Archives par mot-clé : mafia

«Scarface», bien plus qu’un film de gangster

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Kelly Lambiel

Tony Montana, son aplomb, sa paranoïa, son insolence. Un personnage qu’on ne présente plus et un film dont le destin, imitant la trajectoire de son protagoniste principal, aurait pu être bien différent. A peine sorti, Scarface dérange, choque par sa violence, n’obtient pas que des éloges. Au fil des années, il finit pourtant par devenir incontournable et se faire une place aux côtés des plus grands titres du genre comme Le Parrain ou Les Affranchis.

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De Niro et Machiavel dans: «Il était une fois le Bronx»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Antoine Bernhard

Après presque trente ans d’expérience comme acteur, De Niro endosse en 1993, pour la première fois de sa carrière, le rôle de réalisateur. Dans Il était une fois le Bronx, il pousse la prouesse jusqu’au bout, et assume l’un des trois rôles principaux de son propre film. La performance est remarquable, le film l’est tout autant. Penchons-nous sur l’un des deux seuls films réalisés par un géant d’Hollywood.

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«La French», un film en bang bang

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Loris S. Musumeci

«En prononçant ces mots, j’ai une pensée bien sûr pour mon ami Pierre Michel. Ce juge intrépide qui a donné sa vie pour mettre un terme à l’existence de la French Connection. Sa mort est une grande perte pour la France. Il faut que justice soit faite.»

Le juge Pierre Michel a été assassiné le 21 octobre 1981, boulevard Michelet, dans le huitième arrondissement de Marseille. Trois balles de 9 mm. Mort instantanée. Il rentrait chez lui à bord de sa moto pour déjeuner avec sa famille. Deux motards l’ont suivi, et ont cueilli, à l’instant précis, l’occasion de lui tirer dessus. Il ne pouvait en être autrement. Le meurtre a été commandité par les hautes instances de la French Connection, au moment où elle est en plus grande difficulté, au moment où elle s’apprête à disparaître sous les arrestations. C’est Pierre Michel qui l’a attaquée durant près de sept ans. Elle le lieu lui a bien rendu. Mais le combat du juge a porté ses fruits. Et si le juge n’a pas gagné la guerre, il a remporté une bataille, au prix de sa vie. La French (2014) de Cédric Jimenez s’inspire librement de ces faits réels.

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Les gangsters au cinéma

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Le cinéma, c’est voyager en restant sur son fauteuil, c’est faire l’expérience d’une vie qui n’est pas la nôtre. Le cinéma, c’est du rêve. Qui donne à rêver d’autres existences qu’on ne pourrait ni ne souhaiterait mener dans la réalité. Ainsi, les films de gangsters offrent du rêve. Tantôt le spectateur s’imagine en grand boss, tantôt en policier. En tout cas, il s’imagine toujours flingue au poing. Entrant dans une aventure où risquer sa vie est du lot quotidien. Mais dans les films de gangsters, c’est plutôt en gangster qu’on s’imagine. D’autres films ou séries laissent l’avantage à la figure du policier ou de l’enquêteur.

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«The Gentlemen»: une affaire de gangsters et de bonnes manières

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Ne vous laissez pas duper par leur langage policé, leurs costumes parfaitement coupés et leurs tasses de thé; ils ne sont pas là pour jouer. Sous leurs airs de lords anglais, dans une narration parfaitement menée, barons de la drogue et petites frappes s’allient, se trahissent, se cherchent et, souvent, se trouvent. Une écriture mordante, doublée d’une réalisation ingénieuse et d’un jeu efficace permettent à Guy Ritchie d’opérer, après quelques déceptions, un retour remarqué.

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«Les Siffleurs», ce thriller roumain si sérieux

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

Le nouveau long-métrage du réalisateur roumain Corneliu Porumboiu place sur scène un policier corrompu qui, pour libérer un mafieux, doit apprendre la langue sifflée. Un film qui m’a tenu en haleine et qui montre que le cinéma roumain doit être pris au sérieux.

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«The Irishman», vie et mort des dieux de la pègre

Le Netflix & chill du samedi – Ivan Garcia

Diffusé depuis le 27 novembre dernier sur Netflix, le dernier long-métrage de Martin Scorsese suit le récit de vie d’un homme, Frank Sheeran, ancien tueur à gages pour le compte de la mafia italo-américaine. Avec ce film long multipliant les personnages et les niveaux de narration, le réalisateur tisse le témoignage d’un homme et d’une époque, au sein d’une grande mythologie de la pègre. Décryptage.  

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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«John Wick – Parabellum»: plus con, tu meurs

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si vis pacem, para bellum.»

J’aime les films d’actions. Certes, je ne jurerais pas que par ce genre, mais je l’apprécie. De la série des James Bond assurément répétitive, aux Jean-Claude Van Damme portés par un semblant d’histoire, et même jusqu’aux films de Steven Seagal pourtant connus pour ne pas voler très haut. Mais là, John Wick m’en demande trop. «Si tu veux la paix, prépare la guerre», dit la citation latine qui donne à ce troisième volet son titre; eh bien si tu veux t’emmerder pendant plus de deux heures, prépare John Wick.

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«Les Veuves», un film féministe, mais pas que

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voulais juste savoir comment vous alliez après la perte de votre mari.»

Les portraits de quatre vies familiales se succèdent, entrecoupés d’une scène de cambriolage assez chaude et mouvementée. Les quatre familles sont celles des quatre braqueurs. Ces derniers, pris la main dans le sac, sont cernés par les forces de l’ordre après une course-poursuite. L’épisode se termine en coups de feu de la part d’une police acharnée. La mort des quatre bandits laisse désormais place à quatre veuves. Malgré le deuil, elles ne sont pas au bout de leurs peines. La mafia afro-américaine locale tient à ce que ces quatre femmes leur remboursent des dettes

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