Archives par mot-clé : gargantua

La Collégiale, une brasserie qui envoie du lourd

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier

Il est de ces fabriques secrètes, intimes, qui, se cachant dans les sous-sols d’un vieux bâtiment, recèlent des saveurs insoupçonnées, réservées à quelques clients. La brasserie La Collégiale, en plein cœur de la vieille ville de Neuchâtel, propose des bières aux émotions fortes. C’est la petite découverte que nous vous proposons cette semaine.

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Petit inventaire du registre grivois dans la littérature européenne

Le Regard Libre N° spécial « Langue française » – Léa Farine

« Mieulx est de ris que de larme escripre, pour ce que rire est le propre de l’homme », écrit Rabelais dans Gargantua. Propre à l’homme également, la maîtrise du langage ainsi qu’une certaine créativité en matière de sexualité. Dès lors, il semble fort logique de considérer que le genre grivois n’est rien de moins qu’une des plus formidables expressions de la distinction humaine. N’en déplaise aux tristes qui se drapent d’une dignité toute raide. Il serait plus profitable à leur élévation de secouer les mites de cet habit faux, car pour retrouver le goût (et la pureté) du blanc, rien ne vaut une fine appellation (polissonne bien sûr). On peut, sous couvert de décence, renier les joies du jeu, mais il me semble qu’aucun homme (ou femme) ne soit jamais assez fort pour ce calcul. Il n’y a en effet rien de vulgaire à esthétiser des thèmes qui semblent vils de prime abord. La démarche, au contraire, est anti-pornographique.

Notre inventaire commence avec la pièce Lysistrata d’Aristophane, auteur comique grec ayant vraisemblablement vécu à Athènes au Ve siècle av. J.-C. Désireuses de faire revenir leurs maris de la guerre, les Athéniennes, puis les femmes de toutes les cités grecques, décident de faire la grève du sexe jusqu’à ce que les hommes cessent de combattre. Les jeux de langage qui parsèment le texte perdent certainement un peu de leur dimension originelle une fois traduits en français, mais demeurent cependant assez ostensibles pour que l’on puisse en saisir l’évidente licence. Continuer la lecture de Petit inventaire du registre grivois dans la littérature européenne