Archives par mot-clé : jacques brel

Jean Romain nous raconte la route

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est sous son casque de motard que le député genevois Jean Romain livre son nouvel ouvrage aux Editions Slatkine, intitulé Raconte-moi la route et composé à la fois de textes et de photographies. On y suit ses virées aux quatre coins du monde, entre plaines, lacs, montagnes, motels, mortels, monuments-vallées. Au terme d’une lecture agréable, on en retient des couleurs, des odeurs, on garde en mémoire ce qui est aussi une histoire de camaraderie et, surtout, un éloge de la littérature, qui pourrait bien prendre les formes d’une femme.

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«La Grande Bouffe», à la vie, à la mort!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Jonas Follonier

Qui n’a jamais rêvé d’organiser une orgie culinaire avec des amis? Nous sommes sans doute plus nombreux que l’on croit à l’avoir fait. Mais de l’avoir fait au degré de Michel Piccoli dans La Grande Bouffe, il y a peu de chance. Or les excès sont souvent des quintessences de profondeur – et pas seulement de gorge. Dans ce film franco-italien de Marco Ferreri sorti en 1973, la bonne chère et les plaisirs de la chair sont autant de célébrations de la vie, de son absurdité et de sa facilité; quant aux pleurs et au vomi, ils signent les prémisses de ce qui finit forcément par tous nous saisir: la mort. Aussi présente que la vie dans ce long-métrage. Comme dans la vie elle-même.

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Bernard Léchot: «La réalisation d’un album débute quand on la croit terminée»

L'artiste neuchâtelois sort «Impasse du bonheur»

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Les chansons calmes de feu Nino Ferrer

Et la fichue mémoire sélective du public

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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Brel ne nous quittera jamais

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Mardi 9 octobre. Unique date dans les cinémas romands! Sur le grand écran, deux concerts se succèdent: Knokke en 1963 et celui des adieux à l’Olympia en 1966. Entre les deux, trois ans durant lesquels les concerts se sont enchaînés de manière frénétique et, entretemps, les chansons ont grandi. Jacques Brel était trop bon interprète pour qu’un soir ressemble à l’autre, qu’une même chanson reste toujours la même. Compilation d’impressions.

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Stephan Eicher et Martin Suter, « Song Book »

Les mélodies du jeudi – Alexandre Wälti

Un article également disponible sur LeMurDuSon.ch

Depuis quelques semaines, je l’écoute en boucle. Les Suisses romands se demandent sans doute pourquoi. Et bien, c’est simple : c’est beau. Musicalement, les dix-sept morceaux de Song Book sont d’une grande richesse instrumentale et les textes, d’une inventivité folle.

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Hommage à Jean-Philippe Smet

Les lundis de l’actualité – Jonas Follonier

Johnny Hallyday décédé, c’est comme un cercle carré, ça n’existe pas. Et pourtant, même si Laetitia ne croyait pas elle-même à ce qu’elle écrivit cette nuit-là, ces mots annoncèrent la nouvelle au monde entier: «Mon homme n’est plus.» Au matin du 6 décembre, l’humanité sembla découvrir pour la première fois la réalité irrévocable de la mort, à l’occasion de celle du plus grand chanteur que la France ait jamais connu.

Johnny Hallyday évoque en chacun de nous au moins quelques souvenirs, parce qu’il faisait partie de nos vies, comme un membre de la famille que l’on ne rencontre pas souvent mais dont nous savons en permanence qu’il existe. Sa mort m’a d’abord renvoyé aux années de l’école primaire, où, avec un ami, nous avions reproduit à notre façon le clip de la chanson Marie. Je découvrais Johnny, qui n’allait plus jamais me quitter.

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Le noble Bob Dylan

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Le 12 novembre 2016 restera dans les mémoires. Il y a quatre jours, le Prix Nobel de littérature a été décerné non pas à Philip Roth ou à Haruki Murakami, mais à un auteur-compositeur-interprète connu pour son talent poétique et son genre musical, le folk rock, qu’il popularisa durant les années soixante et développa durant les années septante et au-delà: Bob Dylan.

Maintenant encore, cet inspirateur aussi bien de Francis Cabrel que de Guns n’ Roses prouve son génie artistique d’album en album. Mérite-t-il pour autant un Prix Nobel? Difficile à dire. Au Regard Libre, personne n’a un avis figé sur la question. Nul ne peut être insensible à l’univers musical de ce créateur du rock moderne, là n’est pas la question. Il demeure cette interrogation: en décernant leur prix prestigieux à Dylan, les académiciens suédois ne sont-ils pas en train de mélanger les choses? Continuer la lecture de Le noble Bob Dylan

«Ne me quitte pas»: analyse poétique

La richesse de la chanson française (5/6)

Le Regard Libre N° 17 – Jonas Follonier

Le mois passé, celui de mai, est le symbole du printemps. Et le printemps est le symbole de l’amour. C’est pourquoi il fallait à nouveau consacrer cette rubrique à une chanson d’amour. Qu’il est difficile de faire son choix dans un répertoire aussi grandiose que celui de la chanson française. Une œuvre s’impose néanmoins: Ne me quitte pas.

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Si Jacques Brel endosse le costume de chanteur, il est avant tout un poète. Preuve en est avec sa chanson de 1972 évoquant la rupture prochaine d’un amour. Composée de pentasyllabes, le poème auquel nous avons affaire semble se situer entre la complainte et la poésie élégiaque. En tout cas, les verbes de la première strophe, «quitter», «s’enfuir», «oublier», «perdre», «tuer», évoquent tous à leur façon la rupture amoureuse.

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