Archives du mot-clé solitude

« White Lines » d’Eliza Shaddad, un single prometteur

Les mélodies du jeudi – Jorris Sermet

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Et si je vous parlais aujourd’hui d’Eliza Shaddad, vous seriez contents ? Pas le choix, de toute façon, parce que cette chanteuse à la voix sensuelle et captivante vient de sortir un premier single, White Lines, de quoi patienter avant son album intitulé Future.

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« Candelaria », une fresque délabrée d’un couple au crépuscule

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

La Havane, Cuba, 1994. L’île subit l’embargo économique américain. Des voix d’opposition retentissent à la radio, les gens envahissent les rues pour protester contre la crise, mais le vieux couple que nous suivons semble passer à côté de ces événements, trop occupé à assouvir ses propres besoins primaires – un repas chaud, de l’eau courante, de l’électricité. Candelaria, proche des quatre-vingts ans, travaille encore – les conditions économiques l’obligent –, malgré son âge avancé, comme femme de chambre dans un établissement touristique. Le soir, dans un local, elle chante des airs typiques accompagnée d’un petit orchestre.

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« Notre-Dame des égarées », jusqu’au silence éternel

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

« Hélène surtout, Provençale dont les parents s’étaient établis ici, ville qui était alors française, a proclamé : « Je suis du Rhône, vaille que vaille ! » Quant à Karel, issu de Prague, il est désigné à jamais comme « homme du Rhin » par la piquante demoiselle. »

Elle est du Rhône, il est du Rhin. Ils se rencontrent dans le Colmar occupé de la fin du XIXsiècle. Les deux travaillent dans le pensionnat « très sélect » pour filles. Elle enseigne le latin et le français ; lui la musique. Leurs regards se croisent. Le sentiment amoureux n’est pas direct, mais finit par s’imposer comme une évidence. L’amour advient, meut les corps, et les unit au soir de la Saint-Sylvestre. Le résultat : « Stella vient de naître en ce 10 octobre 1894 ».

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« Black level » et la solitude moderne

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

Un Ukrainien se retrouve en pleine crise de la cinquantaine : il se fait quitter par sa petite-amie et son père devient paralysé suite à une attaque. L’homme en question est photographe ; le film s’ouvre d’ailleurs sur une séance de clichés avec des femmes en robes de mariées, une scène tournée en plan fixe. Les symptômes d’une société malade sont d’ores et déjà présents à l’écran, avec chacun des personnages se prenant en « selfie ». Le film sera muet, comme pour dénoncer le manque de contact humain qui règne actuellement dans la société.
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« Unicórnio », un film unique

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

« Es-tu triste ?
– Non, je suis seule. »

En 1818, quelque deux mille Suisses dont huit cents Fribourgeois ont traversé l’Océan pour aller fonder Nova Friburgo, une ville importante actuellement dans l’Etat de Rio de Janeiro. Deux cents ans plus tard, le Festival International de Films de Fribourg (FIFF) a décidé de mettre notamment le Brésil dans ses pays d’honneur. Ce pays recèle un cinéma important, et le premier film que nous avons vu pour notre couverture du festival est l’un d’entre eux : Unicórnio. Lire la suite « Unicórnio », un film unique

Solitude, nous es-tu bénéfique ?

Le Regard Libre N° 35 – Hélène Lavoyer

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion, pour beaucoup, de se retrouver en famille ou entre amis ; de mettre sous le tapis rancœurs et regrets ; de partager, d’offrir, de célébrer nos communautés. Pour certains, cependant, point de cadeaux sous le sapin ou de messages sur le répondeur, nulle chaleur familiale ou amicale ne se dressant à la porte les soirs de Noël ou de Nouvel An.

Loin de nier la souffrance pouvant être liée à la solitude et qui peut-être atteint son paroxysme en hiver, nous sommes tout de même devant un constat : contre la solitude, notre société ultra-connectée a élaboré toutes sortes de stratagèmes. Lire la suite Solitude, nous es-tu bénéfique ?

Western et mélancolie : « Lucky »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Jamais aucun film n’avait réussi à capter cette atmosphère-là. En un tour de force admirable, John Carroll Lynch signe un long-métrage qui restera comme la première trace d’un nouveau genre, mais aussi la dernière. Lucky est une œuvre complète et réunit tous les ingrédients pour allier western et mélancolie. Notre article grand format.

Lucky est la première réalisation de John Carroll Lynch, un acteur déjà confirmé dans le cinéma américain, qui a tourné auprès des plus grands, à l’instar de Clint Eastwood. Avec ce premier long-métrage s’inscrivant dans le cinéma indépendant, Lynch s’empare d’un genre qu’il est tant difficile de renouveler, défi qu’il relève néanmoins avec succès : le western.

Il y a un fait qu’on ne peut pas négliger. L’acteur nonagénaire se trouvant au centre de Lucky, portant d’ailleurs le même nom, qui est son sujet comme son objet, est décédé le 15 septembre, entre la fin du tournage et la sortie du film. Moi-même, je ne le savais pas au moment de la projection. Mais à l’écriture de cette critique, cette dimension funèbre prend tout son sens et son importance, car nous avons bien affaire à un film hommage. Lire la suite Western et mélancolie : « Lucky »