Le monde du journalisme face au changement

Le Regard Libre N° 2 – Jonas Follonier

Le journalisme est en phase de changement ; circonstances obligent. Le développement fulgurant des nouvelles technologies et des réseaux sociaux engendre la multiplication des informations, la rapidité de leur transmission et l’accès immédiat à l’actualité internationale.

Corollaire : la majorité de nos contemporains sont déjà au courant de l’actualité du jour une fois le soir venu. Que dire alors au journal télévisé ? Et, par-dessus cela encore, qu’écrire dans le journal du lendemain ?

Le temps est venu de « rénover », « remodeler » la théorie et la pratique du journalisme en général. Il est temps de développer une originalité, un traitement des sujets qui apporte quelque chose de plus que les infos déjà connues par la population, à travers interviews, analyses de spécialistes, points de vue novices voire provocateurs, etc.

Les faits lassent, et heureusement. D’une part, parce que les gens, en quelque époque que ce soit, recherchent à juste titre quelque chose de plus personnel, de plus inédit et de moins commun que, disons, le pragmatisme de leur journée accomplie ; mais aussi parce que ce sont maintenant les gens en général, et non plus les journalistes, qui donnent vie à l’actualité, qui la transmettent. En quelque sorte, les citoyens, aujourd’hui, se confrontent davantage aux faits actuels en y ayant accès et les faisant eux-mêmes circuler. Mais, paradoxalement, l’on devient indifférent parce que toujours informé.

Dès lors, il sera intéressant d’observer dans quelle mesure les rédacteurs du présent et de l’avenir modifieront leur approche du monde et surtout son interprétation – car n’est-ce pas le propre du journaliste, de l’écrivain en général, de l’être humain enfin ?

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Crédit photo : © Jonas Follonier pour Le Regard Libre

Laisser un commentaire