Archives par mot-clé : serge gainsbourg

Les deux vies de «L’Inconnu de Shandigor» (Jean-Louis Roy, 1967)

Les mercredis du cinéma – Malika Brigadoi

Von Krantz — un étrange physicien paraplégique — a mis au point l’Annulator, un engin capable de désamorcer les charges nucléaires. Il habite reclus dans sa villa avec sa fille, Sylvaine, et son assistant, Yvan. Les services secrets des grandes puissances cherchent inévitablement à lui dérober les plans de son invention. Commence alors un ballet d’espions tous aussi loufoques que burlesques qui font l’originalité de L’Inconnu de Shandigor — premier long-métrage de Jean-Louis Roy. Après restauration, ce film a pu entamer, en 2016, une seconde vie au festival du film de Locarno — où il avait vécu sa première suisse en 1967. En janvier 2021, Les Journées de Soleure ont fêté leur cinquante-sixième édition. En hommage à son réalisateur Jean-Louis Roy, décédé en mars 2020, le festival soleurois a reprogrammé L’Inconnu de Shandigor. Le long-métrage y avait déjà été accueilli l’année de sa sortie et avait été perçu par certains journalistes, dont Freddy Landry, comme la preuve qu’un «jeune cinéma suisse existe».

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«Histoire de Melody Nelson»: chef-d’œuvre musical et littéraire

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | Avec son premier album-concept "Histoire de Melody Nelson", Serge Gainsbourg troque le chant pour une narration mystérieuse et poétique sur fond de musique rock. Un album mystique et mythique qui propulse une idylle amoureuse au rang de chef-d’œuvre musical et littéraire.

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1966-1971: un âge d’or que personne n’a vécu

Le Regard Libre N° 59 – Jonas Follonier

«Je suis nostalgique d’une époque que je n’ai pas connue et que je veux vivre à travers la musique», déclarait l’insupportable Serge Gainsbourg. Aujourd’hui, nous sommes un certain nombre à regretter sa grande époque à lui, la période 1966-1971. Affirmer que c’est sa grande époque, c’est d’ailleurs déjà déclarer son amour pour cette période. Celle où s’opérait la convertion anglosaxonne des yéyés sous la promesse des seventies; celle où se cotoyaient la variété d’Hardy et le folk rock de Polnareff; celle du début des Doors, des derniers albums des Beatles et de la trilogie du dollar de Sergio Leone. Magnéto, Serge.

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«L’Ombre d’Emily» à la lumière de ses caricatures

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Mon Dieu, ce que t’es nunuche!»

Stéphanie est une mère au foyer innocente et naïve, très investie dans les activités scolaires de son fils. Elle tient aussi un blog de conseils pour mamans. En somme, c’est une vraie «nunuche». Décrire Emily reviendrait à affirmer qu’elle est l’opposé total de Stéphanie. Femme d’affaire transgressive et absente, elle porte toujours une tenue extrêmement chic. Le contraste entre les deux femmes est absolu.

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