Archives par mot-clé : union européenne

La bourse suisse dans la panade 

Les lundis de l’actualité – Bernard Frossard

En cette saison caniculaire, un froid s’est jeté sur les relations Suisse-Union européenne. Ce jeudi 27 juin, Berne a décidé d’imposer l’obtention d’une reconnaissance aux places financières européennes si elles veulent continuer à négocier des titres suisses. De son côté, la commission européenne annonce le non-renouvellement de l’équivalence boursière pour notre pays.

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Dialogue avec Kenza Meyer, la benjamine des candidats du Frexit

Entretien inédit – Nicolas Locatelli

Le 26 mai 2019, les Français seront appelés aux urnes pour les élections européennes. L’Union Européenne, ou «L’Etat maastrichtien» comme l’appelle le philosophe Michel Onfray, s’est imposée comme une évidence, une entité supranationale qui semble aller de soi, une sorte d’horizon indépassable des événements pour les Européens. Pourtant, le colosse vacille sur son socle composé des peuples sur lequel il se tient.

L’UE fait toujours rêver, mais même ses partisans admettent que les promesses et espoirs européens des années nonante n’ont pas porté leurs fruits. Marginaux et considérés comme des réactionnaires acariâtres il y a encore peu, les partisans d’une Europe sans Union suscitent l’intérêt des 18-30 ans. Nous rencontrons une Française, Kenza Meyer, étudiante en médecine et majeure depuis peu, qui a rejoint l’Union Populaire Républicaine (UPR). Ce parti politique français fondé et présidé par François Asselineau, que Le Regard Libre a interrogé l’été passé, milite, entre autres mais surtout, pour la sortie de l’euro, de l’Union Européenne et de l’OTAN. Ce parti difficilement classable sur l’axe gauche-droite et qui a été classé dans «divers» par le Conseil Constitutionnel ne manque pas de susciter la controverse… mais surtout, depuis quelque temps, il attire des jeunes, chose rare en politique.

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Theresa May, l’héroïne du Royaume-Uni

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

Europe, 2017. Le Brexit n’est au départ qu’un pari raté du premier ministre David Cameron. Avec le référendum, il espère avoir une arme pour renégocier la relation du Royaume-Uni avec l’Union européenne. A 51.9% des voix, les Britanniques décident de quitter le navire. Le Premier ministre vaincu démissionne, s’estimant être un mauvais capitaine pour le navire britannique qui vogue déjà vers sa nouvelle destination. Theresa May est désignée cheffe du Parti conservateur, puis Première ministre par la reine. La dame était une quasi-inconnue sur le plan national, considérée par les médias comme une personnalité fade et sans reliefs.

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Brexit, la fausse bonne idée d’un référendum

Les lundis de l’actualité – Diego Taboada

Ce mardi, la chambre des communes britannique se prononcera sur un accord de Brexit qui a toutes les chances d’être rejeté, car critiqué par les deux camps — tant les europhiles que les partisans d’un «hard» Brexit. Le vote avait déjà été repoussé à la fin de l’année dernière par le gouvernement au vu du peu de soutien, afin de permettre au gouvernement de convaincre les parlementaires du bien fondé de cet accord. Néanmoins, il ne semble y avoir aucune évolution dans les positions. 

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La Suisse à la croisée de chemins

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

Voilà plusieurs années que la Suisse et l’Union européenne, à la demande de Bruxelles, négocient un accord institutionnel pour régir tous les autres accords qui les lient. Un accord pour les gouverner tous, en somme. Les négociations avancent avec peine et dans le plus grand secret. Selon certains médias, l’UE aurait déjà fait plusieurs concessions à la Suisse. Mais Berne serait restée crispée sur ses lignes rouges par peur de faire un nouveau faux pas et d’attiser un nouveau groupe d’opposants à l’accord.

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«Destins d’ici», témoignage d’une époque pour mieux réfléchir à l’avenir

Les bouquins du mardi – Alexandre Wälti

Sans prétention, écrire une vie. Le projet de Bertil Galland est simple. Et quelle vie! L’homme de lettres romand a publié huit tomes aux éditions Slatkine. Destins d’ici: Mémoires d’un journaliste sur la Suisse du XXe siècle conclut une série de livres passionnants et protéiformes. L’éditeur et journaliste revient sur une époque en la racontant à travers le destin de plusieurs personnages autant anonymes que publics. Un contenu qui fait réfléchir à l’époque que nous vivons.

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Oui à l’Union européenne, mais réformée

Le Regard Libre N° 43 – Diego Taboada

Les élections européennes de 2019 sont présentées dans la plupart des médias comme un référendum pour ou contre l’immigration. Pourquoi ne pas plutôt y voir une opportunité de repenser le système dans son ensemble et de proposer enfin des réformes pour sauver l’Union européenne?

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La géopolitique de l’Arctique

Le Regard Libre N° 41 – Clément Guntern

Même si certains en doutent toujours, le réchauffement de la planète est devenu une certitude dont les effets les plus spectaculaires se font ressentir aux extrémités nord et sud de la Terre. Cette nouvelle donne a modifié les jeux d’intérêts entre les nations, surtout dans le nord.

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François Asselineau: «J’ai créé mon parti par désespoir»

Le Regard Libre N° 43 – Jonas Follonier

François Asselineau fut candidat à l’élection présidentielle française de 2017. Classé parmi les «petits candidats», il était le seul à proposer une sortie de la France de l’Union européenne. Jugé complotiste par certains, lucide par d’autres, l’homme est dans tous les cas très intéressant. Rencontre avec le président de l’Union populaire républicaine.

Jonas Follonier: Le lancement immédiat d’une procédure de sortie de l’Union européenne, de l’Euro et de l’OTAN se trouve au cœur de la ligne politique de votre parti, n’est-ce pas?

François Asselineau: J’ai créé l’UPR le 25 mars 2007, le jour même du cinquantième anniversaire du Traité de Rome. Lorsque nous avons déposé les statuts à la préfecture de police de Paris, la nécessité d’une sortie de l’Union européenne était inscrite dans l’objet même du parti politique. Ce n’est donc pas quelque chose de conjoncturel. En ce moment, un certain nombre de personnes sur la scène politique française et européenne commencent à se poser des questions sur l’UE. Tant mieux, mais personne ne peut nier que j’ai eu la primeur de cette affaire, puisque cela fait depuis onze ans et demi que c’est ma proposition. Ce qui fait aussi la caractéristique de notre parti, c’est qu’il n’y a aucune ambiguïté sur notre objectif: il s’agit de sortir de l’Union européenne de façon juridique par l’article 50. Celui-ci impose une négociation qui doit durer deux ans au maximum.

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Au Conseil européen, les illusionnistes sont rois

Les lundis de l’actualité – Diego Taboada

Cette semaine, les chefs d’Etat et gouvernement des pays membres de l’Union européenne ont siégé au Conseil européen. Comme à chaque « réunion des hauts placés », les attentes étaient élevées. Au menu du jour : crise migratoire et réforme de la zone euro. Ce sommet, censé être déterminant pour régler l’énième crise de l’UE, a déçu, comme toujours. Les européistes se lamentent et les sceptiques s’en donnent à cœur joie : pas de réelle avancée mais des sourires et des déclarations vides de sens. De la poudre aux yeux, en somme – ou plutôt, de perlimpinpin.

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