Archives par mot-clé : tendresse

«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

Lire la critique
Publicités

«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

Lire la critique

Noël redonne confiance dans l’être humain

Le Regard Libre N° 23 – Sébastien Oreiller

L’année 2016 fut, semble-t-il, délétère. Attentats, guerres, dernières de nos célébrités mourant avant le 31 décembre. A quoi bon se réjouir ? Dans l’église de Bagnes, à travers une crèche, comme l’évêque dans son prêche de minuit, on fait bien de se rappeler la naissance de cet enfant, dans la pauvreté, la fuite et le froid. Peut-être cette image, triste, de la Nativité, est-elle là pour « remettre l’église au milieu du village », couper, abruptement, avec l’image douceâtre d’un Noël aux petits rennes et aux sucres d’orges, un Noël fantasmé par les films américains. Noël, c’est un solstice, c’est la renaissance du soleil, c’est la naissance d’un enfant, et comme toute naissance, celle-ci se fait dans la douleur.

Un psychologue valaisan controversé soutenait dernièrement que ce n’était pas la douleur qui conférait de la dignité, mais la manière dont on la surmontait. Peut-être est-ce là le vrai message de Noël. Cette naissance dans le froid d’une mangeoire ne préfigure-t-elle pas la montée du calvaire, la crucifixion, cette deuxième naissance pour l’humanité tout entière ? Est-ce donc tout à fait sain de souhaiter à ses proches une bonne année, comme on entendrait une année aseptisée, sans douleurs, en bref dans la même léthargie continuelle que l’on passe les fêtes de fin d’année ? Il serait plus avisé de souhaiter une année enrichissante, c’est-à-dire une année de persévérance et de réussite à travers les épreuves. Continuer la lecture de Noël redonne confiance dans l’être humain