Archives par mot-clé : huis clos

«Carnage», quand Polanski dénonçait la bien-pensance

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Jonas Follonier

Avec Carnage (2011), Polanski sortait un huis clos virtuose, où le jeu théâtral et les proportions que prennent l’histoire venaient porter un coup à la bien-pensance et aux conventions entre voisins et copains, que nous connaissons tous. Un film à voir ou revoir pour passer 79 minutes de tension et de plaisir.

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«Fenêtre sur cour», fenêtre sur la société

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Loris S. Musumeci

Jeff Jefferies (James Stewart) est confiné. Pas de virus dans l’air, mais une jambe cassée. Ce photo-reporter n’est pas habitué à rester chez lui. Là, il n’a pas le choix. Alors il s’ennuie. Il passe ses journées à regarder par la fenêtre de son appartement qui donne sur une cour. Il épie au quotidien tout ce que font ses voisins. Il est des spectacles plaisants, comme celui que lui offre – à son insu – la jeune et ravissante danseuse, Miss Torso, lorsqu’elle s’étire de manière sensuelle, jambes à l’air, ou lorsqu’elle s’habille, le reste à l’air. Des spectacles drôles, comme les scènes de ménages d’un vieux couple, ou la lassitude précoce d’un jeune couple. Un spectacle bien triste, celui de Miss Cœur Solitaire, qui rêve d’un amour qui ne vient pas, mais simule la réception d’un amant imaginaire lui servant un verre qui ne sera jamais bu.

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«Stalker»: un classique métaphorique de Tarkovski à (re)découvrir

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Jonas Follonier

«Qu’était-ce exactement? La Chute d’une météorite? Des visiteurs venus du fin fond du Cosmos? Quoi qu’il en soit, notre pays qui n’est pas bien grand vit apparaître une chose inouïe – ce qui a été appelé la Zone. Nous avons commencé par y envoyer des troupes. Nul n’en est revenu. Alors nous l’avons bouclée à l’aide d’importantes forces de police… Et sans doute avons-nous bien fait. Au reste, je n’en sais rien… C’était un fragment d’une interview du Prix Nobel professeur Walles.»

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«Le Jeu», une comédie douce-amère

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un couple de trentenaires sur le tard ou quadragénaires en herbe se réunit pour une nouvelle soirée entre amis, dans un appartement classe. Des couples, pour la plupart; seul Ben (Grégory Gadebois) est en solo, sa fraîche compagne ayant la «gastro». La soirée s’annonce sympathique, même si les plats cuisinés par leur convive, Vincent (Stéphane De Groodt), ne sont pas à proprement parler ragoûtants. Mais «c’est une surprise» – comme le dit Vincent, avec un air délicieusement benêt – et nous vous la laisserons donc aussi, chers futurs spectateurs.

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Poelvoorde dans un «Au poste!» totalement absurde et génial

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Au poste!, la nouvelle comédie de Quentin Dupieux, est un huis clos dans un poste de police, où le spectateur assiste à un tête-à-tête entre un garde à vue, Fugain (Grégoire Ludig) et un commissaire, Buron (Benoît Poelvoorde). Le premier est innocent, mais il est soumis à l’interrogatoire car il a appelé la police pour signaler la présence d’un cadavre au bas de son immeuble. Or, en tant que première personne à avoir vu le cadavre, il est considéré comme le suspect numéro un. C’est pour ça.

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Du rythme et de l’action à l’ «Hotel Artemis»

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Virginia Eufemi

Présenté en première suisse et dans la catégorie « Films of the third kind » au NIFFF, Hotel Artemis par Drew Pearce s’inscrit dans la tradition du film d’action tout en arborant un style propre et innovant. Continuer la lecture de Du rythme et de l’action à l’ «Hotel Artemis»

« Calabria », un retour à soi

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Le rapatriement d’un ressortissant italien, depuis la Suisse où il travailla vers son village natal de Calabre, donne le prétexte à un road movie dans lequel naît un dialogue entre les deux croque-morts chargés de ramener le défunt. Jovan et José ont, tout comme l’italien qu’ils ramènent à son origine, émigrés en Suisse.

L’un tzigane et anciennement chanteur à Belgrade, l’autre originaire du Portugal, intéressé par la culture et avare de paroles, se rencontrent et échangent à mesure que les kilomètres les séparant du cimetière s’amenuisent. De station service en hôtel, d’autoroutes en chemins de campagne, le corbillard créé un espace d’intimité et de confiance, permettant à une complicité toute tolérante de naître, presqu’en huis clos.

Un voyage dans le temps

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«Hostile», ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier Il fallait oser. Marier en un film le cinéma d’épouvante fantastique et le drame romantique. Tel a été le défi de Mathieu Turi avec son premier long-métrage. Ce jeune cinéaste français se lance dans une carrière prometteuse: le film qu’il a présenté hier soir au NIFFF (Neuchâtel International … Continuer la lecture de «Hostile», ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres

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