Est-ce qu’un documentaire implique une plus grande responsabilité de son réalisateur face à la réalité qu’une œuvre de fiction? Oui, sans aucun doute – c’est du moins le postulat que je défends au sortir du festival international du film alpin des Diablerets.
Ce mois-ci, notre chroniqueur explore la contradiction apparente entre la baisse de fréquentation des cinémas et le succès croissant des festivals de films.
Après avoir déploré la paresse des remakes et des suites de films sans fin, notre chroniqueur s’attaque à l’écueil des adaptations d’œuvres littéraires. Ou quand l’hubris pousse à vouloir faire mieux que l’œuvre originale.
Quand le dirigeant d’une nation propose de diffuser une œuvre de fiction pour éduquer des élèves, il est temps de se demander s’il est bon de se fier à cette dernière pour façonner notre rapport au réel.
Ce mois-ci, notre chroniqueur cherche à comprendre le désintérêt croissant du public occidental envers les productions du géant du divertissement, à travers l’œuvre du journaliste et sociologue Siegfried Kracauer.
Remake, prequel, sequel, spin-off: ces néologismes ne sont que trop familiers au public contemporain. Au cinéma ou sur les plateformes, films et séries recyclent les recettes du passé, signe d’une époque qui ne sait se réinventer.
Le western révèle comme nul autre genre à quel point les Etats-Unis sont centrés sur eux-mêmes et leur passé. Chaque film s’apparente à une énième séance d’autothérapie, souvent nombriliste – et de plus en plus répétitive.
Peu avant la nouvelle année, la Radio Télévision Suisse (RTS) a sorti l’argenterie et le cristal avec une série historique produite en collaboration avec Netflix. Si cette œuvre fastueuse est également audacieuse, il lui manque d’être prodigieuse.
«Leni Riefenstahl», énième documentaire sur la réalisatrice allemande, explore ce qui a pu pousser une si brillante artiste à mettre son talent au service du régime nazi.