Archives par mot-clé : poésie

«bascules ciao», y a-t-il quelque chose à dire?

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Cette chronique sera accompagnée d’un article contradictoire ainsi que de deux poèmes extraits du recueil bascules ciao dans notre édition de février, en commande ici. Vous serez ainsi invités, chers lecteurs, à donner votre propre avis sur cette poésie.

Que voulez-vous? Dois-je mentir? Le Regard Libre, porteur de la littérature romande? Porteur de ce qui nous interpelle, avant tout, en bien et en mal. Pour ma part, nombreuses sont les fois où je me suis retrouvé déçu par des œuvres que, soit j’avais considérées dans le méli-mélo de la mondialisation bobo-helvético-sérieuse, soit que j’avais appréciées «malgré moi». Cette fois, nul besoin de prendre des pincettes. Nous avons affaire à une pseudo-poésie sans véritable intérêt.

André Petitat nous livre basclues ciao (sans majuscules au titre! oui, ce n’est pas moi), son recueil de poèmes récemment publiés aux Editions de l’Aire, pourtant appréciables et même exemplaires dans le paysage éditorial de notre pays. Cet ouvrage, je l’ai lu. J’ai pleuré. Quelles qualités un texte doit-il présenter pour être considéré comme un poème? Des rimes, dirait un classique. Un rythme, dirait un laxiste. Une âme, dirait un amateur de métaphores.

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« Campeones » : les champions de l’amour du sport

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

N’allez jamais regarder un film espagnol doublé si vous parlez la langue d’Almodovar, évidemment. Vous perdrez la saveur de l’articulation rapide des mots, ce ressort indispensable du comique ou parfois du drame. Ou plutôt, regardez peut-être plus attentivement les détails de la séance avant d’entrer dans le cinéma. Car le résultat peut être catastrophique.

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« Looking for Oum Kulthum » : un mythe populaire et humain

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Quand une fille doit être garçon pour chanter en public, alors le destin ne peut qu’être exceptionnel ou terrifiant. Ce d’autant plus, sans doute, si l’on avait dix ans comme Oum Kulthum dans l’Egypte du début du XXème siècle lorsque notre père, imam, nous invitait à chanter des nachîds, chants religieux musulmans, devant le village entier et lors de mariages. Voilà ce qu’on peut se dire dès la première scène de Looking for Oum Kulthum du couple iranien Shirin Neshat et Shoja Azari.

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Un hamac d’étoiles

La citation de la semaine – Alexandre Wälti

NOUS ETIONS DANS L’AOUT D’UN CLAIR MATIN PEU SUR

« Il n’y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l’accomplit. Dans les deux cas on est sans destination sous la chute du jour, et rudoyé, coeur soyeux avec coeur sans tocsin.

Donne-moi ta main de jonc avançante. Rendez-vous sur tes barres flexibles, devant la source qui nous a séparés. Ah ! Wilfride, voici les Hôtes, et voici le miroir aux ailes éployées.

Tous deux dans la prairie vous emplissez mon hamac d’étoiles. »

René Char, Éloge d’une Soupçonnée précédé d’autres poèmes (1973-1987)

Ecrire à l’auteur : alexandre.waelti@leregardlibre.com

© Alexandre Wälti pour Le Regard Libre

Oskar Freysinger : rencontre avec l’artiste

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Vous connaissez un Oskar Freysinger politique. Celui qui passa de conseiller communal à député du Grand Conseil valaisan, s’élevant au statut de conseiller national pour atteindre la haute fonction de conseiller d’Etat. Vous le connaissez comme « Monsieur UDC », avec son franc-parler toujours au rendez-vous et sa queue de cheval toujours bien brossée. Découvrez à présent un homme à la plume fine, à la guitare sèche. Découvrez un écrivain, un poète, un philosophe, un compositeur. En somme : un artiste. Découvrez aussi un homme d’esprit, un homme heureux, qui nous accueille dans sa maison pour une rencontre chaleureuse.

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« La couleuvre qui se mordait la queue », une poésie qui joue et qui surprend

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

Un peu de poésie pour aujourd’hui. Point de classique chantant les sanglots longs des violons dans un monde où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Mais de la poésie légère et locale d’un homme simple qui travaille dans le social : Pierre-André Milhit. Sans prétention, l’auteur valaisan livre à ses quelques lecteurs un court ouvrage qui sonne les cloches de l’humour, dans un contexte paysan, où le vin et la bête constituent le quotidien.

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« Un Rhône qui fleurit » : des poèmes de Jean-Marie Claret

Les lettres romandes du mardi – Jonas Follonier

Originaire de Fully, en Valais, Jean-Marie Claret conjugue deux grands amours : la gastronomie et la littérature. Créateur et animateur de caveaux gastro-littéraires, l’homme a plusieurs ouvrages à son actif, dont le recueil de poèmes Un Rhône qui fleurit.

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« Mektoub, My Love : Canto Uno »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Tu poses en faisant la meuf mal à l’aise. »

Amin (Shaïn Boumedine) revient à Sète pour les vacances. Il y retrouve sa famille, ses amis et l’ambiance méridionale de la ville au bord de mer. Le jeune garçon a abandonné ses études de médecine à Paris. Il veut se consacrer à la photographie et au cinéma, pour lequel il prépare un scénario. Passionné dans sa nature et son regard tendre, il a soif de découvrir le monde, la vie, les sens. Toujours observateur, toujours innocent, il tombe dès son arrivée sur une union torride entre son cousin Toni (Salim Kechiouche) et Ophélie (Ophélie Bau), une amie d’enfance, somptueuse fille de berger. Amin ne peut s’empêcher de guetter par la fenêtre : le plaisir est trop grand, mais sa timidité et sa confusion aussi.

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« The Seen and Unseen » de Kamila Andini

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

Une salle d’hôpital, à Bali. L’écran montre un rideau flou, qui s’ouvre tout à coup sur l’antre du patient. C’est l’histoire d’un enfant malade. « Tantra a une tumeur dans le cerveau […] Ses sens sont touchés. » Des mots que la mère ne comprend pas. Ne peut pas comprendre. Que le père tente d’expliquer, se faisant l’intermédiaire du médecin. Tantra, le garçon malade, a une sœur jumelle, Tantri.

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« Unicórnio », un film unique

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

« Es-tu triste ?
– Non, je suis seule. »

En 1818, quelque deux mille Suisses dont huit cents Fribourgeois ont traversé l’Océan pour aller fonder Nova Friburgo, une ville importante actuellement dans l’Etat de Rio de Janeiro. Deux cents ans plus tard, le Festival International de Films de Fribourg (FIFF) a décidé de mettre notamment le Brésil dans ses pays d’honneur. Ce pays recèle un cinéma important, et le premier film que nous avons vu pour notre couverture du festival est l’un d’entre eux : Unicórnio. Continuer la lecture de « Unicórnio », un film unique