Archives du mot-clé pop

Stephan Eicher au Théâtre de Beausobre

Le Regard Libre N° 37 – Alexandre Wälti et Hélène Lavoyer

Sur la scène en pagaille où se mêlent instruments et confettis, quelques chaises désordonnées attestent d’un remue-ménage nocturne. Près du jukebox, un homme semble dormir sur un banc. Une guirlande d’ampoules de couleur pend par-dessus lui. Sur les notes d’un accordéon automatique, une deuxième personne entre en scène, balaie les confettis entre une échelle et une flopée d’instruments. Le tuba est posé au milieu de la scène, un trombone patiente avec deux guitares électriques près du piano et l’indispensable batterie attend au fond à droite.

La scène ressemble à un lendemain de carnaval dans un bistrot où s’est endormi un dernier client. C’est assez à l’image de la musique balkanique du Traktorkestar, bordélique et folle, qui partage l’affiche avec Stephan Eicher et la beatboxeuse Steff La Cheffe. A entendre les sifflements et le tonnerre d’applaudissements qui le portent sur scène, on pourrait croire à un public adolescent devant l’idole du moment. Mais à cinquante-sept ans, l’homme a déjà fait ses preuves et rassemble un public fidèle depuis son album de 1983, Les Chansons Bleues. Des Alémaniques et des Romands se tiennent là, dans le vaste Théâtre deBeausobre, prêts à danser et chanter.

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Ariel Pink, « Dedicated to Bobby Jameson »

Les mélodies du jeudi – Jorris Sermet

Un article également consultable sur LeMurDuSon.ch

Je ne sais pas quand ni où vous lirez cet article, cela a peu d’importance de toute manière, mais si vous ne connaissez pas Ariel Pink, branchez votre meilleur sonotone et laissez-vous emporter dans l’un des meilleurs univers pop et indie rock du moment.
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Calogero, la nouvelle référence de la pop française

Le Regard Libre N° 32 – Jonas Follonier

Dans la génération des baby-boomers, c’est lui qui mène la danse de la chanson française actuelle. Son nouvel album, très pop, continue sur la lancée du précédent et dévoile un artiste totalement maître de son art. Calogero, l’un de nos coups de cœur musicaux.

Né en Isère en 1971, Calogero Joseph Salvatore Maurici s’est imposé dans le monde de la variété française avec son deuxième album solo, Calogero, sorti en 2002. Cet opus contenant le célèbre En apesanteur annonçait le style de l’artiste, qui n’hésite pas à utiliser sa voix de tête dans les refrains. Guitariste, bassiste et pianiste, Calogero s’inscrit dans la pop rock française qui privilégie les mélodies.

« Liberté chérie » et amour chéri

Avec Liberté chérie sorti le 25 août dernier, Calogero livre un album extrêmement abouti, poursuivant la parfaite identité artistique de son dernier en date, Les Feux d’artifice. Des refrains aériens, des arrangements fournis, une basse créatrice, on reconnaît Calogero et son génie dès le premier morceau, Voler de nuit. Cette chanson a d’ailleurs une tonalité très polnarévienne, autant dans la manière dont le refrain est chanté que dans la mélodie et même les paroles. « Derrière chaque maison, des gens rêvent, des gens s’aiment. C’est beau comme vu d’avion, on a l’air tous les mêmes. » On se croirait dans Holidays. Lire la suite Calogero, la nouvelle référence de la pop française

Une soirée sucre d’orge au Montreux Jazz Festival

Le Regard Libre N° 30 – Jonas Follonier

Le Montreux Jazz Festival, réputé pour son acoustique exceptionnelle, repose sur une longue tradition mettant en valeur la qualité musicale et les liens subtils entre les différents genres. Le 10 juillet dernier, deux révélations de la chanson française actuelle se sont succédées dans l’atmosphère intimiste et privilégiée du Montreux Palace.

Pour sa cinquante-et-unième édition, le Montreux Jazz Festival a inauguré les « Out of the box », permettant à quelques artistes coups de cœur de se produire dans des lieux historiques de la région. Au Fairmont Le Montreux Palace, le festival a eu l’excellente idée de réunir sous une même soirée deux auteurs-compositeurs-interprètes français. Deux très bons musiciens. Elle, une amoureuse de la musique du langage ; lui, un amoureux du langage de la musique.

Juliette Armanet, un ange tombé du ciel

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Gérald de Palmas : histoire d’un style

Le Regard Libre N° 29 – Jonas Follonier

A quarante-neuf ans, l’auteur-compositeur-interprète se place parmi les vedettes de la pop française de qualité. Actuellement en pleine tournée, durant laquelle il défend les titres de son dernier album, Gérald de Palmas cultive un véritable style musical.

Une substantifique pop rock, un son légèrement urbain, des guitares omniprésentes, une voix nasillarde mais harmonieuse : nous avons affaire à du de Palmas. Plus que quiconque dans la vague des chanteurs français de sa génération, Gérald Gardrinier – on comprend qu’il ait choisi un nom de scène, emprunté à sa grand-mère maternelle – possède ce qu’on appelle une « patte ». Une patte que l’on reconnaît aussitôt à l’écoute d’un de ses morceaux. Lire la suite Gérald de Palmas : histoire d’un style

Sion sous les étoiles : une réussite !

Le Regard Libre N° 19 – Jonas Follonier

Du 15 au 18 juillet 2016, la plaine de Tourbillon a réuni quelque 45’000 personnes pour la troisième édition du festival Sion sous les étoiles. La scène sédunoise a vu se succéder notamment L.E.J, Maître Gims, Johnny Hallyday, Black M, Francis Cabrel, UB40, Alice on the Roof, Kendji Girac, Michel Polnareff, Pony Pony Run Run ou encore Indochine. Il y en a pour toutes les générations, mais aussi pour tous les goûts. Si je m’y suis rendu du vendredi au dimanche, c’est bien pour voir mes trois plus grandes idoles : Hallyday, Cabrel et Polnareff. Comme quoi, ce ne sont pas que de vieux chanteurs pour les vieux, mais avant tout des légendes vivantes qui, à elles seules, réunissent les générations.

Et Johnny en est le meilleur exemple. Le vendredi 15 juillet 2016 restera dans l’histoire du festival, tant le public fut unanimement abasourdi par la qualité du concert que nous a présenté le Taulier. Avant lui, c’est Maître Gims qui a fait le show, et mes préjugés le concernant se sont vite estompés : en effet, il a fait valoir une voix magnifique et une musique remarquable. Or l’ambiance a bel et bien changé une fois la nuit tombée, et il est bouleversant de vivre ce moment. A 22h30, la batterie du centre de la scène s’est élevée dans les airs, laissant arriver en-dessous Johnny Hallyday dans un nuage de fumée. Celui-ci commence son concert par l’une de ses dernières chansons, Rester vivant. Cela sonne vrai, cela donne. S’ensuit, impeccablement rodée, une série de tubes que tout le monde chante : de Noir c’est noir à L’envie en passant par Requiem pour un fou, Johnny ne chante pas seul, mais avec 15’000 choristes totalement fascinés. Lire la suite Sion sous les étoiles : une réussite !