Archives par mot-clé : divorce

«Les Estivants» du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Les Estivants, avec Pierre Arditi, est une comédie dramatique qui n’a de français que son origine. Les éléments pour faire de ce film une référence sont absents, même si le spectateur pourra tout de même passer un bon moment. Verdict.

L’introduction du film le dit d’emblée: «Le divorce est la pire blessure que la vie peut nous infliger.» La tragédie du divorce est un thème clef dans ce drame français dont le caractère alléchant de l’affiche est assuré par la participation de Pierre Arditi. L’histoire se déroule sur la Côte d’Azur, où Anna et sa fille rejoignent leur grande famille pour des vacances. Sauf que le mari d’Anna, lui, ne vient pas. Il la quitte, sans le lui dire vraiment encore. Il doit réfléchir. Anna, déjà fragile, se retrouve folle au milieux d’autres fous, avec des secrets de famille qui resurgissent. D’une façon quelque peu originale.

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«Jusqu’à la garde», un thriller réaliste

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Les lumières éclairent gentiment la salle, le générique de fin défile à l’écran et les sièges sont lourdement silencieux. Certains spectateurs ont de la peine à décrocher leurs yeux de l’écran, car le film qu’ils viennent de voir les a laissés sans voix. Voilà la réaction que peut susciter le long-métrage Jusqu’à la garde réalisé par Xavier Legrand. Ce film nous parle de la complexité des relations familiales, parfois malsaines, et surtout de la difficile épreuve du divorce.

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« Faute d’amour », un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Genia (Mariana Spivak) et Boris (Alexeï Rozin) s’apprêtent à divorcer, chacun étant embarqué dans une nouvelle aventure sentimentale. Leur fils Aliocha (Matveï Novikov), 12 ans, n’en peut plus de leurs disputes et sanglote en silence. Il manque si cruellement d’amour de la part de ses parents que ceux-ci mettront du temps à remarquer sa fugue. Ou son enlèvement, qui sait. Sa disparition ne va cependant rien arranger à la haine que les époux en voie de séparation se vouent l’un pour l’autre.

Faute d’amour, c’est le film que la presse francophone adule en ce moment à une quasi-unanmitié. Il faut dire que ce cinquième long métrage du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes. La force de ce film ? Son réalisme, d’une part, et son art, d’autre part. Deux éléments qui, bien assemblés, donnent lieu à un chef d’œuvre – ne pensons qu’à Flaubert dans le domaine de la littérature, qui a réussi à glisser le plus grand génie littéraire dans Madame Bovary, un roman a priori difficile à lire par l’ennui qui lui est intrinsèque. Continuer la lecture de « Faute d’amour », un film qui en dit long sur les maux de notre époque