Archives par mot-clé : féminisme

«Le coup du siècle» n’est pas la comédie du siècle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

S’inscrivant dans la ligne des comédies «sympathiques mais pas plus», Le coup du siècle du réalisateur britannique Chris Addison s’inscrit même dans les comédies «sympathiques et même un peu moins». Verdict.

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«Astrid», la quête de liberté

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Vous êtes-vous déjà demandé qui se cachait derrière l’écriture des contes pour enfants Fifi Brindacier, Zozo la Tornade ou Les Frères Cœur-de-lion? Astrid Lindgren fut une Suédoise hors du commun, et le biopic actuellement sur vos écrans nous fait pleurer et rire avec elle.

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«Avengers: Endgame» met la charrue avant les bœufs

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Avengers: Endgame clôt l’aventure des Avengers face au redoutable Thanos. Dans le film, on retrouve cette recette qui fait la réputation de Marvel: une grande cuillère d’action, une pointe d’humour, quelques figures célèbres (un peu trop), puis mélangez le tout avec des musiques plus épiques les unes que les autres et surtout ne pas oublier les super-héros! Mais à parfois vouloir aller trop vite et en faire trop, le soufflé finit par retomber.

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«Antonia», une Madame Bovary dans la Palerme des années soixante

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Bref mais efficace. Et l’efficacité n’est pas que le fruit d’un gain ou d’un profit. Il n’est pas même question d’instruction ou de culture. Gabriella Zalapì offre une expérience. En nonante-neuf pages, elle nous glisse dans la peau d’Antonia, jeune bourgeoise rédigeant son journal intime du 21 février 1965 au 3 novembre 1966. Jeune bourgeoise, mais pas que. Si Antonia vient en effet de la bourgeoisie, ses aspirations dépassent le cadre de son rang social. Elle doit sortir du cadre. Parce qu’elle y étouffe. 

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Galanterie, machisme et indifférence

Le Regard Libre N° 49 – Jonas Follonier

La galanterie est aujourd’hui considérée comme machiste, du moins par certaines féministes. Selon elles, cette forme française de savoir-vivre masculin à l’égard des femmes cacherait une vision sexiste où la femme serait traitée comme un être faible et fragile.

Or, la galanterie est une marque de civilité parmi d’autres et ne peut donc sérieusement que s’opposer à des réflexes balourds tels que le machisme ou la sauvagerie. Ce qui frappe quand on prend le métro à Lausanne ou à Paris, ce n’est pas le machisme de méchants hommes de droite blancs cis-genres occidentalo-centrés, mais tout simplement le manque de civilité de quelques «ouesh ouesh», de plus en plus nombreux. Ceux qui écartent leurs jambes en empiétant sur les autres sièges avec leur training insupportable.

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Captain Marvel: La femme rompue

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Pour leur vingt-et-unième film, les studios Marvel retracent l’histoire de Carol Danvers, ancienne pilote de l’US Air Force et qui deviendra l’un des personnages les plus puissants que l’univers Marvel n’ait jamais compté.

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«Les femmes artistes sont dangereuses»: l’art par la femme, occulté mais vivant

Les bouquins du mardi – Hélène Lavoyer

L’une est journaliste, essayiste et historienne, notamment du féminisme aux XIXe et XXe siècles, l’autre chercheuse indépendante et historienne de l’art. Laure Adler et Camille Viéville, deux femmes mais avant tout deux individualités qui ont engagé leurs forces dans un combat qui quoique vieux de plusieurs siècles n’a ni perdu de son actualité ni de sa nécessité : celui entreprit par nombre de femmes afin de se faire une place dans des domaines régis de tout temps par des hommes. Dans cet ouvrage paru aux éditions Flammarion elles dressent les portraits d’une cinquantaine de créatrices.

Pour celui qui s’intéresse à l’art, ce livre est un trésor de découvertes de nouvelles « griffes » stylistiques. Mais pour tous les autres, interpellés par l’histoire de la femme et qui cherchent à savoir comment, concrètement, le monde patriarcal a pesé de tout son poids sur son expression et sur son intégration à l’univers de l’art, il s’agit d’un ouvrage marquant à ne pas laisser dormir sur les étagères des librairies. Et ce  tant à cause de son propos que de la façon dont il se voit présenté, sous une plume tranchante mais fluide, catégorique avec raison.

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«Les Veuves», un film féministe, mais pas que

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voulais juste savoir comment vous alliez après la perte de votre mari.»

Les portraits de quatre vies familiales se succèdent, entrecoupés d’une scène de cambriolage assez chaude et mouvementée. Les quatre familles sont celles des quatre braqueurs. Ces derniers, pris la main dans le sac, sont cernés par les forces de l’ordre après une course-poursuite. L’épisode se termine en coups de feu de la part d’une police acharnée. La mort des quatre bandits laisse désormais place à quatre veuves. Malgré le deuil, elles ne sont pas au bout de leurs peines. La mafia afro-américaine locale tient à ce que ces quatre femmes leur remboursent des dettes

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Non à l’avortement: quand l’Etat se met à faire le bien

Le Regard Libre N° 42 – Diego Taboada

Le refus du droit à l’avortement en Argentine a été révélateur d’un malaise peu évoqué qui traverse les sociétés: l’acharnement des Etats à décréter et imposer ce qui est bien, en oubliant de faire respecter ce qui est juste.

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Rencontre avec Halldóra Geirharðsdóttir

Le Regard Libre N° 41 – Virginia Eufemi

C’est dans le restaurant du Théâtre du Passage que nous avons rendez-vous avec Halldóra Geirharðsdóttir, l’actrice principale du film islandais Woman at war, présenté en première suisse. Entretien avec une femme pleine de vie et d’énergie, qui revêt dans le film le rôle d’une autre femme courageuse et que ne rien n’arrête dans son combat pour la sauvegarde de la planète.

Virginia Eufemi : Quel chemin vous a menée à l’interprétation du rôle de Halla dans Woman at war ?

Halldóra Geirharðsdóttir : Immédiatement, quand j’ai lu le script, j’ai senti l’énergie et la Terre, j’ai senti que c’était une part qui était écrite pour moi.

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