«La nation, c’est l’inverse des tribus»
«Aujourd’hui, on voit l’attachement comme une entrave, alors qu’il donne sens à la vie.» Photo: Nicolas Brodard pour Le Regard Libre
Etienne-Alexandre Beauregard plaide dans Anti-civilisation pour un conservatisme du bien commun. Nation, culture partagée et «homme ordinaire» sont, selon l’essayiste québecois de 25 ans, les conditions oubliées de la démocratie libérale.
Etienne-Alexandre Beauregard incarne une nouvelle génération de penseurs conservateurs. Dans son ouvrage Anti-civilisation, paru en septembre dernier, l’essayiste québecois formé en philosophie politique et en administration publique interroge la «crise des normes» et la dissolution du commun dans les sociétés modernes. Critiquant l’idée d’un libéralisme prétendument neutre et dénonçant le gouvernement des juges, le chercheur à l’Institut Cardus, un groupe de réflexion canadien s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise catholique, appelle à reconstruire les fondements culturels et moraux sans lesquels la lib
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