Étiquette: Analyse
Aux origines augustiniennes du libre arbitre

Aux origines augustiniennes du libre arbitre

ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Avec le progrès des sciences, en particulier des neurosciences, la possibilité du libre arbitre est toujours plus remise en cause. Nous découvrons chaque jour de nouveaux déterminismes, c’est-à-dire des conditionnements à agir d’une certaine façon dans un contexte donné. La capacité de l’homme à s’autodéterminer qui nous est si chère peut sembler n’être qu’une illusion. Mais avant que les sciences modernes ne s’en emparent, la question du libre arbitre a déjà une longue histoire. Remontons aux origines d’une idée fondatrice dans l’histoire de l’Occident.
GAFAM: Plaidoyer pour un pluralisme technologique

GAFAM: Plaidoyer pour un pluralisme technologique

ARTICLE LONG FORMAT, Jean-David Ponci | On considère habituellement qu’avec Obama, les Etats-Unis commencent à renoncer à leur rôle de gendarmes du monde. Ce mouvement s’accélère avec Trump, dont le slogan «America First» sonne le repli des USA sur eux-mêmes. Toutefois, c’est curieusement à la fin du mandat de Trump qu’un nouveau pouvoir mondial, toujours en mains américaines, fait montre de sa puissance. Les GAFAM, acronyme pour les grandes entreprises Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, censurent certains contenus pour des raisons politiques, révélant aux yeux du monde, scandalisé, qu’ils ne sont pas que des fournisseurs de service. Cette situation historique est propice à une réflexion sur les conditions à fournir pour garantir la liberté d’expression sur le Net. Analyse.
Vers une alliance des démocraties

Vers une alliance des démocraties

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En ce début de siècle, une nouvelle donne s’installe progressivement: l’autoritarisme à travers le monde a gagné en puissance et les Etats qui s’en revendiquent s’affirment de plus en plus brutalement. La Russie et la Chine haussent le ton et vocifèrent, menacent de représailles tous ceux qui se permettent d’émettre des critiques sur la situation des principes démocratiques et des droits de l’homme sur leur territoire. Alors que l’escalade avec la Russie demeure mesurée, la Chine, elle, s’agite, vitupère et sanctionne. Pour l’instant, ce sont surtout sur leurs propres territoires que ces Etats commettent toujours plus de crimes, mais, pour des puissances dont l’ambition est mondiale, il est à craindre que ce ne soit un modèle de gouvernance exportable. Les principes démocratiques sont désormais directement menacés. Dès lors, les Etats démocratiques se doivent d’opposer aux forces autoritaires une réponse ferme, mais laissant ouverte la porte à la collaboration.
L’idéologie woke: des faveurs pour les «défavorisés»

L’idéologie woke: des faveurs pour les «défavorisés»

ARTICLE LONG FORMAT, Jean David-Ponci | La culture woke est apparue dans les années 2000 aux Etats-Unis pour décrire un militantisme en faveur des Noirs et, par extension, envers toutes les personnes jugées défavorisées en raison de leur appartenance ethnique, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur physique ou leur handicap. De nombreux intellectuels de gauche comme de droite, le plus célèbre étant Barack Obama, ont condamné cette idéologie présente dans les universités. Aux Etats-Unis, la culture woke concerne en premier lieu la défense des Noirs, en particulier avec le mouvement Black Lives Matter, tandis qu’en Europe elle est surtout soutenue par les lobbys LGBT. Même si cette forme avancée de politiquement correct peut nous sembler ridicule, cette analyse nous fera découvrir que nous avons déjà admis les présupposés qui y mènent. Nous sommes tous déjà un peu woke sans en être conscients.
Du «nous» au «moi»: le suicide de la gauche américaine

Du «nous» au «moi»: le suicide de la gauche américaine

ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Pour comprendre l’idéologie régnant actuellement dans certaines universités, il convient de se pencher sur l’histoire récente des Etats-Unis, où cette idéologie est née. En 2017, l’énigmatique Donald Trump prêtait serment pour quatre ans à la tête de la première puissance mondiale. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Si tous les médias s’accordent pour décrier les politiques désastreuses de Trump, peu sont ceux qui analysent le contexte qui a permis le triomphe d’un nouveau populisme américain. Trente années pendant lesquelles la gauche s’est repliée sur un idéal de plus en plus individualiste et antirépublicain, au mépris de la nécessité d’une vraie vision politique. C’est ce que l’intellectuel de gauche et professeur à Columbia University Mark Lilla a analysé dans son livre «La gauche identitaire» paru en 2018.
Trump n’a pas été une erreur de l’histoire

Trump n’a pas été une erreur de l’histoire

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | Maintenant que le mandat de Donald Trump touche à sa fin, la question se pose: que laissera-t-il en héritage à l’histoire de son pays? Sa personnalité et ses actions politiques ont certes choqué ou impressionné, mais il ne perpétue pas moins une tendance présente depuis longtemps: la désunion nationale et le déclin international des Etats-Unis.
La voie bilatérale, une impasse depuis toujours

La voie bilatérale, une impasse depuis toujours

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En se lançant dans la voie bilatérale au début des années 2000, la Suisse pensait avoir trouvé une forme de cohabitation avec son voisin européen qui serait profitable et adaptée aux particularités suisses. Or, dès sa conception, cette voie était en réalité une impasse politique. Elle le reste aujourd’hui et s’explique par une série de mythes bien ancrés dans notre pays. Pour sortir de ce cul-de-sac, c’est au peuple suisse qu’il revient d’avoir enfin un projet européen. Un acte demandant courage et modestie et qui renforcerait notre identité nationale.
Derrière la notion de souveraineté, la fin de la naïveté

Derrière la notion de souveraineté, la fin de la naïveté

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | L’année 2020, en plus d’avoir connu une pandémie à l’impact incommensurable, a marqué le retour, ou plutôt la renaissance, d’une notion que l’on disait désuète, inadaptée, voire dangereuse: celle de souveraineté. En l’espace de quelques mois, la question est redevenue centrale. Mais un vocabulaire anachronique tend à éclipser le vrai enjeu: non pas le repli des nations sur elles-mêmes, mais la poursuite d’une régulation équilibrée de la mondialisation.