Archives par mot-clé : la belle et la bête

Allez voir «Aladdin» pour vous aventurer dans les nuits d’Arabie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Il est temps que je vous raconte l’histoire d’Aladdin, de la princesse et de la lampe.» 

Il y a deux ans, c’était La Belle et la Bête qui était adapté du dessin animé au film par Disney. Cette fois-ci, c’est au tour d’Aladdin. Et autant vous dire tout de suite que cette nouvelle adaptation est vraiment bien fichue. La collection des Disney étant passée du côté de notre patrimoine culturel, il est fort habile de la part de la compagnie d’animation américaine de redonner vie à ses petits chefs-d’œuvre sous la forme de films.

Lire la suite de la critique
Publicités

«Casse-Noisette et les Quatre Royaumes»: un film-féérie en deux actes

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

C’est la veille de Noël, la jeune Clara (Mackenzie Foy) reçoit de son père (Matthew Macfadyen) un présent que la mère de Clara, désormais défunte, avait préparé pour elle: un coffret argenté en forme d’œuf. Seul bémol, il manque la clef pour l’ouvrir. Ça tombe bien, parce que la famille doit se rendre à la somptueuse fête de Drosselmeyer (interprété par un magnifique Morgan Freeman), le parrain de Clara, et c’est lui-même qui a confectionné cet œuf. La recherche de cette clef entraînera la jeune fille dans un royaume peuplé de souris, de soldats et de doux et gentils habitants qui l’aideront dans sa quête. Mais attention, les apparences sont souvent trompeuses.

Continuer la lecture de «Casse-Noisette et les Quatre Royaumes»: un film-féérie en deux actes

« Amour et Psyché » d’Omar Porras, un voyage dans l’empyrée

Le Regard Libre N° 38 – Thierry Fivaz

Les 27 et 28 mars derniers était présenté au Théâtre du Passage, à Neuchâtel, Amour et Psyché. Première création d’Omar Porras pour le TKM (2017) : retour sur un moment d’émerveillement.

Il y avait une fois une jeune femme qui s’appelait Psyché. Fille de roi, Psyché était si belle et si pure que son insolente et incomparable beauté en vint à provoquer la colère de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté. Responsables du courroux divin : les charmes de la jeune femme. Ces derniers étaient si rares et si merveilleux qu’ils en allaient jusqu’à faire perdre la raison à ceux qui les avaient contemplés. Emerveillés, les hommes en vinrent à croire qu’ils tenaient en la jeune femme une Vénus nouvelle – et mortelle. C’est ainsi que, progressivement, les autels de la divinité furent délaissés au profit de ceux que l’on érigea en l’honneur de Psyché.

Continuer la lecture de « Amour et Psyché » d’Omar Porras, un voyage dans l’empyrée

« La Belle et la Bête », ou l’innocent militantisme

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Trouve-t-on jamais le bonheur sans liberté ? »

Il était une fois, dans une noble contrée de France, un jeune prince qui vivait d’excès et de fêtes. Un soir, se présenta au seuil de sa porte une vieille femme qui cherchait un abri pour la nuit. Elle lui offrit une rose contre l’accueil, mais le prince, égoïste et acariâtre, le lui refusa dans la moquerie. La pauvre dame avertit le beau garçon de ne point se fier aux apparences, mais se vit derechef repoussée. De laide, elle se métamorphosa alors en une fée nimbée de lumière. Le prince, à genoux, tacha de trouver son pardon. En vain. Il était trop tard. Le château sombra sous un sort effroyable laissant ses domestiques en objets animés et le prince, dans un aspect de créature monstrueuse.

Seul pourrait rompre le charme, avant que la rose magique ne flétrît, l’amour mutuel d’une femme et de la bête. Sans quoi les victimes du sort seraient condamnées à tout jamais. Le temps passait, et le prince maudit désespérait toujours davantage, car « qui pourrait un jour apprendre à aimer une bête ? »

Quel enfant de la génération Disney n’a pas été épris de crainte et de passion face à ce délicieux prologue ? La Belle et la Bête. Le conte est resté le même que celui du dessin animé homonyme de 1991. Le père de Belle est tombé incongrûment entre les griffes de la Bête lors d’un voyage d’affaires. La demoiselle, par amour de son aîné à la santé fragile, s’offre en prisonnière du château à sa place. Cohabitation difficile et insolite entre une jeune rêveuse assoiffée de liberté et une créature damnée par sa méchanceté d’antan. Continuer la lecture de « La Belle et la Bête », ou l’innocent militantisme