Archives par mot-clé : histoire de france

«Passions»: et si Sarkozy préparait son retour?

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

L’an dernier, Nicolas Sarkozy publiait Passions. Un livre où l’ancien président de la République se livrait un peu – mais pas trop – sur ses presque quatre décennies d’ascension politique jusqu’à son élection à la tête de la France en 2007. L’occasion aussi pour l’homme de droite, sans trop quitter le domaine politique, de raconter ses amitiés et ses admirations, ainsi que son amour pour Carla. Mais passées ces grandes lignes officielles, difficile de ne pas y lire entre les lignes la préparation d’un grand retour sur le devant de la scène.

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«L’été des quatre rois»: un Grand prix du roman à lire calmement

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Les affaires de la France étaient une chose bien trop grave pour la laisser entre les mains de boutiquiers et de ferblantiers qui, le soir venu, lisaient Voltaire à la lumière de leur quinquet en buvant de la camomille puis, le dimanche venu, beuglaient les chansons de Béranger dans les estaminets.»

Le roi se lève. Charles, dixième du nom. Il cherche son prie-Dieu à tâtons, parce qu’il a mauvaise vue et parce qu’il est bon chrétien. On est au petit matin du dimanche 25 juillet 1830. L’heure est grave; une révolution s’annonce. Et en effet, l’été de cette année-là verra défiler quatre rois d’ici au 16 août: Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. C’est le début d’une nouvelle ère, la presse joue un rôle central dans ces remous estivaux et des écrivains tels qu’un certain Chateaubriand, qu’un Hugo ou un Stendhal s’en inspirent. Jusqu’à Camille Pascal, primé pour son travail par l’Académie française.

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François Mitterrand, prince de l’ambiguité

Le Regard Libre N° 26 – Nicolas Jutzet La vie du Charentais de la Nièvre est assurément romanesque, faite d’intrigues et de manœuvres machiavéliques. Il laisse une image brumeuse, avec des zones d’ombres vite oubliées par ceux qui, aujourd’hui encore, parviennent à s’enorgueillir d’être mitterrandistes. Une constante apparaît: son action est inlassablement guidée par une … Continuer la lecture de François Mitterrand, prince de l’ambiguité

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Le Palais des Tuileries

Le Regard Libre N° 9 – Vincent Gauye

Son nom évoque sans conteste son origine. En effet, il fut érigé à l’emplacement d’une fabrique de tuiles, en 1564, par Catherine de Médicis. Il est intéressant de constater qu’il fut bâti face à la puissante forteresse du Louvre, alors bien éloignée de l’architecture de celui que nous connaissons. En effet, loin des larges baies, ouvertes sur Paris, ce sont d’austères courtines de moellons et de hautes tours étroites et sinistres qui le composent. Imaginons la réaction de Catherine de Médicis face à cet ouvrage au raffinement déplorable, elle qui descend de Laurent le magnifique, mécène des arts et de la Renaissance, éloignée depuis des siècles de l’austérité médiévale.

Elle s’en vient à Paris pour épouser le futur Henri II, elle quitte la Renaissance pour le Moyen-âge. En effet, si François 1er règne encore en ces temps-là et déploie déjà, le long de la Loire, les grâces de la Renaissance, Paris demeure médiévale, cloîtrée derrière ses longs et froids remparts de pierre grise. Ma foi, malgré la montée de son époux sur le trône, il faudra attendre la fin de sa régence (1563) pour voir les premiers projets du Palais des Tuileries aboutir.

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Bagnac, métaphore de la troisième Restauration

Le Regard Libre N° 6 – Vincent Gauye 

Derrière cette nuée grisâtre se terre, dans l’ombre silencieuse du monde, le dernier membre agonisant de ce qui fut un jour la France. Permettez-moi d’adorer un instant encore ce sanctuaire de rêves brisés.

Il est sans doute des milliers de châteaux dont vous ignorez l’histoire ou l’existence. Il est des milliers de deuils et de vexations, mais point de plus fortes que celle qui se meurt en ces lieux et qui, tel un fantôme, plane sur la campagne ténébreuse dans l’espoir d’une résurrection. Un historien de l’art cracherait sur cet assemblage néo-gothique qui nous domine et s’obstine à nous narguer malgré sa ruine. Ce style, jouant avec diverses époques, nous peint un tableau où seul l’esthétique a droit de citer. Continuer la lecture de Bagnac, métaphore de la troisième Restauration