Archives par mot-clé : barbara

«Le grand bain» des belles blessures

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Sept types paumés et une femme brisée se reconstruisent grâce au rêve commun de participer aux mondiaux de natation synchronisée. Y parviendront-ils malgré leur mal de vivre? Ce condensé du synopsis annonce l’originalité du film de Gilles Lellouche. Le Grand Bain est une comédie dans laquelle la relation au corps joue un rôle important tout comme les blessures psychologiques. Elles donnent plus de force à l’humour. Nous aurions envie de parler d’ode à la difformité physique, d’éloge de la différence, d’apologie du singulier. Sans avoir peur de ces grands mots puisqu’ils soulignent précisément les particularités du film.

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Morgoran, le Bob Dylan suisse romand

Le Regard Libre N° 41 – Jonas Follonier

Si vous êtes auditeurs de la radio Option Musique, alors vous devez souvent entendre l’une ou l’autre de ses chansons. Morgan Léchot, alias Morgoran, est un auteur-compositeur-interprète neuchâtelois représentatif de la nouvelle vague folk de la chanson française. Rencontre avec un jeune artiste prometteur.

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Gérard Depardieu, une femme qui chante

Le Regard Libre N° 37 – Jonas Follonier

« Je suis une femme qui chante », dit Gérard Depardieu – ou Barbara – dans son spectacle Depardieu chante Barbara, que nous avons vu à la Salle Métropole de Lausanne, le 13 mars dernier. Le concert, intimiste, le prouve : le célèbre acteur détient ce pouvoir particulier d’effacer sa personne en s’affirmant. De s’exposer en s’imposant. Barbara serait si fière : elle n’a jamais été aussi présente sur scène qu’en cette période.

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« Le Redoutable », redoutablement mitigé

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« Tu te plains sans cesse d’être seul, mais c’est toi qui rejette le monde entier. »

Jean-Luc aime Anne. Anne aime Jean-Luc : malgré les décalages d’âge et d’univers. Elle est une jeune et charmante étudiante en philosophie. Lui, c’est Godard. Le maître du nouveau genre des sixties, l’imminent réalisateur du Mépris et d’A bout de souffle. Il ne parle que cinéma, ne pense que cinéma, ne vit que cinéma. Sa compagne tâche de le suivre dans cette inépuisable passion, bien que son regard se tourne davantage vers les yeux de son aimé que vers un viseur.

Elle joue pour lui La Chinoise ; un déchet cinématographique moralisateur qui veut donner des leçons de maoïsme. Le cinéaste entre alors en crise et veut s’engager pleinement dans la grande révolution rouge. Quelque peu soumise, Anne, le suit. Commence là une dégradation progressive pour Jean-Luc Godard qui rejette tout, même son propre cinéma. Mai 68 emporte alors le couple, pourtant bien bourgeois, dans de burlesques aventures, jusqu’à l’ultime brisure.

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« Barbara », ou la pureté du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

Cela faisait longtemps que les films biographiques se suivaient en se ressemblant, aussi réussis fussent-ils. Cloclo et Dalida en témoignent. Tout à coup, voilà qu’arrive au cinématographe un ovni du genre, une œuvre éminemment novatrice, renversant les codes du biopic. Barbara. Sous prétexte de nous faire redécouvrir la célèbre figure de la chanson française, ce nouveau film de Mathieu Amalric nous fait avant tout redécouvrir le cinéma.

Un film dans le film

Mathieu Amalric n’est pas un réalisateur comme les autres. Cela se voit déjà sur son visage, emprunt d’un perpétuel étonnement. Le cinéaste français ouvre constamment les yeux en grand ; peut-être est-ce là le signe d’un cinéma qui admire tout ce qui touche aux hommes, à la vie, au cinéma en somme, et qui donc s’admire lui-même. Mathieu Amalric ne pouvait faire un film biographique conventionnel. Ni faire un film biographique tout court. Continuer la lecture de « Barbara », ou la pureté du cinéma

Rencontre avec Nicolas Fraissinet

Le Regard Libre N° 24 – Jonas Follonier

Cela fait maintenant neuf ans que Fraissinet s’est imposé dans la chanson francophone, grâce à son album Courants d’Air. Lauréat du Centre de la Chanson en 2008, il ne fait qu’enchaîner les récompenses par la suite, jusqu’à obtenir le Prix Charles Cros en 2011 pour son second album, Les Métamorphoses. Après de grandes tournées internationales et divers engagements dans le monde de la musique, l’artiste franco-suisse présente en ce tout début d’année un nouvel album qui marque un tournant dans sa carrière. Discussion avec ce chanteur fascinant le 25 janvier dernier à Lausanne.

Jonas Follonier : Cher Nicolas Fraissinet, pouvez-vous tout d’abord nous raconter comment vous avez débuté votre carrière musicale ? Qui vous a fait confiance ?

Nicolas Fraissinet : J’ai commencé par apprendre le piano, puis j’ai très vite été attiré par le cinéma. J’ai donc fait des études cinématographiques et c’est seulement par la suite que j’ai commencé à chanter : je faisais la musique de mes courts-métrages et j’ai remarqué qu’une chanson de l’un de mes films avait eu de très bons échos. J’ai donc décidé d’en enregistrer dix autres. Un label de rap m’a ensuite repéré. Ce genre musical n’a rien à voir avec ce que je fais mais ce sont les textes qui leur avaient parlé. Ce sont eux qui m’ont donné la possibilité de faire mon premier concert. L’histoire avec eux n’a pas duré très longtemps, parce que nous n’étions pas dans la même optique musicale. A partir de ce jour où j’ai mis les pieds sur une scène, j’ai compris que c’est là que je voulais être. Continuer la lecture de Rencontre avec Nicolas Fraissinet