François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

Le Regard Libre N° 43 (à paraître) – Jonas Follonier

François Asselineau fut candidat à l’élection présidentielle française de 2017. Classé parmi les « petits candidats », il était le seul à proposer une sortie de la France de l’Union européenne. Jugé complotiste par certains, lucide par d’autres, l’homme est dans tous les cas très intéressant. Rencontre avec le président de l’Union populaire républicaine.

Jonas Follonier : Le lancement immédiat d’une procédure de sortie de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN se trouve au cœur de la ligne politique de votre parti, n’est-ce pas ?

François Asselineau : J’ai créé l’UPR le 25 mars 2007, le jour même du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Lorsque nous avons déposé les statuts à la préfecture de police de Paris, la nécessité d’une sortie de l’Union européenne était inscrite dans l’objet même du parti politique. Ce n’est donc pas quelque chose de conjoncturel. En ce moment, un certain nombre de personnes sur la scène politique française et européenne commencent à se poser des questions sur l’UE. Tant mieux, mais personne ne peut nier que j’ai eu la primeur de cette affaire, puisque cela fait depuis onze ans et demi que c’est ma proposition. Ce qui fait aussi la caractéristique de notre parti, c’est qu’il n’y a aucune ambiguïté sur notre objectif : il s’agit de sortir de l’Union européenne de façon juridique par l’article 50. Celui-ci impose une négociation qui doit durer deux ans au maximum.

Votre deuxième objectif est de sortir de l’Euro.

Tout à fait. La seule possibilité de sortir juridiquement de l’Euro est de sortir de l’Union européenne. Je ne dis pas que des pays ne seront pas amenés dans les mois ou les années à venir à sortir de l’Euro de manière illégale. Ce n’est en tout cas pas notre but. Notre troisième objectif est de sortir de l’OTAN par l’article 13 du traité de l’Atlantique nord.

L’une des raisons que vous donnez à la nécessité d’une sortie de l’UE, c’est son anachronisme. En quoi est-ce un modèle anachronique ? 

La construction européenne est une vieille lune, que nous pouvons faire remonter très loin, quasiment jusqu’à Charlemagne, qui se fait couronner empereur d’Occident en l’an 800. On pourrait même remonter, pourquoi pas, au phantasme de l’empire universel qui était celui d’Octave Auguste en l’an 27 av. J.-C. Cette donnée couvre toute l’histoire européenne sous différentes formes, notamment impériales. Mais ce qui est notable, c’est que depuis deux mille ans, jamais l’Europe n’a été unifiée dans sa totalité, de l’Irlande à Chypre ou du Portugal à l’Estonie. Encore aujourd’hui, il y a des exceptions : la Suisse, la Norvège et l’Islande pour ce qui est de l’Europe occidentale. Ce qui est le fondement même de notre pensée, c’est que l’UE est une sorte de reprise du phantasme d’empire universel fondé sur le monde blanc européen. Et là où nous disons que c’est d’autant plus anachronique, c’est qu’à l’époque contemporaine, où il y a une abolition des distances par les moyens de communication modernes, il n’y a plus de raison objective de construire cette Europe politique. Les amitiés sont devenues mondiales, et l’UE ne tient pas compte non plus de la profonde modification des populations à l’intérieur de l’Europe. En France, que cela plaise ou non, il y a par exemple 7 à 8 millions de Français d’origine maghrébine, mais 800 Finlandais et quelques centaines de Lettons.

Il y a donc selon vous une incohérence entre cette construction politique et la réalité démographique ?

Oui. La France aurait beaucoup plus intérêt à développer ses rapports avec les autres pays de la Francophonie comme certains pays de l’Afrique, le Cambodge, la Syrie, le Vietnam, le Québec, la Suisse, etc.

L’Union européenne n’a-t-elle pas néanmoins l’avantage de l’union qui fait la force ?

Non, il s’agit d’un phantasme. Les tenants de l’idéologie européiste ne veulent pas regarder la réalité en face : les pays du monde où le niveau de vie par habitant est le plus élevé et où il y a un certain bonheur sont des pays qui sont plus petits que la moyenne. Nous y trouvons la Suisse et l’Islande, mais aussi Hong-Kong, Singapour, Monaco, le Liechtenstein ou encore le Qatar.

Vous prenez justement souvent en exemple le modèle suisse. Or est-il transposable en France, très différente en termes de système économique, d’institutions démocratiques, etc. ?

Chaque pays a son histoire. Les Suisses, depuis 1291, se sont créé un pays sans nul autre pareil, qui comme chaque nation a ses avantages et ses inconvénients. La Suisse a tout de même à mon avis beaucoup d’avantages. Je suis de ceux qui sont pragmatiques : il suffit de regarder le résultat. Le résultat, c’est que la Suisse est un petit pays de Cocagne rêvé par beaucoup ; la liberté d’expression – je suis malheureusement obligé de le constater – est supérieure en Suisse à ce qu’elle est devenue en France ; l’économie se porte à merveille. La France a une toute autre tradition, elle est fondamentalement monarchique et centralisatrice, elle est égalitariste, avec un fort service public. Tout cela est en train d’être détruit par notre appartenance à l’Union européenne, nous imposant un modèle anglosaxon tout à fait différent de notre histoire. Le modèle anglosaxon est par essence inégalitaire. Il est aussi communautariste, soit le contraire de ce qu’est la France.

François Asselineau et Jonas Follonier © Marina De Toro pour Le Regard Libre

La Suisse se rapproche pourtant plus de ce modèle que celui de la France. Pourquoi donc citer la Suisse comme exemple ?

Quand les adversaires de mes idées veulent bien débattre avec moi, ils me sortent toujours les mêmes histoires : sans l’UE, la France serait trop petite pour faire face au monde d’aujourd’hui. En somme, ce serait se refermer sur soi-même que de se retirer de l’UE. A chaque fois, je leur réponds en citant des pays comme la Suisse ou la Norvège, qui sont bien plus petits que la France et qui, bien que n’étant pas membres de l’UE, sont pourtant ouverts sur le monde. La Suisse est l’un des pays où séjournent le plus d’étrangers, c’est un des pays qui accueille le plus de réunions internationales. Leur argument récurrent ne tient donc pas la route. Je suis partisan du principe scientifique et non dogmatique, la pensée scientifique se renouvelant devant l’épreuve des faits, tandis que la pensée dogmatique plie les faits pour qu’ils correspondent à la théorie.

Comment expliquez-vous que des partis comme le Front national ou La France insoumise ne préconisent pas une sortie de l’UE, contrairement à vous ?

Vous touchez là selon moi à l’un des points les plus importants de la scène politique française. J’ai créé l’UPR alors que j’allais avoir cinquante ans. Je n’avais jamais envisagé de faire de la politique. Enfant et jeune adulte, j’étais là pour être haut fonctionnaire. Je suis d’abord un homme de dossiers, j’aime bien la rationalité et la connaissance. Si j’ai créé ce mouvement politique en 2007, c’est par désespoir. J’ai découvert en France ce qu’on appelle le souverainisme, mot que je rejette, car cela revient à considérer que la souveraineté nationale serait quelque chose de relatif et qu’on aurait le droit d’être contre. La souveraineté nationale est un absolu, elle a d’ailleurs été reconnue comme inaliénable par la Charte des Nations unies. Les mouvements dits « souverainistes » ne veulent pas ce qu’ils savent et ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils sont dans une totale ambiguïté permanente. Il s’agit là de politicaillerie. Le Front national ou La France insoumise essaient de drainer à eux à la fois des européens et des anti-européens, sous un fonds de commerce respectivement d’anti-immigration et, il faut bien le dire, de racisme dans le cas du Front national, et d’indignation générale et vaguement marxiste dans le cas de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Si vous ne vous considérez pas comme souverainiste, alors comment vous qualifiez-vous ?

L’Union populaire républicaine est un mouvement de libération nationale. Nous rejettons fermement l’étiquette de « nationaliste » et nous nous définissons comme des patriotes. Comme le disait Charles de Gaulle, « un patriote, c’est quelqu’un qui aime son pays et c’est normal d’aimer son pays, un nationaliste, c’est quelqu’un qui déteste celui des autres. » Pour notre part, nous ne détestons pas le pays des autres, bien au contraire. En ce qui me concerne, je suis un passionné du monde et j’ai voyagé dans plus de nonante-cinq pays.

Pour en revenir à l’Union européenne, n’a-t-elle pas été créée pour assurer la paix, mission qu’elle a remplie avec brio ?

Les guerres ne viennent pas des nations, elles apparaissent lorsqu’une nation prétend devenir une espèce d’empire, c’est-à-dire envahir ses voisines et leur imposer son mode de vie. Je compare souvent ce phénomène à une supernova, une étoile qui tout à coup explose. C’est vraiment le modèle impérialiste que nous combattons. Or l’impérialisme ne découle pas des nations. Il se manifeste au contraire par Napoléon envahissant l’Europe, par l’impérialisme d’Hitler ou encore par la menace soviétique. Aujourd’hui, nous sommes confrontés aux Etats-Unis, qui prétendent régenter l’univers et imposer leur mode de vie à l’ensemble de la planète. Or l’Union européenne est une construction américaine et il n’y a là aucun lien avec la paix.

Vous ne souhaitez pas pour autant sortir de l’ONU. Pourquoi ?

Je suis partisan d’une ONU qui fonctionnerait conformément à la Charte de San Francisco. Le problème, c’est qu’il est marqué dans cette charte que les Etats doivent l’appliquer de bonne foi, que l’on ne doit pas faire d’ingérence dans les affaires intérieures des autres. Or malheureusement elle n’est pas appliquée de bonne foi depuis longtemps. Rien n’empêche d’espérer qu’un tel jour vienne, la progression de l’esprit de l’humanité avançant. C’est tout le problème du droit international : il devrait y avoir une instance qui assure une certaine police entre les nations. J’ajoute que l’ONU n’est pas un gouvernement mondial, contrairement à ce que certains disent. L’ONU reconnaît au contraire que chaque Etat a droit à sa propre voie de développement. Ce que nous souhaitons, c’est que la France agisse en respectant le droit international. Comme essaie de le faire la Russie de Vladimir Poutine, ce que ne faisait pas l’URSS. Et comme l’a fait la France jusqu’à Jacques Chirac. Jusqu’à ce président, notre pays essayait de faire entendre une voix dissonante. De Gaulle avait parfaitement compris que la France était devenue certes une puissance moyenne, mais que notre magistère moral et historique pouvait faire de nous un autre Occident. Le monde francophone peut faire valoir une vision du monde qui lui est propre.

De quoi est empreinte la vision du monde francophone ou, disons-le, française ?

C’est une vision du monde qui ne tourne pas autour de l’argent. C’est une vision du monde qui sépare le public du privé, en ce sens que chacun peut avoir les convictions religieuses qu’il veut, l’orientation sexuelle qu’il veut, mais cela doit rester dans la sphère privée. C’est un savoir-vivre en commun. Le monde anglosaxon, au contraire, nous impose une forme de visibilité permanente : telles personnes sont musulmanes, donc elles doivent s’habiller ainsi, telles personnes sont homosexuelles, donc elles doivent le montrer dans une parade. Comme le disait de Gaulle, « je veux que la France reste la France. » Je veux aussi que la Suisse reste la Suisse, et ainsi de suite. De manière générale, ma volonté est de défendre la diversité des nations, à l’heure où l’on préfère plutôt défendre la biodiversité.

La menace de l’effacement des nations et de leurs particularités vient-elle des Etats-Unis ?

Oui, en grande partie. Nous nous dirigeons vers un monde où tout le monde parle le globish, mange au McDonald’s et s’extasie devant les mêmes chansons américaines. C’est un fait. Je pense que de ce point de vue-là, l’ONU est un principe de civilisation, puisque l’ONU protège les faibles : Monaco a une voix tout autant que la Chine, par exemple. Et la protection des faibles est un indicateur de civilisation.

Vous parlez beaucoup de politique internationale. Quel est la ligne de l’UPR en matière de politique économique ? Etes-vous plutôt libéraux ou collectivistes ?

Notre modèle est le programme du Conseil national de la Résistance, de 1943-1944. En effet, le CNR avait rassemblé autour de lui, comme l’avait écrit Aragon dans le poème La rose et le réséda, « celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas ». Nous avons donc affaire à un programme qui a été conçu délibérément pour n’offusquer aucune sensibilité réelle. Les sujets clivants, on les a mis de côté. Certaines personnes voudraient nous attirer très à droite, d’autres très à gauche ; or en matière économique, nous ne sommes pas aussi dogmatiques. Nous avons des idées concrètes, comme le maintien des grands services publics. Très peu de gens en France, même à droite, sont favorables à la privatisation de la poste ou de la SNCF. Cela nous est imposé par l’extérieur. Les ultra-libéraux, il y en a peu en France, cela représente au plus 10% de la population. Il y a donc un très grand consensus social. Nous soutenons également le maintien de la retraite par répartition ou de la sécurité sociale à laquelle les Français, et pas seulement, sont très attachés. Nous ne voulons pas d’une évolution à l’américaine avec une médecine pour les riches, une pour les pauvres et aucune pour les très pauvres.

Qu’en est-il maintenant de vos propositions en matière d’institutions démocratiques ?

Nous souhaitons précisément multiplier les référendums populaires comme cela se fait en Suisse. Je crois cela dit qu’il ne faut pas non plus survaloriser ce type de votations car il y en a eu en Suisse dont les résultats n’ont ensuite pas été suivis, à l’instar de la votation du 9 février. C’est exactement la même chose qui s’était passée avec le référendum de 2005 en France sur le traité établissant une constitution pour l’Europe. Le peuple avait voté contre mais leur avis a été jeté à la poubelle. Il y a une tendance des élites européennes à considérer qu’il faut consulter le peuple, mais que s’il vote mal on n’en tient pas compte. C’est un véritable problème.

De quels milieux politiques proviennent vos nouveaux membres, en sachant que l’UPR est le cinquième parti de France en termes de nombre d’adhérents ?

Nos adhérents viennent de tous horizons. Certains viennent du Front national, d’autres de La France insoumise, d’autres encore sont des déçus de François Bayrou, ils viennent donc du centre.

Vous déplorez un silence médiatique à l’égard de votre parti, l’UPR. N’est-ce pas exagéré ?

Non. Lors de l’élection présidentielle de 2017, certains m’ont invité car ils y étaient obligés, mais lorsque l’UPR a été fondé, les médias n’en ont strictement pas parlé et ne m’ont jamais interviewé. Je dois dire que je suis assez séduit par mon passage en Suisse pour la série de conférences que je donne en ce moment, car des médias non négligeables comme Le Matin, Le Temps ou vous, Le Regard Libre, non seulement me donnez la parole, mais m’écoutez avec sérieux et avec une certaine bénévolence, en rapportant mes propos, ce qui en onze ans n’était jamais arrivé en France. Je n’ai jamais eu ce que vous m’offrez là dans Le Point, Le Figaro ou Le Parisien.

Pourquoi, selon vous ? Les médias sont-ils de manière générale européistes ?

Au Royaume-Uni, toute une partie des médias ont appelé à voter pour le Brexit. Quelque trois cent cinquante chefs d’entreprises britanniques ont fait de même. En France, toutes les radios, toutes les chaînes de télévision, tous les journaux, tous les chefs d’entreprise, tous les commentateurs politiques, tous sont en faveur de l’Union européenne, alors même qu’une partie importante de la population française voudrait en sortir. Emmanuel Macron lui-même, récemment interviewé par la BBC lors d’un déplacement au Royaume-Uni le 18 février dernier, a eu la candeur et la sottise de dire : « S’il y avait un référendum, il est probable que les Français voteraient en faveur d’un Frexit. »

Enfin, comme Le Regard Libre est une revue attachée à la culture, j’aimerais connaître votre rapport à celle-ci. Vous me le disiez, vous êtes quelqu’un qui voyagez beaucoup, qui êtes passionné de cultures étrangères et qui avez de nombreux centres d’intérêt. Monsieur Asselineau, quelles sont vos œuvres préférées ?

Pour ce qui est de la littérature mondiale, j’ai un faible pour Dostoïevski et notamment ses romans L’Idiot et Les Frères Karamazov. Dans les sommets de la poésie mondiale, je placerais peut-être le poète persan Rûmî, à l’origine des derviches ainsi que de la mystique soufie. En matière d’architecture, j’ai une immense passion pour l’Italie baroque et a contrario pour l’architecture japonaise, qui est un mélange d’art asiatique et d’art scandinave. En réalité, j’aimerais sortir les Français de l’abrutissement américain. Les Etats-Unis ont une culture, que je connais, mais il y en a d’autres. Dans le programme de l’UPR pour la présidentielle 2017, il y avait l’idée de renationaliser la première chaîne de télévision française et d’en faire une chaîne d’éducation populaire où il y aurait tous les jours un reportage sénégalais, un film brésilien, une émission russe, etc., sans oublier quelque chose d’américain. L’ouverture des esprits, voilà ce que nous visons plus que tout.

Ecrire à l’auteur : jonas.follonier@leregardlibre.com

Le présent entretien a été organisé par M. Boris Rutili, délégué de l’UPR pour la Suisse et le Liechtenstein. Il se tient à disposition pour toute personne intéressée à l’adresse e-mail suisse@upr.fr. Cette rencontre a été possible dans le cadre de la venue en Suisse de M. François Asselineau pour une série de trois conférences à Genève, à Morges et à Neuchâtel, intitulées respectivement « Les origines cachées de la construction européenne », « Peut-on encore avoir confiance dans la politique ? » et « Euro-corruption ».

Crédits photos : © Marina De Toro pour Le Regard Libre

19 thoughts on “François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»”

  1. Une des plus belles phrases de Rumi (poète soufiste du 13ème siècle) : « Say I am you. » En français : « Dis que je suis toi. »
    Merci au Regard Libre pour cette longue interview, car en France, Asselineau est totalement ostracisé par les médias.

  2. « C’est exactement la même chose qui s’était passée avec le référendum de 2005 en France sur le traité établissant une constitution pour l’Europe. Le peuple avait voté contre mais leur avis a été jeté à la poubelle. »
    La constitution de la 5éme République ne définie pas le résultat d’un référendum comme un « avis » !!!! Il s’agissait d’un projet de loi proposé par le gouvernement de Mr Sarkozy et rejeté par les français. Dans les mêmes circonstances le Général De Gaulle avait démissionné de ses fonctions de Président de la République, estimant sans doute ne plus être « légitime » ! Le personnel politique de notre époque ne semble pas se soucier d’être « légitime » et pour cause….
    Le texte que les institutions françaises reconnaissent comme première République est très clair à ce sujet :
    « Article 35.(DDHC1793) – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

    L’école républicaine nous enseigne que nos valeurs ont été défendu par la Résistance et non par la collaboration. Aujourd’hui la résistance civique est un devoir républicain !

  3. Le bon sens dans toute sa splendeur.

    Le jour ou, enfin, nous quitterons cette UE, sera le début d’un renouveau. Comme quelqu’un qui s’étouffe et qui recrache le morceau qui lui entravait la gorge et respire de nouveau à grands poumons.

    Mais en France nous sommes dans une dictature qui ne dit pas son nom. Si Asselineau disait des conneries, il aurait droit à la parole, il suffirait de le ridiculiser. Or si on le planque coûte que coûte sous le tapis, c’est que ses idées, ses analyses, sont d’une redoutable justesse et précision. Ce n’est donc pas possible pour les politiques et gouvernants au pouvoir en France de laisser parler un tel personnage qui pourrait donner au peuple français envie de sortir de l’UE, de l’Otan et de l’Euro.

  4. Merci Monsieur Asselineau pour ces réponses pleines de bon sens. Vous avez vu voisins, on n’a pas que des nullards en politique! Je ne sais pas comment c’est chez vous mais nous, on les collectionne, bref,
    C’est dur de percer avec la censure que l’on connaît en France (aux journalistes dignes de ce nom, cela pourrait faire d’intéressants sujets de reportages 😉 )
    Merci au Regard Libre, de faire du vrai journalisme en laissant s’exprimer des voix discordantes du totalitarisme rampant de la commission européenne

  5. Cela fait plaisir de pouvoir lire une interview de qualité. Cela malheureusement n’aurait jamais été possible dans aucuns des grands médias français. Merci au « Regard Libre

  6. Bravo M. Asselineau et Merci à la revue Regard Libre pour cet entretien qui correspond à un vrai travail de journaliste: pertinence des questions, liberté d’expression, propos argumentés…
    A la lecture de l’article, 2 questions me viennent à l’esprit:
    Pourquoi un tel article est-il impossible à réaliser en France ?
    Pourquoi M. Asselineau n’est-il pas Président de la République ?

  7. Quel bonheur Mr Asselineau de me réveiller en vous lisant !!!
    Un bonheur « goulayant » comme un bon vin .
    Oui, j’en use et j’ en abuse (pas du vin)
    A Vallères pour d’autres découvertes

  8. Merci Le Regard Libre pour cet entretien de qualité avec François Asselineau – Président de l’UPR – Nous mettons tous nos espoirs en lui pour que la Franc retrouve sa libre parole… Merci encore 🤗

  9. Oui, excellent! Ah, si les français étaient moins aveugles, moins manipulables et manipulés, nous pourrions être tenté d’y croire à nouveau.

Laisser un commentaire