Archives par mot-clé : poésie

Avec «Comment est ta peine?», Biolay tutoie les anges

Article inédit – Jonas Follonier

«Comment est ta peine? La mienne s’en vient, s’en va.» Benjamin Biolay n’a sans doute jamais été aussi touchant. Volver, Palermo Hollywood, … tout ça, c’était déjà de haute facture, qu’on s’entende. Mais il semblerait bien que Benjamin se soit encore bonifié au prix d’un énième émoi. Comment est ta peine? ouvre, deux mois avant, le neuvième album de l’auteur-compositeur-interprète, Grand Prix, dont la sortie est prévue le 26 juin. Et même si les autres titres devaient moins plaire que cette chanson d’ouverture, ce qui est peu probable, il deviendrait quand même un incontournable de l’artiste français. Car cette chanson est sensationnelle tant sur la fond que sur la forme et justifie à elle seule un petit article.

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Le Rimbaud punk d’Alain Blottière

Article inédit – Ivan Garcia

Avec son dernier roman, Alain Blottière écrit l’histoire d’un adolescent qui découvre la poésie de Rimbaud, et voit ce dernier pendant ses crises de cécité. Véritable ode à la poésie dans un Paris aux airs de fin du monde, Azur noir présente un cas de conversion rimbaldienne original et mythique qui nous donne envie de lire de la poésie. Rimbaud revit… en version punk. Un ouvrage mystique et entraînant sur les traces d’une figure mythique de la littérature française.

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«Nostalghia»: et si Baudelaire était russe?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Antoine Bernhard

Un poète russe, Gortchakov, est sur les traces d’un compatriote compositeur qui a séjourné en Italie au XVIIIe siècle. Aidé d’une traductrice, Eugenia, il parcourt le pays, découvre la chapelle où Piero della Francesca a peint la Madone de l’Enfantement, ainsi qu’un village avec une vieille piscine d’eau chaude dédiée à Sainte Catherine. Gortchakov rencontre là un illuminé, Domenico, qui cherche à sauver le monde du matérialisme où il se complaît. Avant de s’immoler par le feu, il confie à Gortchakov une dernière tâche: traverser la piscine, vidée de son eau, avec une bougie à la main, sans que la flamme ne s’éteigne…

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La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Chaque mercredi, nous proposons trois critiques de films dans l’actualité du cinéma. Mais inutile de vous dire pourquoi nous prenons une pause dès aujourd’hui. Une pause, une vraie pause. C’est-à-dire une pause qui nourrit, qui ressource. «Pause» vient du latin pausa qui, sans surprise, signifie «cessation», «trêve». Dès le XIVe siècle, le mot latin pausa intègre néanmoins le champ musical pour indiquer les silences entre les notes.

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Les tableaux d’un flâneur par Elia Suleiman

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

It Must Be Heaven, le dernier long-métrage du réalisateur israélo-palestinien Elia Suleiman, entraîne le spectateur sur les traces d’un protagoniste silencieux, Elia Suleiman lui-même, qui vogue de lieu en lieu et observe le monde qui l’entoure. A travers plusieurs tableaux, le film dépeint avec humour les instants oubliés mais quotidiens de nos existences, ainsi que la quête de reconnaissance d’un réalisateur. Un long-métrage poétique et amusant, mais à ne pas forcément placer entre toutes les mains.

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Les sagas, un trésor à découvrir

Un individu se définit avant tout par ses actes.

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Ode à la bière

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier

Nulle chronique en ce vendredi, ou plutôt plus qu’une chronique: une ode. Une des différentes formes poétiques possibles de l’éloge, l’ode peut être héroïque, célébrant ainsi des hauts faits, ou anacréontique, pour les sujets familiers. Il semblerait que la bière, si familière, endosse également quelque noble statut. Place donc à une ode hybride en alexandrins.

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Ce que fait la poésie

Le Regard Libre N° 54 – Giovanni F. Ryffel

Poésie moderne. Incompréhensible? Et si un auteur vieux de mille cinq-cents ans nous donnait la possibilité de recevoir les dons élargis par Baudelaire ou Bonnefoy? Voici quelques éléments de réflexion sur le sens de la parole poétique à partir d’Augustin d’Hippone.

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«bascules ciao», y a-t-il quelque chose à dire?

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Cette chronique sera accompagnée d’un article contradictoire ainsi que de deux poèmes extraits du recueil bascules ciao dans notre édition de février, en commande ici. Vous serez ainsi invités, chers lecteurs, à donner votre propre avis sur cette poésie.

Que voulez-vous? Dois-je mentir? Le Regard Libre, porteur de la littérature romande? Porteur de ce qui nous interpelle, avant tout, en bien et en mal. Pour ma part, nombreuses sont les fois où je me suis retrouvé déçu par des œuvres que, soit j’avais considérées dans le méli-mélo de la mondialisation bobo-helvético-sérieuse, soit que j’avais appréciées «malgré moi». Cette fois, nul besoin de prendre des pincettes. Nous avons affaire à une pseudo-poésie sans véritable intérêt.

André Petitat nous livre basclues ciao (sans majuscules au titre! oui, ce n’est pas moi), son recueil de poèmes récemment publiés aux Editions de l’Aire, pourtant appréciables et même exemplaires dans le paysage éditorial de notre pays. Cet ouvrage, je l’ai lu. J’ai pleuré. Quelles qualités un texte doit-il présenter pour être considéré comme un poème? Des rimes, dirait un classique. Un rythme, dirait un laxiste. Une âme, dirait un amateur de métaphores.

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