Archives de catégorie : Politique

Le centre n’a pas le monopole de la recherche d’équilibres

Le Regard Libre N° 70 – Jonas Follonier

Dans l’entretien-débat que nous vous proposons en pp. 8-11 de ce numéro, Sascha Zbinden (PBD) et Nathan Bender (PDC) ont été questionnés sur leur vision quant à la fusion de leurs deux partis et à la nouvelle dénomination «Le Centre». Pour les âmes peu acquises aux idées centristes, deux problèmes sautent aux yeux dans les propos aussi bien de l’un que de l’autre.

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«Le Centre»: débat entre deux jeunes centristes

DÉBAT LONG FORMAT, Robin Parisi | Le paysage politique suisse vit en ce début d’année 2021 un tournant majeur. L’historique Parti démocrate-chrétien accueille dans ses rangs le jeune Parti bourgeois-démocrate. Cette fusion, principalement alémanique, s’accompagne d’un véritable tremblement de terre avec le changement de nom de cette formation politique: Le Centre. Nathan Bender des Jeunes démocrates-chrétiens du Valais romand et Sascha Zbinden des Jeunes bourgeois-démocrates bernois croisent le fer en partageant leurs visions et leurs réflexions sur ce nouveau parti et sur les enjeux qu’il aura à affronter ces prochaines années.

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Trump n’a pas été une erreur de l’histoire

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | Maintenant que le mandat de Donald Trump touche à sa fin, la question se pose: que laissera-t-il en héritage à l’histoire de son pays? Sa personnalité et ses actions politiques ont certes choqué ou impressionné, mais il ne perpétue pas moins une tendance présente depuis longtemps: la désunion nationale et le déclin international des Etats-Unis.

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Le droit au blasphème, un concept contre-productif

ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Lors du massacre de Charlie Hebdo et du récent attentat de Conflans-Sainte-Honorine, un thème a envahi la scène politique et médiatique, surtout française: le «droit au blasphème». Ses défenseurs l’invoquent au nom de la laïcité et de la liberté d’expression, les islamistes en font un motif de plus pour détester la France et l’Occident. Certes, la formule est efficace. Mais qu’en est-il de sa pertinence?

La voie bilatérale, une impasse depuis toujours

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En se lançant dans la voie bilatérale au début des années 2000, la Suisse pensait avoir trouvé une forme de cohabitation avec son voisin européen qui serait profitable et adaptée aux particularités suisses. Or, dès sa conception, cette voie était en réalité une impasse politique. Elle le reste aujourd’hui et s’explique par une série de mythes bien ancrés dans notre pays. Pour sortir de ce cul-de-sac, c’est au peuple suisse qu’il revient d’avoir enfin un projet européen. Un acte demandant courage et modestie et qui renforcerait notre identité nationale.

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Derrière la notion de souveraineté, la fin de la naïveté

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | L’année 2020, en plus d’avoir connu une pandémie à l’impact incommensurable, a marqué le retour, ou plutôt la renaissance, d’une notion que l’on disait désuète, inadaptée, voire dangereuse: celle de souveraineté. En l’espace de quelques mois, la question est redevenue centrale. Mais un vocabulaire anachronique tend à éclipser le vrai enjeu: non pas le repli des nations sur elles-mêmes, mais la poursuite d’une régulation équilibrée de la mondialisation.

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Formation professionnelle: une affaire de haute école?

ARTICLE LONG FORMAT, Robin Parisi | La formation suisse se conçoit comme un système à deux voies principales parallèles, mais perméables l’une pour l’autre. La voie dite «professionnelle» qui démarre par le célèbre CFC et peut s’achever par des diplômes ES, Brevets fédéraux ou encore Diplôme fédéraux. La seconde voie amène l’étudiant des écoles de maturité, gymnasiales ou spécialisées vers les hautes écoles que sont les universités et les HES. Pourtant, phénomène principalement romand, les hautes écoles spécialisées accaparent – et sous la bénédiction bienveillante des autorités cantonales francophones – le privilège de la formation professionnelle. Sans, toutefois, renoncer au prestige «universitaire» que le Processus de Bologne leur a apporté.

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Mohamed Hamdaoui: «Il faut donner la possibilité aux enseignants de libérer leur parole»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | C'est l’un des politiciens suisses à être le plus sur le front du combat contre l’islamisme. Même s’il n’aime pas ce mot, «combat» (il lui préfère celui de «cause»), Mohamed Hamdaoui en a fait l’un de ses thèmes prioritaires, se profilant dans ce débat comme un acteur très investi, quitte à verser dans l’émotion. Son parcours y est sans doute pour quelque chose: né dans le Hoggar, ce Touareg a aimé une femme qui dans les années quatre-vingt s’est fait enlever par des islamistes algériens parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces semeurs de terreur l’ont décapitée. Le meurtre en France du professeur Samuel Paty par un musulman radicalisé utilisant le même mode opératoire l’a bouleversé. Entretien avec un ancien socialiste devenu PDC, qui ne considère pas la Suisse à l’abri de l’islam politique.

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Les racines de la polarisation politique américaine

ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | Celle que l’on surnomme la première des démocraties, celle dont on a si longtemps loué les mérites et la vigueur, semble aujourd’hui à bout de souffle. Le «débat» chaotique entre Joe Biden et Donald Trump en témoigne. Les racines du mal sont si profondes qu’il serait injuste d’imputer la situation actuelle à tel ou tel président. C’est à la société américaine dans son ensemble de régler le mal qui la ronge: la polarisation rampante.

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L’avertissement de François Sureau

Le Regard Libre N° 68 – Jonas Follonier

L’an dernier, l’avocat, écrivain et désormais académicien français François Sureau publiait chez Gallimard son tract Sans la liberté. Avec cet essai au titre fort, l’auteur y peignait et dénonçait une société – la société française actuelle – ayant perdu peu à peu son Etat de droit. Une société «sans la liberté», qui lui faisait froid dans le dos et qui trouverait pour seule issue favorable un amour retrouvé pour la liberté politique. S’il est intéressant de se replonger dans ce texte pour un éditorial, c’est que, justement, il trouve des résonances évidentes avec notre société, la société suisse, et, de manière encore plus marquante, avec ce que la gestion actuelle de la crise nous fait traverser.

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