Archives par mot-clé : catholicisme

Le drame de l’Ordre du Temple solaire mis en roman

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le 4 octobre 1994, à Salvan (VS) et à Cheiry (FR), des adeptes de l’Ordre du Temple solaire périssaient au nom d’une apocalypse prochaine. Si les faits sont connus, Julien Sansonnens a choisi de prendre la plume pour en livrer l’histoire sous forme de roman. Au centre du récit, «l’enfant aux étoiles», la fille du gourou Joseph Di Mambro. Un ouvrage poignant, douloureux et questionnant.

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Père, pain, pardon: la visite du pape François à Genève

Le Regard Libre N° 41 – Loris S. Musumeci

Le pape François était attendu depuis peu, mais il était très attendu. Sa visite à Genève du 21 juin dernier a été marquée par une forte valeur symbolique au niveau politique et œcuménique ; par une forte valeur émotionnelle pour la population. Outre le discours central prononcé au COE (Conseil œcuménique des Eglises), il y avait l’homélie qui suscitait l’impatience. Qu’aurait-il bien pu dire, ce brave homme, aux bons Suisses ? Une fois le prêche accompli, l’ardeur est passée ; le message, lui, a demeuré.

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« Le Pape François : Un homme de parole »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« François, va et répare ma maison. Elle tombe en ruines. »

La forme est surprenante. On s’attendait bien à un documentaire, comme annoncé partout, mais non à la récupération d’archives de quasiment tous les voyages du pape François – et même des interventions de l’homme qu’il était avant de siéger à Rome, à savoir l’archevêque Bergoglio. On ne pensait pas non plus que le Saint-Père en personne participerait au film, se livrant à la caméra de Wim Wenders en interview.

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Rwanda, la terre du silence

Le Regard Libre N° 20 – Justine Aymon (notre invitée du mois)

Les jeunes de l’Association Tête au Cœur, établie à Sion en Valais, sont partis découvrir le Rwanda avec ses tragédies et ses beautés. Ils ont été accueillis par le Foyer de charité de Remera, situé au nord du pays. Le groupe a pleuré, ri, chanté, dansé, vécu trois semaines durant avec les membres de la communauté.

Une paix. C’est le premier ressenti que j’exprimerais en parlant de ce voyage, de ce pays. La paix des silences.

Il y a le silence des paysages. Ce pays aux mille collines, ces sentiers en terre rouge, ce lac aux îles innombrables, ces volcans aux flancs luxurieux, cette savane vivante d’animaux sauvages, ces champs interminables, ces couchers de soleil rouges.

Il y a le silence de la vie, une vie sans complication quotidienne ni pensée futile, une vie que l’on ne s’imagine pas, que l’on ne théorise pas, une vie que l’on accueille. Cette population si réjouie par l’étranger et la nouveauté, si généreuse et pleine d’amour envers celui qui se présente, dans les repas offerts, les chants d’accueil, les cadeaux de départ. De la danse, beaucoup de danse, et du chant, des messes animées par le djembé, des journées ponctuées par le travail de la terre dans les villages et par des services au foyer, la cuisine, le repassage, la vaisselle, les cours de français. Des femmes et des hommes pieds nus, la tête surplombée par de grandes charges, des bébés accrochés au dos de femmes, d’enfants. Il y a là une vie simplement vécue, sans pourquoi et sans demain. Et une passion, une passion indicible pour la vie. Continuer la lecture de Rwanda, la terre du silence

Libéralisme et christianisme

Le Regard Libre N° 16 – Sébastien Oreiller

Libéralisme et christianisme. Le lien peut de prime abord paraître étonnant. Cette doctrine, d’abord philosophique puis politique et économique, est intrinsèquement liée dans l’inconscient collectif à l’idée même de recherche du bien-être économique, si ce n’est, plus récemment, à celle même de prédation économique à l’encontre des plus faibles. Comment le libéralisme donc, pourrait-il s’apparenter au christianisme, alors qu’il est plus difficile à un riche d’entrer au royaume des cieux qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille ? Si les deux courants sont apparentés, c’est parce qu’ils trouvent tous deux leur fondement dans l’individu, avec certaines limites toutefois.

L’individu face à Dieu. Le chrétien est fils de Dieu ; en tant que tel, le Seigneur l’appelle et l’aime d’une relation particulière. On sort donc de l’idée païenne, et spécialement romaine, d’une religion de la place publique, où seuls comptent les sacrifices rendus aux autels et où la foi n’a aucune importance. Le christianisme est une religion du cœur. En ce qui concerne l’individu face à la communauté, la relation est plus trouble. D’un côté, le Christ, comme Socrate, est victime d’un tribunal légitime ; il remet en question la loi de Moïse. Mais il rejette ceux qui le voient comme le roi des Juifs, refuse la révolte et recommande de payer l’impôt à l’empereur. « Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Une doctrine du respect des autorités qui tranche avec le libéralisme. De même Saint Paul prêchant aux esclaves l’obéissance à leur maître. Continuer la lecture de Libéralisme et christianisme

Une polyvalence au service de l’humain (Rencontre avec François-Xavier Amherdt)

Le Regard Libre N° 15 – Loris S. Musumeci

Pour cette édition, Le Regard Libre vous propose un long entretien avec une personnalité valaisanne, l’abbé François-Xavier Amherdt. Par où commencer pour le présenter ? Laissez-vous simplement guider par cette longue entrevue réalisée au début de ce mois.

Loris S. Musumeci : Vous êtes un de ces hommes que l’on peut vraiment désigner de polyvalent. Vos activités, en effet, sont aussi nombreuses que diverses, mais vous demeurez avant tout prêtre, cela depuis le 17 juin 1984, jour de votre ordination par le Pape Jean-Paul II à Sion. Dès votre plus tendre jeunesse, quelles raisons et circonstances vous ont-elles poussé à le devenir ?

François-Xavier Amherdt : J’ai toujours nourri une quête d’absolu et très vite j’ai eu la conviction intime que seul Dieu pouvait la combler. Depuis ma tendre enfance – ma vocation est née dès l’âge de cinq ans – je me suis senti appelé à tout donner pour celui qui seul était à même de remplir mon cœur et mon âme. Et devenir prêtre, c’était pour moi la possibilité de « donner Dieu » aux hommes et aux femmes de ce temps.

Jamais à aucun instant je n’ai été déçu de ce choix, car le Seigneur des Écritures bibliques, sous le regard duquel j’ai grandi et dans le message d’amour duquel j’ai baigné, n’a cessé de veiller sur moi et de me donner la force d’exercer mon ministère pour mes frères et sœurs. De plus, l’Église catholique-romaine qui m’a offert le cadeau du baptême et à qui je dois tout est la seule institution ecclésiale et religieuse au monde à offrir un réseau unifié et universel, « catholique » voulant d’ailleurs signifier « universel ». Toutes les autres Églises et traditions religieuses sont en réalité morcelées en une multitude de groupes ou d’identités autonomes, alors que le pape, l’évêque de Rome, est le serviteur de la communion de l’ensemble des Églises catholiques locales, qui ainsi ne forment qu’une seule Église.

Enfin, elle s’enracine dans une tradition bimillénaire ininterrompue qui, malgré les erreurs commises par le passé, m’inscrit dans une lignée susceptible de donner sens au présent et de garder confiance pour l’avenir. Elle bénéficie également des richesses de la tradition juive, puisque le Canon des Écritures catholiques partage avec nos frères et sœurs juifs ce que nous appelons le Premier ou Ancien Testament. Continuer la lecture de Une polyvalence au service de l’humain (Rencontre avec François-Xavier Amherdt)