Archives par mot-clé : fiff

Rencontre avec Thierry Jobin, amoureux du cinéma et directeur artistique du FIFF

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Thierry Jobin est malade. Il a la maladie d’amour. Pour le cinéma. Et attention, parce qu’il est contagieux. Impossible de ne pas se passionner en discutant avec lui, pour découvrir des films et un autre cinéma. En nous racontant son parcours, il dresse un bilan positif de la dernière édition du Festival International de Films de Fribourg (FIFF) qui s’est tenue du 15 au 23 mars derniers. Sans manquer non plus de nous faire part d’épisodes délicieux et de ses rêves pour les éditions à venir. 

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«Enigma», attention aux coups de poing!

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

Enfin un film pour lequel je n’ai pas envie de rédiger de critique assassine, bien au contraire. Dans le cadre de son émission consacrée aux enquêtes policières, la télé chilienne a décidé de s’intéresser au meurtre non élucidé d’une jeune femme battue à mort huit ans plus tôt. Cet événement nous plonge au cœur du quotidien de Nancy, mère de la victime, et de sa famille. C’est l’occasion pour les uns et les autres de confronter leur point de vue ainsi que leur perception d’une jeune fille qu’ils ne connaissaient pas si bien…

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«Volcano»

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

C’est l’histoire d’un type qui se perd. En vrai, c’est un peu plus compliqué que ça mais pas nécessairement plus intéressant:

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«The Red Phallus»

Festival International de Films de Fribourg – Amélie Wauthier

Sangay est une jeune Bhoutanaise de 16 ans qui vit seule avec son père. Ce dernier sculpte des phallus en bois, sorte de talismans supposés chasser les mauvais esprits, et travaille dur alors que sa fille ne semble pas trouver de sens à sa vie. Introvertie et revêche, l’ado donne du fil à retordre à ses proches, de son père à son copain en passant par le directeur de son école. Tant de figures masculines plus âgées contre lesquelles Sangay se rebelle et tente de s’émanciper.

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Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dreadlocks, chapeau et écharpe arborant les couleurs de la République de Trinité-et-Tobago. C’était la tenue de Michael Mooleedhar au Festival International de Films de Fribourg. Le cinéaste y a présenté son premier long-métrage : Green Days by the River, adaptation du roman éponyme de Michael Anthony. Rencontre au rythme de la danse et de l’insouciance.

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« Kâbus, les fantômes de l’espoir » – Rencontre avec Alice Fargier

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial « FIFF 2018 »

Alice Fargier est une cinéaste franco-suisse. Elle est passée par le théâtre, puis par la mise en scène cinématographique où elle a assisté de prestigieux réalisateurs asiatiques comme Hong Sang Soo et Tsai Ming Liang, pour en arriver à l’art de la création sonore au service de la radio France Culture. Désormais, elle se consacre à la réalisation de courts-métrages. Rencontre avec cette amoureuse des sons et des images.

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« Packing Heavy », où le cinéma a manqué

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Demain ils vont libérer Nenino. »

Tomas vit avec sa mère. Il erre ; le soir tard, la journée à la place d’aller à l’école. Il a quelques bons amis avec lesquels il peut se balader à vélo, rire, boire du soda et fumer une cigarette pour les grandes occasions. Tomas n’a que douze ans. La mère, veuve, pense à sortir avec son compagnon et délaisse son fils, livré à lui-même. En dépit de son visage tendre et rondelet, l’enfant n’a pas la vie facile. Et tout se complique lorsqu’il apprend que l’assassin de son père est sorti de prison.

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« Green Days by the River »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Tu as quitté l’école pour cueillir du cacao ? »

Tambours, chants. Les pêcheurs à la rivière ; les oiseaux volent d’arbre en arbre, traversant le ciel. Dans cette nature immaculée, un garçon, Shell, fait l’expérience de la nature humaine : il observe, saisi et éberlué, une jeune fille qui se baigne dans la rivière. Ses formes sont toutes faites de grâce, sa peau est chaude ; son regard, séducteur. Il s’agit de Rosalie, la fille de l’agriculteur indien Gidharee.

Ce dernier connaît la famille de Shell. Il est ami du père, malade, et développe une sympathie toute particulière pour le fils. Gidarhee lui propose de partir avec lui et ses chiens à la chasse et à la cueillette dans son immense domaine. Shell voit là une occasion de tuer l’ennui des vacances d’été, de se rapprocher de Rosalie et d’apparaître en gendre idéal. La drague légère commence, le travail s’amplifie et Shell devient un homme. Avec ses plaisirs et ses responsabilités, même les plus contraignantes.

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« After My Death », un drame noir profond

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Votre amie est de retour. »

Une étudiante coréenne a disparu. La police mène l’enquête. La mère est froide ; elle espère de manière irraisonnable mais légitime retrouver sa fille. Le père, quant à lui, a déjà perdu tout espoir. A l’école, les professeurs menés par le directeur ont peur pour la réputation de l’établissement. Les élèves, elles, vivent le choc en murmurant des petits secrets, cherchant à trouver le bouc-émissaire sur lequel charger l’affaire. La fille finit par être retrouvée, en cadavre. Gonflé par le fleuve dans lequel la suicidaire s’est jetée. L’enquête continue ; les interrogatoires s’amplifient. Un amour lesbien caché est à l’origine du drame.

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« What Will People Say »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Est-ce que tu ne t’es jamais interrogée sur les conséquences de tes actions ? »

Nisha (l’excellente Maria Mozhdah) est belle. Son teint typé lui donne un charme oriental et profond. Elle le doit à ses parents, émigrés du Pakistan. En dépit de ses origines, la jeune fille mène une vie totalement à l’occidentale. Elle danse en disco, boit un peu, fume sans excès, drague comme il le faut et ne se détache pas de son téléphone portable. Les messages avec ses copines fusent pour prévoir des sorties aussi excitantes que clandestines.

En famille, les rapports avec sa mère (Ekavali Khanna) sont plutôt tendus. Avec papa (Adil Hussain) tout est plus tendre ; elle est sa princesse. Mais celui-ci n’est pas au courant de certaines de ses pratiques. Elle a effectivement pour habitude de fuir de chez elle le soir tombé via deux étages de balcons et un muret. Par cette même voie, le petit ami de Nisha la rejoint une nuit. Caresses modérément sensuels, baisers. Pour le plus grand malheur de tout le monde, le père débarque dans la chambre et, fou furieux, il éclate en tabassant le garçon.

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