Archives de catégorie : Cinéma

Virée dans le milieu de la pègre avec «Pulp Fiction»

Extrait du dossier spécial Tarantino

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Tarantino, un cinéma si excitant!

Retour sur ses neuf films

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«Eté 85»: le talent de François Ozon et les clichés

François Ozon est de retour avec Eté 85. Après Grâce à Dieu où il dénonçait la pédophilie dans l’Eglise, film précédé du thriller psychologique L’Amant double et tant d’autres œuvres importantes, le réalisateur français se plonge dans sa propre adolescence, celle des années quatre-vingt. Un contexte à l’aide duquel le cinéaste nous livre le récit d’une nouvelle, belle et sexuelle amitié qui se solde après six semaines par un drame. Bienvenue dans un grand film véhiculant quelques stéréotypes, mais surtout beaucoup d’intelligence et de cœur.

Lire la critique

L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

Lire la suite de la chronique

Un «Pinocchio» dans la continuité, mais raté

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Matteo Garrone revient. Roberto Benigni aussi. Et évidemment la fable de Pinocchio (1881) de Carlo Collodi, déjà tant de fois portée à l’écran. L’événement s’annonce donc par la réunion de ces trois retours. Dogman (2018), véritable chef-d’œuvre à mes yeux, a confirmé Garrone, déjà remarqué à Cannes pour Gomorra (2008), en cinéaste brillant dont les sorties sont attendues avec impatience par le public. Benigni, l’éternel père sacrifié de l’immense La vie est belle (1997), fait un retour encore plus attendu sur le grand écran après huit années consacrées à la scène. Et Pinocchio, ça reste Pinocchio, à chaque nouvelle adaptation. Tantôt plus libre, tantôt fidèle, toute adaptation prouve que les années ne passent pas pour les fables. Elles demeurent; parlant à chaque époque, à tout le monde.

Lire la critique

Quand Tarantino a fait revenir Morricone au western


En hommage à Ennio Morricone, décédé la nuit dernière, nous publions en primeur cet article issu du dossier spécial «Tarantino à paraître la semaine prochaine dans notre numéro de juillet et écrit il y a quelques jours.


Le Regard Libre N° 64 – Jonas Follonier

Si nous acceptons comme point de départ que dans le grand cinéma, une musique de film résume l’essentiel du film en question, et qu’avec Tarantino, nous avons affaire à du grand cinéma, alors permettons-nous d’admirer ensemble Django Unchained (2012) et Les Huit Salopards (2014) à la lumière du plus grand coup de maître de Quentin Tarantino: celui d’avoir fait revenir le compositeur Ennio Morricone à la musique de western après plus de trente ans. Récit.

Lire l’article

Pas de dénouement pour l’affaire Maddie

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Combien de parents profitent de laisser les enfants se reposer tranquillement dans leur chambre pour profiter au mieux d’un souper en amoureux? Avec une magnifique vue sur la mer l’idée est encore plus attractive… et bien pour les McCann, ce qui celle qui devait être une soirée relax s’est littéralement transformée en cauchemar. Madeleine McCann, une jolie petite fille de trois ans, est portée disparue. C’est là que l’affaire remis au goût du jour par La disparition de Maddie voit le jour. Grâce aux témoignages exclusifs des parents de Maddie et des résidents de la région de Praia da Luz, la réalisation a réussi de manière précise, minutieuse et respectueuse à retracer toute l’histoire de 2007 à 2019.

Lire la suite de la critique

Zoom sur la pornographie avec Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Avec les deux documentaires des réalisatrices Jill Bauer, Ronna Gradus et Raschida Jones, qui a rejoint le duo après le premier film, Netflix nous donne l’occasion de poser un regard sur la pornographie. Plus qu’un regard, il s’agit d’un zoom. Un zoom cru, surtout dans le premier film, assez gênant, voire très embarrassant. Hot Girls Wanted (2015) et Hot Girls Wanted: Turned On (2017) s’immergent dans le monde du porno. Si le deuxième volet, Turned On, en propose une vision plus large en s’intéressant aussi au consommateur et à d’autres types de pornographie, le premier se focalise sur un aspect bien particulier celle-ci. Et c’est au premier film dont il est ici question de se consacrer pour profiter d’un zoom bien zoomé, très zoomé.

Lire la critique

«The Peanut Butter Falcon» ne compte pas pour des cacahuètes

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Un trio atypique, quelques miles à parcourir (sur l’eau, certes) et un rêve à réaliser. C’est là la définition presque parfaite d’un road movie comme on les aime. Ode à la liberté, The Peanut Butter Falcon ne marquera probablement pas l’histoire du cinéma mais possède ce qu’il faut pour se faire une petite place dans les cœurs.

Lire la critique

«You Will Die at 20» mais la vie t’appelle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Cette année, le FIFF (Festival International de Films de Fribourg) s’est déroulé sous une forme particulière: programmation des films maintenue, mais à visionner en ligne. Inutile de vous dire pourquoi. Inutile de vous dire que malgré tout ce qui a été mis en place par les organisateurs, aucun écran domestique ne peut remplacer le grand écran. Même si les films sont bons, et même souvent très bons. Le FIFF ne déçoit jamais. Connu pour sélectionner de grands crus de par le monde entier, il permet la découverte de régions lointaines et l’exploration de cultures aussi riches qu’exotiques, en plus d’offrir l’expérience d’un cinéma particulièrement attentif à la forme, qui parle depuis ailleurs, qui parle en soi.

Lire la critique