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Retrait de l’accord nucléaire iranien : retombées toxiques pour Trump

Les lundis de l’actualité – Baptiste Michellod

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Union Européenne, la Russie, la Chine et l’Iran ont assisté avec consternation au retrait de Donald Trump de l’accord historique sur le nucléaire iranien, conclu sous Obama en 2015. Malgré les onze inspections de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique concluant que l’Iran respecte ses engagements en termes d’enrichissement d’uranium et de capacité de ses centrifugeuses, malgré les conseils de son Secrétaire d’Etat à la Défense James Mattis ainsi que l’avis d’Emmanuel Macron, Angela Merkel et Boris Johnson qui tous soutiennent que l’accord empêchait effectivement l’Iran de se doter de la bombe, le président Trump a tout de même décidé de se retirer du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action). Lire la suite Retrait de l’accord nucléaire iranien : retombées toxiques pour Trump

Ecologie : pour un revirement intégral

Le Regard Libre N° spécial « Ecologie : Pour un revirement intégral » – Loris S. Musumeci

La thématique est passionnelle. Elle questionne, divise, provoque des débats, des mouvements, des négations. Depuis que la crise écologique est posée sur la table des hauts dossiers de la diplomatie internationale, indéniablement, de larges écarts de pensée se sont forgés. Entre autres noms aux résonnances des plus loufoques, nous trouvons des climatosceptiques, des climato-réalistes, des « Verts » plus politiques ou de simples militants écolos de tous bords. Lire la suite Ecologie : pour un revirement intégral

Trump à Davos, un cadeau pour la Suisse

Les lundis de l’actualité – Loris S. Musumeci 

Le président Donald Trump était annoncé en trouble-fête pour le forum économique de Davos. Sa venue pure et simple criait au scandale. Des journaux du monde entier imaginaient les pires scénarios pour son discours officiel, prononcé vendredi dernier. Des activistes suisses, eux, brandissaient fièrement leur « TRUMP NOT WELCOME » dans les grandes villes helvétiques, n’ayant pas été autorisés à manifester dans la commune grisonne.

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Kurdistan irakien, l’indépendance impossible

Regard sur l’actualité – Clément Guntern

Le 25 septembre dernier, le Kurdistan irakien organisait un référendum sur une indépendance éventuelle vis-à-vis de l’Etat irakien. Le résultat du vote s’annonçait joué d’avance tant on connaît la volonté du peuple kurde de vivre sous ses propres lois, bien que la région jouisse d’une grande autonomie depuis l’entrée en vigueur de la constitution de 2005. Ce vote, du point de vue kurde, n’est que l’aboutissement logique des événements qui ont suivi la montée de l’organisation « Etat islamique » en Irak et en Syrie et contre laquelle les forces kurdes ont activement mené de violents combats.

Le Kurdistan irakien et ses combattants peshmergas se sont battus aux côtés du gouvernement fédéral ainsi que de la coalition menée par les Etats-Unis et ont réussi à repousser les forces islamistes hors d’Irak au prix de nombreuses victimes. Après avoir été l’une des pièces maîtresses de la libération du pays et s’être considérablement renforcé en tant que région, le Kurdistan irakien, par son président, a trouvé assez de légitimité pour lancer un référendum sur l’indépendance. C’était sans compter sur les jeux entre puissances au Proche et Moyen-Orient. En effet, tous les pays de la région, de même que les Occidentaux et la Russie, se sont opposés à ce vote pour des motifs différents. Pourtant, le scrutin a eu lieu et Bagdad a immédiatement pris des mesures contre la région autonome, tout en ne fermant pas la porte à des discussions. Lire la suite Kurdistan irakien, l’indépendance impossible

Charlottesville : et si Donald Trump avait raison ?

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Le 12 août dernier, en Virginie, une femme de 32 ans est décédée après avoir été renversée par une voiture fonçant volontairement dans la foule de manifestants anti-racistes parmi lesquels elle se trouvait. Ce groupe était venu montrer son opposition au rassemblement de plusieurs organismes de la droite dure américaine, dont les néonazis, les suprématistes blancs et le Ku Klux Klan.

Ces derniers s’étaient donné rendez-vous pour manifester contre le projet de démontage d’une statue à Charlottesville : celle d’un général sudiste défendant l’esclavage de la Guerre de Sécession. Que l’on soutienne ou pas la présence d’une telle statue, l’action de ces groupuscules n’avait rien d’illégal, pas même le port de leurs armes, permis en Virginie. Ce qu’il y a d’inacceptable, c’est leur violence, qui a mené à la mort de cette femme.

Une réaction trumpienne qui scandalise

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Washington, Pyongyang et le téléphone rouge

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

La tension est montée en un rien de temps. Après les lancés de missiles nord-coréens du 4, 8 et 28 juillet derniers, Donald Trump n’a pas laissé planer le doute quant à la posture qu’il comptait tenir face à Kim Jong-un. Il a promis mardi à son ennemi, dans un élan d’improviste, « un feu et une fureur que le monde n’a jamais vus jusqu’à présent ». Ce point culminant des appels belliqueux ne fut pas sans rappeler la rhétorique de Harry Truman en 1945, déclarant aux Japonais qu’allait s’abattre sur eux « une pluie de destruction venant des airs comme on n’en a jamais vue sur cette Terre ».

Subitement, le chef de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a menacé en premier lieu l’île de Guam. Toujours dans un registre apocalyptique, il a condamné ce territoire américain en proximité de la péninsule à être « enveloppé par le feu ». Concernant les USA, sans trop de surprise de vocabulaire, ils deviendraient « un océan de feu ». C’est là tout l’enjeu des missiles intercontinentaux.

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Emmanuel Macron : derrière le sourire, la main qui tremble

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Quand son principal argument de vente est le renouveau, la jeunisme, faire de la vieille politique une fois élu est au minimum gênant. C’est oublier bien vite qu’une partie de son électorat, celle qui ne votait pas contre Marine Le Pen, mais pour son projet, le soutenait car il incarnait cela. Une idée de la France. La promesse de mettre ces vieilles pratiques au placard. Définitivement. Quelle déception !

Voir cette main qui se veut ferme et conquérante face à Donald Trump trembler au moment de débrancher le pathétique Richard Ferrand, c’est simplement affligeant. Pouvoir à ce point pavoiser à l’internationale, se voir en « leader du monde libre » et refuser de renvoyer d’où il vient ce vieux personnage, ancien frondeur qui, à défaut d’une éventuelle faute judiciaire (qui reste à prouver), est clairement coupable d’une faute politique, celle d’instiller le doute. Lire la suite Emmanuel Macron : derrière le sourire, la main qui tremble