Archives par mot-clé : légèreté

L’éternel retour des romans

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

Plonger ou se replonger dans L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera, c’est ouvrir ses horizons, s’approcher du fondamental, oxygéner son esprit et comprendre qui nous sommes. Ce roman-monument est notamment traversé par le thème de l’éternel retour. Si notre vie est si légère et donc si insoutenable, c’est parce que nous savons que tout ce que nous faisons ne reviendra pas. Or, le roman échapperait-il justement à la règle? Petite réflexion sur les livres à l’aune d’un des meilleurs d’entre eux.

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«La folie des grandeurs», une comédie comme on n’en fait plus

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Jonas Follonier

La Folie des grandeurs, adaptation très libre du Ruy Blas de Victor Hugo, est un film sorti en 1971 et, comme par hasard, c’est un chef-d’œuvre. Il a fallu que le coronavirus s’invite dans nos contrées pour qu’un article soit consacré à ce monument du cinéma comique français dans Le Regard Libre. J’en ai honte, tant il y a de choses à dire pour expliquer que des films comme ça, on ne peut plus en faire aujourd’hui. Le talent de Louis de Funès, une bande originale de Michel Polnareff et de la légèreté dans l’époque: voilà quelques ingrédients de la recette de cette farce.

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«Un jour de pluie à New York», une agréable petite bruine d’été

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Initialement prévu pour 2018, alors qu’on le croyait enterré suite aux accusations d’agressions sexuelles qui pèsent sur son réalisateur Woody Allen, Un jour de pluie à New York arrive dans les salles obscures. Et, même si l’affaire relancée par le mouvement #MeToo date de 2013, pour le spectateur, la situation est délicate. Doit-on boycotter le cinéaste et son œuvre, à l’instar de certains protagonistes qui, selon la rumeur, auraient reversé l’intégralité du salaire perçu à une association venant en aide aux victimes de harcèlement sexuel? Ou, à l’inverse, tabler sur la présomption d’innocence dont jouit encore l’accusé puisque, jusqu’ici, aucune inculpation n’a pu véritablement être établie?

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«Et moi je vis toujours», le roman posthume de Jean d’Ormesson

Article inédit – Jonas Follonier

Longtemps, j’ai erré dans une forêt obscure. J’étais presque seul. Peu de voisins, pas d’amis. Pour ainsi dire pas de parents. J’ai à peine connu ma mère qui m’avait donné son lait. Je n’ai guère eu le temps de m’attacher à elle. Mon père n’était jamais là. Il se promenait, il courait les filles, il se battait, il chassait.

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