Archives par mot-clé : politique française

Dialogue avec Kenza Meyer, la benjamine des candidats du Frexit

Le 26 mai 2019, les Français seront appelés aux urnes pour les élections européennes. L’Union Européenne, ou «L’Etat maastrichtien» comme l’appelle le philosophe Michel Onfray, s’est imposée comme une évidence, une entité supranationale qui semble aller de soi, une sorte d’horizon indépassable des événements pour les Européens. Pourtant, le colosse vacille sur son socle composé des peuples sur lequel il se tient.

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Les «gilets jaunes»: quelques réflexions

Le Regard Libre N° 46 – Jonas Follonier

Les médias en ont évidemment beaucoup parlé, peut-être trop. Sans eux et les réseaux sociaux, les «gilets jaunes» n’auraient sans doute même pas existé en tant que mouvement. Mais celui-ci fait désormais partie de l’Histoire. Pour le meilleur et pour le pire.

Les «gilets jaunes» ont le mérite de poser une question essentielle: celle de la place des régions périphériques dans les préoccupations du gouvernement français. Mais aussi, plus largement, du sort des perdants de la mondialisation, en France comme ailleurs.

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La France insoumise, l’illusion collective

Les lundis de l’actualité – Nicolas Jutzet

Les perquisitions du 16 octobre dernier pourraient bien se transformer en véritable «sparadrap du Capitaine Haddock». Des jours après cet épisode mouvementé, la tension semble toujours à son comble. Se muant en feuilleton sans fin, l’épisode en question risque bien de porter un coup fatal aux ambitions de ceux qui se voyaient en premiers opposants du président Macron. Bien plus que la perquisition du siège du parti en elle-même, et ses excès que nous connaissons désormais tous, c’est la gestion de la crise qui laisse supposer que le tribun populiste et ses acolytes sont tout sauf prêts à incarner une force d’opposition crédible, tant leur capacité à gouverner est désormais sujette à caution.

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François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

Le Regard Libre N° 43 – Jonas Follonier François Asselineau fut candidat à l’élection présidentielle française de 2017. Classé parmi les «petits candidats», il était le seul à proposer une sortie de la France de l’Union européenne. Jugé complotiste par certains, lucide par d’autres, l’homme est dans tous les cas très intéressant. Rencontre avec le président … Continuer la lecture de François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

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Emmanuel Macron en trois points

Le Regard Libre N° 39 – Jonas Follonier

Le bilan de la première année présidentielle d’Emmanuel Macron fait couler beaucoup d’encre. Jadis compagnon de route du social-démocrate François Hollande, candidat de l’élite élu sous l’étiquette d’un nouveau mouvement dans un pays anti-élites, l’homme a de quoi fasciner. Une chose est certaine, il possède une stature d’homme d’Etat et sait même répondre avec calme et professionnalisme à des journalistes irrespectueux comme Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, « ce fou et ce crétin » pour reprendre l’expression d’Alain Finkielkraut sur la chaîne Paris Première.

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Que penser de l’affaire de Villiers ?

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

A bout de souffle, il déclare : « La France est en guerre. Les moyens ne sont pas à la hauteur. » Dans des conditions qui se sont présentées à lui comme intenables, le chef d’état-major aux armées a démissionné mercredi dernier. Une première sous la Ve République.

Le général de Villiers, soixante-et-un ans, s’était vu demandé humblement par Emmanuel Macron de renouveler son mandat, le 30 juin dernier. L’âge de la retraite est aux aguets, mais l’honneur militaire l’emporte. Le charisme du président n’a pas manqué de se mettre en œuvre au maintien du général. L’engagement pour élever la fortune des armées à hauteur de 2% du PIB, de surcroît, demeure. Continuer la lecture de Que penser de l’affaire de Villiers ?

Emmanuel Macron : derrière le sourire, la main qui tremble

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Quand son principal argument de vente est le renouveau, la jeunisme, faire de la vieille politique une fois élu est au minimum gênant. C’est oublier bien vite qu’une partie de son électorat, celle qui ne votait pas contre Marine Le Pen, mais pour son projet, le soutenait car il incarnait cela. Une idée de la France. La promesse de mettre ces vieilles pratiques au placard. Définitivement. Quelle déception !

Voir cette main qui se veut ferme et conquérante face à Donald Trump trembler au moment de débrancher le pathétique Richard Ferrand, c’est simplement affligeant. Pouvoir à ce point pavoiser à l’internationale, se voir en « leader du monde libre » et refuser de renvoyer d’où il vient ce vieux personnage, ancien frondeur qui, à défaut d’une éventuelle faute judiciaire (qui reste à prouver), est clairement coupable d’une faute politique, celle d’instiller le doute. Continuer la lecture de Emmanuel Macron : derrière le sourire, la main qui tremble

Manuel Valls, symbole d’un monde qui meurt

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Le grand perdant de la primaire de la gauche, qui avait pris ses distances avant même le premier tour avec sa famille politique, semble perdu. Isolé. Lâché par son ancien parti, logiquement courroucé pour son infidélité, le voici (à nouveau) refoulé par En Marche! qu’il pensait rejoindre, empruntant un tapis rouge. Mais rien n’y fait, le prétendant ne trouvait pas, et ne trouve toujours pas, malgré son passé, son expérience, ses relations, son rôle de Premier Ministre, grâce aux yeux du symbole du renouveau. Pris entre le marteau et l’enclume, Manuel est seul, abandonné.

Triste sort pour celui qui avait milité auprès du Président sortant pour faire entrer ce technocrate ambitieux dans son gouvernement. Avec lui, il allait faire des réformes, pouvoir se profiler comme le « Schröder » français. Quelques mois et quelques impertinences distillées dans une presse complaisante plus tard, voilà Valls dépassé. Ringardisé par ce nouveau venu qui contrairement à lui sait convaincre, sait plaire et écouter. Bref, incarner ce renouveau qu’il voulait porter. La loi Macron, qui avait une majorité pour la faire passer par simple votation, servira de réponse. Valls emploie le 49-3 pour torpiller l’image et le travail de titan fourni en coulisse par le jeune arrogant. Mais rien n’y fait, la dynamique ne s’inverse pas. Valls est piégé. Entre un Président en disgrâce et la coqueluche des médias, il ne reste que peu de place pour celui qui se rêvait en synthèse des deux. Il voit l’étau se refermer. Continuer la lecture de Manuel Valls, symbole d’un monde qui meurt

L’Empereur Macron

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

« Mais en même temps », il « veu[t] nous dire : merci », le cher Monsieur Macron. Après une prestation catastrophique de Marine Le Pen au débat de mercredi dernier, le nouveau Président de la République a été élu sans trop d’étonnement.

Eh oui, quoiqu’en disent maintenant les lepénistes, amers, la violente vacuité ne paie pas en France. Jouer les Trump n’est pas encore de bon augure au pays de Racine, Hugo et Flaubert. Ce n’étaient pourtant pas les heureuses occasions qui manquaient à la belle blonde, à commencer par un programme radicalement opposé à celui de son adversaire. Elle aurait pu miser sur l’identité, le droit des travailleurs, l’agriculture ou l’école, exposés avec intelligence et pragmatisme dans la liste de ses engagements. Elle a cependant préféré ricaner à coups de « vos amis socialistes », en lançant d’imprécises fléchettes sur ce qu’incarne le méchant « mondialiste ». A se demander si elle ne regrettait pas, soudain, d’accéder éventuellement au trône. Peut-être que l’opposition sied simplement mieux, à elle et son front. Continuer la lecture de L’Empereur Macron

Macron – Le Pen, enfin un vrai duel !

Le Regard Libre N° 27 – Jonas Follonier

Nous l’attendions, au Regard Libre, cette fin de l’ancien clivage gauche-droite, tant désuet. Nous l’attendions, ce coup de poing aux partis traditionnels français, surtout au PS. Quels que soient ceux des onzes candidats que nous aurions voulu voir accéder au second tour, une joie nous saisit. Celle de voir enfin s’affronter deux candidats autour de la vraie opposition idéologique qui marque notre temps : le libéralisme contre la souverainisme ; le progressisme contre le conservatisme.

J’ai pour ma part la particularité, ou peut-être la naïveté, de penser que ces deux tendances ne sont pas inconciliables. Oui, je crois au progès, et oui, j’estime qu’il existe des choses à conserver urgemment. De la même façon, je suis convaincu que les étiquettes de « libéral » et de « réactionnaire » ne sont pas antinomiques, mais peuvent former une position très intéressante. Qu’y aurait-il d’incohérent à soutenir le libre marché tout en militant pour revenir en arrière sur des questions liées à l’éducation, par exemple ? Continuer la lecture de Macron – Le Pen, enfin un vrai duel !