Archives par mot-clé : golshifteh farahani

«Un divan à Tunis», un cercle carré ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Selma (Golshifteh Farahani) est une Parisienne trentenaire d’origine tunisienne. Après avoir changé d’études, passant de la médecine à la psychanalyse, elle décide de retourner au Bled pour y ouvrir un cabinet. Là-bas, beaucoup de gens voudront parler. La schizophrénie de tout un peuple, tiraillé entre le français et l’arabe, entre le Français et l’Arabe, entre l’islam et le plaisir, servira de toile de fond à tout le film, comme une métaphore (un peu trop) filée. De ce film, vous ressortirez sans doute comme moi avec le souvenir de cette femme aussi émouvante que charmante, avec la mémoire d’un style cinématographique épatant, mais aussi avec quelques déceptions au niveau du fond.

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«Le Chant des scorpions», ou les abîmes du désert du Rajasthan

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

«Piqûre de scorpion, morsure de serpent, elle écoute le poison. Et elle chante. Le mantra des scorpions.» Aadam

Des creux souples des dunes de l’immense espace désertique du Rajasthan s’élève un chant, lent. «O mon maître, entends ma prière», entonne Nooran (Golshifteh Farahani), accroupie au chevet d’un mourant piqué par un scorpion. Le village entier écoute, comme ensorcelé par la voix portée dans la nuit grâce au vent, part remuer les grains de sable beige et fin.

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