Archives par mot-clé : arthur billerey

Flâneries et pensées d’un promeneur solitaire en temps de crise sanitaire

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Jon Ferguson, l’écrivain morgiens aux nombreuses casquettes (basketteur, philosophe, golfeur, etc.), publie un nouvel essai sur l’année 2020.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

Qui n’a jamais voulu coudre un soleil, lorsque la vie est trop froide et sombre?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec une prose poétique incisive et puissante, Jean d’Amérique nous livre une fable cruelle où le désir d’une petite fille se heurte à un monde sanguin et sans pitié.

Lire la critique (en libre accès)

Vous ne connaissez pas Redl, Alfred Redl?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec «Vert et Florissant…», traduit par Peter Brabenec, Pavel Vilikovský, auteur national slovaque, met en scène les aventures folles et rebondissantes d’un agent secret, au style 007 atypique et loufoque, qui sillonne l’Europe du début du XXe siècle et qui relate ses aventures dans l’espionnage et le contre-espionnage.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

Du monde entier au cœur du monde (en mouvement)

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Le titre du recueil de Cendrars que tout le monde connaît pourrait convenir à ce petit livre humain qui vient de paraître aux éditions Bernard Campiche. Pourquoi petit livre humain? Parce qu’il s’agit là d’un récit, d’un portrait, d’un parcours de vie. Celui de Marcel parmi les siens, celui des siens parmi les clients du Café des Chemins de fer, celui des clients parmi les milliers de personnes qui sont passées par la ville de Fribourg et par le quartier de Pérolles au XXe siècle. Ce récit ou cette tranche d’histoire urbaine se lit d’une seule traite. Les anecdotes issues du vécu d’une des filles de Marcel, qui a grandi dans le Café et au sein du quartier de Pérolles, sont pures d’authenticité. Elles ont été rapportées par ses mots et sa mémoire est intacte. La plume de Jean Steinauer est là pour la préserver. Le lecteur, attablé devant son café pomme peut donc en apprendre et se divertir, profiter d’un des pouvoirs inouïs de la littérature, celui de remonter le temps.

Continuer la lecture de Du monde entier au cœur du monde (en mouvement)

Frédéric Pajak: «L’humanité, c’est l’humanité, pas juste quelques privilégiés»

Le questionnaire de Trousp de Frédéric Pajak

Exister et appartenir aux autres, la seule échappatoire

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Balançant sans cesse entre les lois de l’attraction et celles de la répulsion, les personnages de Thomas Flahaut, dans son dernier livre Les nuits d’été, nous ébranlent par leur réalisme. Mieux, ils nous dévoilent le quotidien des travailleurs frontaliers francs-comtois.

Lire la critique

Ne pas aller au cœur des autres: en sortir

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Le dernier volume de la série des Manifestes Incertains du dessinateur-écrivain Frédéric Pajak est une comète blanche et noire de cette rentrée littéraire. Il nous éclaire sur les hachures et les ombres portées de nos trajectoires humaines, avec comme bonne étoile le mystérieux poète Fernando Pessoa.

A lire dans notre édition d’octobre (en pré-commande ici), l’entretien d’Arthur Billerey avec Frédéric Pajak.

Lire la critique

La poésie narrative de Mathilde Vischer

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est à toi que je m’adresse. Toi le maillon le plus important de la chaîne du livre. On pourrait dire le maillon d’or, le maillon primordial, le maillon qu’on ne peut détacher sans rompre l’ensemble. Toi, lectrice, lecteur, sans qui le livre n’aurait pas de réalité, comme le disait un écrivain slovaque du nom de Pavel Vilikovsky. J’aimerais te dire que parmi le bousculement des nouveautés de la rentrée littéraire, de plus en plus comparable au bousculement que font les vagues d’un tsunami somptueux, j’aimerais te dire que tu n’es pas obligé de te mouiller jusqu’au cou. Autrement dit, que tu peux rester au sec, oser prendre ton temps et lire tranquille, à l’ombre d’un arbre, pourquoi pas de la poésie, par exemple. C’est vrai, pourquoi ne brillerais-tu pas par ton écart de conduite, cette année, au lieu de suivre les tendances, en lisant Comme une étoile tombe dans la nuit, de Mathilde Vischer?

Lire la suite de la chronique

L’insignifiante lourdeur des petites gens oubliées

Arthur Billerey – Les bouquins du mardi – La rétrospective

Dans plusieurs sondages rencontrés sur Facebook, çà et là au sein de groupes littéraires obscurs ou lumineux, élitistes ou populaires, déserts ou grouillants, anarchiques ou mesurés comme une horloge suisse, le nom de Pierre Michon revient systématiquement au galop dans le classement des dix écrivains les plus adorés. Et considérés avec, cité en exemple, son ouvrage Vies minuscules, fameux fumet d’existences oubliées qui nous émeuvent au point de nous attendrir. Mais pourquoi donc revient-il toujours, ce nom de Pierre Michon, pain quotidien dont on s’arrache autant la miche?

Lire la critique

De l’intime à l’état pur

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Passer un bon moment, un calvaire, ou penser simplement qu’on a soudain le sentiment de vivre vraiment sa vie. Regarder la couleur changeante du ciel, du soleil qui, un après-midi, inonde Damas. Faire une séance de signatures à Vevey, en compagnie de Chappaz, Corinna Bille, Georges Borgeaud. Charger deux vaches et trois veaux pour la boucherie et serrer la main ferme du boucher. Promettre, promettre désespérément des articles à des journaux. Chier sous un olivier, dans le sud du Péloponnèse. Mesurer le temps en mettant des bûches dans le feu. Rentrer la tête dans les épaules et sentir la pluie couler sur son front. Autrement dit, passer et ne faire que passer sur cette Terre en grattant sur le papier d’un journal la trame de nos allers-retours, la narration de nos errances, le segment de nos trajectoires, le récit de nos attirances secrètes et celui de nos dégoûts, voilà ce que propose ce numéro spécial de la revue Les Moments littéraires, qui met en avant les moments de vie de diaristes suisses sur plus de trois siècles, d’Henri-Frédéric Amiel à Douna Loup.

Lire la chronique