Archives par mot-clé : suisse

La Celestial, une nouvelle venue prometteuse

Les vendredis de la microbrasserie – Max Moeschler

Lieu apprécié des vacanciers en été et des curieux de la nature en quête de paysages féeriques en hiver, les marais et la plage de la Tène, à l’extrémité est du lac de Neuchâtel, ont tout d’un paradis préservé, entre une zone industrielle et l’agglomération avoisinante. C’est dans ce cadre unique que s’est érigée la jeune et fringuante Brasserie Celestial. Continuer la lecture de La Celestial, une nouvelle venue prometteuse

«Ceux qui travaillent», quand le cinéma suisse de qualité se fait attendre

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«De quel côté tu veux être? Ceux qui travaillent ou les autres?»

Franck est une bête au travail. Il ne lâche rien. Jour et nuit, il a les yeux rivés sur son téléphone et sur son ordinateur. Son bureau, c’est sa deuxième maison, ou plutôt sa première tant il y passe du temps. Les sentiments n’existent pas pour lui. L’argent, l’entreprise et le profit sont les seuls moteurs de sa vie. Depuis Genève, il gère les déplacements de navires de commerce à travers le monde. Chaque petite erreur peut coûter des centaines de milliers de francs à l’entreprise. Un jour, le commandant d’un bateau lui signale qu’un Libérien clandestin s’est infiltré dans le bateau. Impossible de faire marche arrière; impossible de le ramener en Europe. «Débarrassez-vous de lui!» L’histoire ne tarde pas à être connue de ses supérieurs. Et c’est le licenciement.

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François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

Le Regard Libre N° 43 (à paraître) – Jonas Follonier

François Asselineau fut candidat à l’élection présidentielle française de 2017. Classé parmi les « petits candidats », il était le seul à proposer une sortie de la France de l’Union européenne. Jugé complotiste par certains, lucide par d’autres, l’homme est dans tous les cas très intéressant. Rencontre avec le président de l’Union populaire républicaine.

Jonas Follonier : Le lancement immédiat d’une procédure de sortie de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN se trouve au cœur de la ligne politique de votre parti, n’est-ce pas ?

François Asselineau : J’ai créé l’UPR le 25 mars 2007, le jour même du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Lorsque nous avons déposé les statuts à la préfecture de police de Paris, la nécessité d’une sortie de l’Union européenne était inscrite dans l’objet même du parti politique. Ce n’est donc pas quelque chose de conjoncturel. En ce moment, un certain nombre de personnes sur la scène politique française et européenne commencent à se poser des questions sur l’UE. Tant mieux, mais personne ne peut nier que j’ai eu la primeur de cette affaire, puisque cela fait depuis onze ans et demi que c’est ma proposition. Ce qui fait aussi la caractéristique de notre parti, c’est qu’il n’y a aucune ambiguïté sur notre objectif : il s’agit de sortir de l’Union européenne de façon juridique par l’article 50. Celui-ci impose une négociation qui doit durer deux ans au maximum.

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Qui comprend vraiment la neutralité ?

Clément Guntern – Les lundis de l’actualité

En 2006, alors conseillère fédérale en charge du Département des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey lançait l’idée d’une candidature suisse au Conseil de sécurité de l’ONU. Depuis, l’idée progresse dans les esprits et, en 2011, le processus est lancé lorsque la candidature officielle de la Suisse est envoyée. Cependant, l’image d’une petite Suisse neutre siégeant dans la salle du conseil à New-York a du mal à passer chez certains, surtout à droite.

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Un Serbie-Suisse haletant

Les lundis de l’actualité – Alexandre Wälti

La coupe du monde de football bat son plein en Russie tandis qu’une polémique enfle autour de la performance de la Nati contre la Serbie. Ou plutôt, elle gonfle autour du signe de l’aigle à deux têtes du drapeau albanais que Xhaka, Shaqiri et Lichtsteiner ont mimé lors des célébrations des deux buts. Le football, finalement, ce n’est pas bien important, n’est-ce pas ?

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« Rodger : l’enfance de l’art »

Le Regard Libre N° 38 – Alexandre Wälti

Roger Federer, ou RF, est une image de marque. C’est aussi le meilleur ambassadeur dont un pays comme la Suisse peut rêver. On le voit partout en amuseur des réseaux sociaux ou en passionné de la zapette sur des affiches publicitaires. Mais Rodger, celui d’Herrmann & Vincent, est différent ; tout le contraire de celui des écrans.

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La Brasse-Mortier à Romainmôtier, une leçon d’histoire et de goût

Les vendredis de la microbrasserie – Agnès Baehni

C’est au cœur du bourg médiéval et site clunisien de Romainmôtier qu’est niché, non loin de la célèbre abbatiale de pierre jaune et ocre, le caveau qui abrite depuis 2014 la microbrasserie de Fabrice Tournelle, ancien archéologue et expert depuis quatorze ans dans l’art du brassage traditionnel. Il nous accueille dans ce lieu de brassage mais surtout de partage dans lequel se réunissent nombre de villageois les jeudis et les dimanches soirs.

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À quand le vrai désarmement ?

Les lundis de l’actualité – Alexandre Wälti

Une revue de presse, pourquoi pas. Une chronique, mieux. Peut-être les deux ou quelque chose qui s’en approche. L’occasion certaine de nous interroger sur la politique du (dés)armement de l’ONU mais aussi sur la question de l’armement en Suisse.

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La bière artisanale, un phénomène de mode, mais aussi de goût

Les vendredis de la microbrasserie – Jonas Follonier

Les experts le disent : le plus grand plaisir dans le fait de boire une bière, c’est la sensation de la sentir couler dans sa gorge. Bien avant le goût, c’est donc le sens du toucher qui sert de liaison entre la boisson houblonnée et nos émotions. L’essence de la bière se comprend de manière éminemment sensuelle, voire érotique. Qui le nierait après avoir fait cette expérience si universelle de la chope bien fraîche au terme d’une après-midi de chaleur estivale, dans l’odeur des premières merguez de la soirée ?

Mais attention, ce côté beauf de la bière – et nous avons tous notre côté beauf – s’est vu sublimé il y a quelques années par une dimension plus noble, redonnant à cette vieille boisson toute la puissance gastronomique qui l’avait jadis caractérisée. Oui, pardi, il est possible de boire autre chose qu’une Carlsberg ou qu’une Heineken. Fini, le règne de la bière pression que l’on boit bon gré, mal gré. A présent, il faut commander du vrai, du goût.

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« Venir grand sans virgules », la fraîcheur de la simplicité

Les lettres romandes du mardi – Jonas Follonier

Parfois il suffit d’être l’un à côté de l’autre en silence ça me fait le même effet que de m’asseoir au pied du noyer en rentrant de l’école on accepte de ne pas ouvrir la bouche et le vide n’existe plus.
On est là.

C’est simple. C’est d’une beauté primordiale. C’est d’une fraîcheur apaisante et rassurante. C’est le premier roman de Myriam Wahli, publié aux Editions de l’Aire. Née en 1989 dans le Jura Bernois, cette jeune auteur romande a réuni vingt-et-un chapitres de quelques pages chacun pour en faire un ouvrage à l’écriture singulière. Sans virgules, comme l’indique son titre, Venir grand sans virgules raconte l’enfance. L’enfance de l’auteur ? Peu importe. L’enfance tout court, qui se reflète dans l’écriture et les associations d’idées. Continuer la lecture de « Venir grand sans virgules », la fraîcheur de la simplicité