-à-dire libres et conscients de l’être.
Usant des codes du jeu vidéo, la gamification rend les tâches peu ludiques du quotidien plus attrayantes. La méthode est efficace. Reste qu’elle infantilise un public adulte, ce qui pose des questions d’ordre social et moral. Exemple dans le domaine de la santé.
Chaque jour, nous sommes submergés de messages qui guident nos actions. Si vous avez besoin de conseils pour les tâches les plus simples de votre journée, ne vous inquiétez pas. Cette «aide» est largement disponible. Résumé d’une journée standard.
L’émoi suscité jusqu’aux plus hautes sphères par la nomination de l’ex-boss de «Valeurs actuelles» à la direction du «Journal du dimanche» relève d’une indignation sélective et mal placée. Petit développement du point de vue que j’ai pu exprimer à la RTS le 4 juillet.