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L’importance de l’urbanisme

Le Regard Libre N° 33 – Jonas Follonier

Le politicien, l’ingénieur, le philosophe, le scientifique ou encore le policier jouent un rôle important dans la construction d’une société sereine. Mais il en est un que l’on oublie trop souvent : l’urbaniste.

La ville mérite sa science, sa pensée. Il faut quelqu’un pour la concevoir, pour lui donner de l’importance. Toute localité, du petit bourg jusqu’à la métropole en passant par la ville de province, est une cité, et a donc une inflence sur les citoyens, sur leurs comportements, sur leur destinée.

Le problème des banlieues a été maintes fois mis sur la table : comment peut-on en arriver à une situation où, dans certaines villes, et pas forcément grandes, des quartiers entiers sont habités par une communauté étrangère, qui parle dans sa langue et fonctionne de manière autonome ? Et où, souvent, bien trop souvent, l’insécurité est de mise ? Lire la suite L’importance de l’urbanisme

Les bases de la photographie

Le Regard Libre N° 9 – Joséphine Vuignier

Tout photographe désireux de sortir du mode automatique a dû intégrer des notions techniques de photographie avant de pouvoir jouer avec ces dernières afin de progresser et de créer les effets désirés. Ces bases techniques relèvent du domaine de la physique et de la chimie, ensuite viennent les bases académiques (règles des tiers, perspectives, etc. ). Il y a trois principes importants à prendre en compte pour commencer la photographie et avoir la bonne quantité de lumière : la sensibilité, l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation.

La sensibilité (ISO ou ASA) : Jadis, dans la photo argentique se trouvaient sur la pellicule des grains d’argent qui réagissaient à la lumière (importance de la chimie). Lorsque la lumière « frappait » les grains, ils noircissaient ; sans lumière, ils ne réagissaient pas (d’où les négatifs). Le concept reste le même lors du passage au numérique, les grains d’argent sont juste remplacés par des capteurs. Ces capteurs ou grains ont un certain taux de réaction à la lumière, indiqué par les ISO (appelé ASA sous l’ère de l’argentique). Plus les ISO sont hauts, plus les capteurs sont sensibles à la lumière, donc moins il en faudra ; au contraire, plus les ISO sont bas, moins les capteurs seront sensibles, par conséquent plus de lumière sera nécessaire. Pour un paysage au soleil fort de Barcelone, on choisira une faible sensibilité, par exemple 100 ISO pour ne pas obtenir une photo surexposée (trop claire). Pour un concert à faible éclairage, on favorisera une grande sensibilité 6400 ISO, afin que la photo ne soit pas sous-exposée (trop sombre). Le choix de la sensibilité modifie aussi le bruit (effet « pixellisé », granuleux). Si la sensibilité est faible (petit nombre), il y aura peu de bruit. A l’inverse, si la sensibilité est haute (grand nombre), il y aura plus de bruit. On privilégie donc une basse sensibilité pour les photos d’architecture où les détails sont importants. L’impact du bruit reste tout de même négligeable.

ISO 100 ISO 6400
Beaucoup de lumière Peu de lumière
Peu de bruit Beaucoup de bruit

L’ouverture du diaphragme : Le diaphragme est l’équivalent de la pupille de l’œil, il doit s’adapter à la lumière. En cas de fort ensoleillement, il faut une petite ouverture pour laisser passer moins de lumière et dans la pénombre une grande ouverture, toujours dans le but d’obtenir un résultat ni surexposé ni sous-exposé. La notation f/2 correspond à une grande ouverture, f/16 à une petite.

L’ouverture du diaphragme influence la profondeur de champ (importance de la physique), c’est à dire la zone dans laquelle le sujet de la photo sera net. Une grande ouverture (chiffre bas) crée une courte profondeur de champ. On opte donc pour ce type de réglage dans les portraits afin d’avoir un « flou artistique », ou « bokeh », à l’arrière-plan. A l’inverse, une petite ouverture (chiffre haut) crée une grande profondeur : nous l’utilisons généralement pour les paysages en vue d’une netteté sur tous les plans.

La vitesse d’obturation : Autrement appelé temps de pose ou durée d’exposition, il s’agit du laps de temps durant lequel la lumière frappe les capteurs. Si nous manquons d’éclairage, la vitesse d’obturation devra être plus longue (1’’) que s’il y a beaucoup de lumière (1/2000 sec). Ce paramètre permet de créer une impression d’immobilité ou de mouvement. Si vous voulez photographier un cycliste à vive allure et désirez l’avoir net, une vitesse rapide sera nécessaire. Si vous souhaitez un effet filé vous opterez pour un temps de pose plus long.

Lorsque vous prendrez votre prochaine photo, focalisez-vous sur l’effet que vous désirez rendre. Faites le réglage adéquat et adaptez les autres paramètres afin d’atteindre une exposition correcte. Dorénavant, vous pouvez abandonner le mode automatique et gérer avec précision le rendu de vos photos.

Crédit photo : © lhommetendance.fr

Les vertus du silence

Un article de Jonas Follonier paru dans Le Regard Libre N° 21

Le silence, peu à peu, disparaît de notre monde. Bien que je haïsse les « c’était mieux avant », la nostalgie, elle, ne m’incommode pas : quand elle est justifiée, c’est le plus beau sentiment qui soit. Ainsi en est-il de mon regret du silence, cet ami de l’homme qui ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir.

Nous pourrions dire que le silence est au bruit ce que les trous sont à la matière. Il existe actuellement des discussions passionnantes dans les instituts de philosophie pour savoir si les trous existent ou non. Cette question métaphysique nécessite bien plus qu’un article. La difficulté est en effet évidente : les trous ne semblent être que des néants, des absences de matière… autrement dit, rien. Le silence, lui, existe à coup sûr.

En quoi consiste-t-il, voilà une question à laquelle nous n’allons pas répondre. Encore une fois, une telle ontologie ne saurait avoir sa place ici, tant elle nécessite de lignes. Essayons cependant d’envisager non pas en quoi le silence consiste, mais à quoi il renvoie, ou si vous préférez, ce qu’il évoque, ce qui fait son intérêt. « L’homme est la mesure de toute chose », comme disait l’autre : considérons donc le silence par rapport à l’homme. Lire la suite Les vertus du silence

Le métal et le baroque, deux genres que beaucoup rapproche

Le Regard Libre N° 10 – Corentin D’Andrès 

Au début du XVIIe, avec l’Orpheo de Monteverdi, émergea un genre musical nouveau, en révolte contre les canons de la Renaissance, rebaptisé dans les années 1990 comme le mouvement architectural et pictural en vogue à son époque, le baroque.

En 1970, le groupe Black Sabbath, avec son album éponyme, va créer un genre lourd et sombre, eux aussi en révolte contre la musique de leur temps qu’ils jugaient trop euphorique. Le genre, lui, a été baptisé d’après un journaliste du New York Times qui décrivait le jeu de Jimi Hendrix par : « like hearing heavy metal falling from de sky ».

Mais alors, bien que ces genres aient plusieurs siècles d’écart et qu’ils aient émergé dans des contextes très différents, qu’est-ce qui peut les rapprocher?

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