Archives par mot-clé : louis garrel

«La Croisade» ou l’effondrement souhaitable

Les mercredis du cinéma – Alice Bruxelle

Dans la continuité de L’Homme fidèle (2018), Abel et Marianne reprennent du service avec La Croisade. A nouveau réalisé par Louis Garrel et co-écrit avec Jean-Claude Carrière, cette courte fiction aux allures écologiques sera-t-elle aussi durable que l’idéologie qu’elle prône? Certainement pas.

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J’accuse Polanski d’avoir sorti un film moyen

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

J’accuse, le nouveau film de Roman Polanski, vient de sortir dans les salles. Il raconte la condamnation du militaire français et juif Alfred Dreyfus (Louis Garrel) et la découverte de son innocence par le commandant Picquart, promu lieutenant-colonel (Jean Dujardin). Poursuivi par des polémiques sur des faits qu’il aurait commis quarante ans plus tôt et de nouvelles accusations, Polanski signe une œuvre pour le moins moyenne. Et c’est la seule chose qui nous intéressera ici.

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«Le Redoutable», redoutablement mitigé

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct: lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

«Tu te plains sans cesse d’être seul, mais c’est toi qui rejette le monde entier.»

Jean-Luc aime Anne. Anne aime Jean-Luc: malgré les décalages d’âge et d’univers. Elle est une jeune et charmante étudiante en philosophie. Lui, c’est Godard. Le maître du nouveau genre des sixties, l’imminent réalisateur du Mépris et d’A bout de souffle. Il ne parle que cinéma, ne pense que cinéma, ne vit que cinéma. Sa compagne tâche de le suivre dans cette inépuisable passion, bien que son regard se tourne davantage vers les yeux de son aimé que vers un viseur.

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«Les Fantômes d’Ismaël» ou le passé qui nous rattrape

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ne sois pas jalouse des fantômes, ma chérie.»

Vingt et un ans, huit mois et six jours que Carlotta (Marion Cotillard) a disparu. Son mari, Ismaël (Mathieu Amalric), imbibe d’alcool son deuil inassouvi. Son père, Monsieur Bloom (Laszlo Szabo), vit dans l’horreur constante d’imaginer voir sa fille partout. Et voilà qu’elle ressurgit d’entre les morts, sereine. «Je suis partie seule. Je sais plus pourquoi.»

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Elle apparaît un après-midi de soleil doux, sur une plage limpide de Bretagne. Seulement, cela fait deux ans qu’Ismaël est sur une voie – maladroite – de reconstruction. Il a rencontré Sylvia (Charlotte Gainsbourg), une astrophysicienne austère et maternelle. Le fantôme, s’imposant d’un élan naïf et blessé, triangule la relation amoureuse.

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