Archives par mot-clé : alcool

Entre bagnoles et niôle, «Plume-Patte», le reflet d’une France périphérique

Les bouquins du mardi – Diana-Alice Ramsauer

Quand un bouquin démarre en pétaradant sur les paroles des «copains d’abord» de Brassens, le ton nous semble d’emblée craché à l’oreille: des phrases toutes faites – «tout est relatif» –, des morales à la con – «l’important c’est d’être bien entouré» – et des métaphores éculées – «ça sent pas la rose!» Hé bien pas du tout. Plume-Patte, c’est la peinture lumineuse d’une France périphérique des années soixante-septante, c’est la poésie d’une vie de garage, c’est le quotidien de celles et ceux qui «ne posent pas de conditions, pas plus qu’ils n’en revendiquent une».

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L’orgie littéraire de Max Lobe

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Orgie de mots, allusions sexuelles à tout-va et carnaval de sons, de couleurs et de formes: il faut s’accrocher à la lecture du nouveau roman de Max Lobe. La Promesse de Sa Phall’Excellence, qui vient de paraître aux Editions Zoé, est un carnaval infernal. Mais derrière ce charivari, une dénonciation tonitruante du totalitarisme s’allie à une jouissance de la langue et des corps. Une fois n’est pas coutume, je propose de vous faire découvrir ce monde en compagnie de Max Lobe lui-même.

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«La Soupe aux choux»: une histoire de colocation et de tragique

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de FunèsDanilo Heyer

S’il est un instrument par lequel le cinéma français a su s’élever jusqu’à des horizons majestueux, c’est bien la comédie. Que cela tienne à ce caractère national empreint de légèreté; celui-là même qui nous a légué, du Tartuffe de Molière au Candide de Voltaire, jusqu’au Fataliste de Diderot, cet étrange mélange de pensées raffinées et d’humour; ou bien que cela vienne d’autre chose, qu’importe; n’hésitons pas, pour une fois, à remercier ce peuple qui seul pouvait donner naissance à La septième compagnie, aux Bronzés font du ski, au Dîner de cons, et à La Soupe aux choux.

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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«Au nom du père», de ses deux fils et de son esprit détraqué

Les mercredis du cinéma – Diana-Alice Ramsauer

Un article paru dans Bon pour la tête

Oui, la série Au nom du père regroupe tous les questionnements d’une frange de la population aisée, centrée sur son petit épanouissement personnel: rapport au père, problème de couples, spiritualité, gestion des émotions ou encore découverte d’une sexualité LGBTQIA*. Et pourtant, la force des émotions qui en ressort n’est pas anodine. Le jeu de l’acteur Lars Mikkelsen, primé aux Emmy Awards pour la meilleure interprétation masculine, n’est pas étranger à la puissance du récit.

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«A Star Is Born» and The Showbiz Is Dead

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

Bradley Cooper, que nous avions connu dans la trilogie Very Bad Trip ou dans American Sniper, revêt pour la première fois le rôle de réalisateur pour son dernier film en date, A Star Is Born. Et ça lui va bien.

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La brasserie des Condémines à La Sarraz, convivialité et partage au rendez-vous

Les vendredis de la microbrasserie – A. B.

En flânant au bord de la Venoge, la rivière tranquille qui serpente aux abords du village vaudois de La Sarraz, on risque fort de faire des rencontres pour le moins inattendues. Notamment au lieu-dit des Condémines. Cet endroit atypique et alternatif célèbre la rencontre de passions de tous horizons. On y trouve en vrac : un atelier de mécanique, un cabinet de psychologue, un bar « La Bille », une brocante, un centre portugais et, bien sûr, une brasserie éponyme, « la brasserie des Condémines », véritable oasis du promeneur assoiffé.

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«Climax», le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire la fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur? Gaspar Noé, évidemment.

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« Diable d’acteur et Dieu en bouteille » : le conte d’une soirée avinée

Les lettres romandes du mardi – Alexandre Wälti

Le neuchâtelois Roger Favre a écrit son Diable d’acteur et Dieu en bouteille comme un conte dont le lecteur boit autant les paroles qu’il respire les effluves d’alcool des deux personnages. Il pourrait se croire dans un soir de weekend interminable. Une histoire dont le point de départ est d’une simplicité ahurissante : une conversation de bistrot. Un voyage littéraire nourrit par l’Histoire avec le rire sarcastique au coin des lèvres en bonus.

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«Seule la Terre», ou l’homosexualité dans un contexte paysan

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Johnny (Josh O’Connor) est fils de fermiers, dans le Yorkshire. Tout repose sur lui à présent, son père n’arrivant plus à se déplacer convenablement. S’occuper d’une ferme sous les reproches du paternel et sans vraiment de reconnaissance, ce n’est pas la joie. De plus, les amis de Johnny sont partis pour faire des études; il est le seul à être resté au village. L’arrivée à la ferme d’un saisonnier roumain (Alec Secareanu) va alors tout chambouler.

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