Archives par mot-clé : pape françois

«Les deux Papes»: tout est dans le dialogue

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Les deux Papes est un film qui se dit «inspiré de faits réels». L’idée centrale est bien basée sur la confrontation entre le pape Benoît XVI et le futur pape François. Mais il ne faut pas s’y méprendre: à partir de ces faits, le scénario est romancé. Si on considère ce film comme un conte, laissez-moi vous dire pourquoi il devient une époustouflante réussite.

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Lionel Avanthay: «L’activité la plus noble est la culture de la terre»

La terre nous enseigne la patience et l'humilité

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Père, pain, pardon: la visite du pape François à Genève

Le Regard Libre N° 41 – Loris S. Musumeci

Le pape François était attendu depuis peu, mais il était très attendu. Sa visite à Genève du 21 juin dernier a été marquée par une forte valeur symbolique au niveau politique et œcuménique; par une forte valeur émotionnelle pour la population. Outre le discours central prononcé au COE (Conseil œcuménique des Eglises), il y avait l’homélie qui suscitait l’impatience. Qu’aurait-il bien pu dire, ce brave homme, aux bons Suisses? Une fois le prêche accompli, l’ardeur est passée; le message, lui, a demeuré.

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«Le Pape François: Un homme de parole»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«François, va et répare ma maison. Elle tombe en ruines.»

Le Pape François: Un homme de parole: La forme est surprenante. On s’attendait bien à un documentaire, comme annoncé partout, mais non à la récupération d’archives de quasiment tous les voyages du pape François – et même des interventions de l’homme qu’il était avant de siéger à Rome, à savoir l’archevêque Bergoglio. On ne pensait pas non plus que le Saint-Père en personne participerait au film, se livrant à la caméra de Wim Wenders en interview.

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Fabrice Hadjadj, un penseur du sexe et de l’écologie intégrale

Le Regard Libre N° spécial «Ecologie: pour un revirement intégral» – Loris S. Musumeci Fabrice Hadjadj est connu comme le philosophe juif au nom arabe et de confession catholique. Auteur de nombreux essais et œuvres littéraires, le penseur dirige également l’Institut Philanthropos à Fribourg. Il s’intéresse depuis quelques années à l’écologie, thème auquel il est … Continuer la lecture de Fabrice Hadjadj, un penseur du sexe et de l’écologie intégrale

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Ecologie: pour un revirement intégral

Le Regard Libre N° spécial « Ecologie : Pour un revirement intégral »Loris S. Musumeci

La thématique est passionnelle. Elle questionne, divise, provoque des débats, des mouvements, des négations. Depuis que la crise écologique est posée sur la table des hauts dossiers de la diplomatie internationale, indéniablement, de larges écarts de pensée se sont forgés. Entre autres noms aux résonances des plus loufoques, nous trouvons des climatosceptiques, des climato-réalistes, des «Verts» plus politiques ou de simples militants écolos de tous bords.

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L’Europe peut-elle accueillir de plus en plus de migrants ?

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

A l’heure où Madame le chef du Département fédéral de justice et police, Simonetta Sommaruga, présentait les plans d’urgence élaborés en cas d’afflux de migrants sur le territoire helvétique, le Pape est revenu au Vatican de son voyage sur l’île de Lesbos en compagnie, pour dire peu, particulière. Non, point de moine, pope ou notable, mais bien douze réfugiés syriens, à savoir trois familles musulmanes dont deux ont fui Damas et une Deir Azzor, après s’être vus détruire leur foyer par des bombes.

Une telle action est de belle allure et tout à fait louable, elle ouvre en effet la porte d’un véritable espoir pour une vie nouvelle dans la paix sociale ainsi que la prospérité du nécessaire à des souffrants politiques. Toutefois, si pour ces douze personnes la décision du Pape, en accord avec les autorités grecques et italiennes, se révèle un cadeau inestimable, qu’en est-il du message qu’elle transmet ?

L’Europe peut-elle accueillir de plus en plus d’émigrants ? En a-t-elle les capacités ? A quel prix ? Un geste de bonne intention peut parfois transmettre une vision dangereuse d’une situation spécifique. Je reprends cette critique du reproche qui avait été adressé à M. Léonard Gianadda lorsqu’il avait, l’an dernier, généreusement mis à disposition de réfugiés cinq appartements à Martigny, en Valais. On le réprimanda en effet de donner un signal de trop large bienvenue à tous les exilés de guerre pour se rendre en Suisse, ce pays fou où l’on offre des logements.

Même s’il existe d’éventuels dangers à proposer un accueil d’apparence trop altruiste, une action telle que celle de Sa Sainteté hier, de Monsieur Gianadda et d’autres reste honorable et sauve des vies humaines ; c’est cela le plus important.

« Les réfugiés ne sont pas des nombres, ce sont des personnes : ils sont des visages, des noms, et ils doivent être traités comme tels. »
Pape François à Lesbos le 16 avril 2016

Ecrire à l’auteur : loris.musumeci@leregardlibre.com

Qui de nous a pleuré?

Le Regard Libre N° 1 – Loris S. Musumeci

Lampedusa, 3 octobre 2013, le naufrage d’un bateau d’émigrants fait plus de 300 morts sur un total de 500 passagers. Ce fut la plus grande catastrophe en mer Méditerranée de notre siècle. Une véritable tragédie! Plusieurs naufrages avaient déjà eu lieu auparavant, et le drame continue; régulièrement, des bateaux d’âmes désespérées sombrent au large de la petite île sicilienne. Si bien que nous comptons, depuis les quatre dernières années, presque 2000 morts rien qu’en ces belles mais tristes côtes de Lampedusa.

Ce voyage de l’espérance s’est malheureusement transformé en voyage de la mort pour beaucoup (trop) d’hommes, de femmes et d’enfants, qui n’avaient pour seul désir qu’une vie plus sûre, loin des guerres, des famines et des pleurs.

Cependant, au bout de ce tunnel si sombre et qui semble sans fin, apparaît une légère lumière. C’est la lumière de l’espérance, que le Pape François nous a livrée lors de sa célébration pour les défunts de Lampedusa, le 8 juillet dernier, en visite sur les lieux mêmes du drame. «Qui de nous a pleuré?» Ces mots à la fois étonnants et pleins de sens ont été prononcés par le Pape dans sa – maintenant célèbre – homélie de Lampedusa. «Qui de nous a pleuré pour ce fait et pour les faits comme celui-ci? Qui a pleuré pour la mort de ces frères et sœurs? Qui a pleuré pour ces personnes qui étaient sur le bateau? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants? Pour ces hommes qui désiraient quelque chose pour soutenir leurs propres familles? Nous sommes une société qui a oublié l’expérience des pleurs, du «souffrir avec»: «la mondialisation de l’indifférence nous a ôté la capacité de pleurer.» Ces paroles poignantes de François nous incitent à combattre, avec comme seule arme l’amour du prochain, la «mondialisation de l’indifférence»…

Le Pape «du bout du monde» nous invite alors tous, croyants ou non (peu importe!), à être les «gardiens de nos frères». En effet, «La vocation de “garder”, qui concerne tous les hommes, c’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, – spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur (…) C’est aussi le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous.»

Ecrire à l’auteur: loris.musumeci@leregardlibre.com