Bryan Johnson incarne une époque gouvernée par la technologie, où seul compte ce qui se quantifie. Une certaine conception de la santé, compatible avec cette éthique des chiffres, en devient la valeur centrale. Quitte à exclure d’autres composantes du bien-être.
Une illusion se cache derrière les injonctions à préserver notre santé: celle qu’elle serait une fin en soi. Cet article défend l’idée qu’elle est un outil décisif, certes, mais subordonné à ce qui donne réellement sens à nos vies.
Le Grand Conseil genevois a soutenu l’automne dernier une motion interdisant de fumer en terrasse aux heures de repas. Une mesure absurde de plus dans un canton qui confond santé publique et mise sous tutelle des individus.