ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Pour comprendre l’idéologie régnant actuellement dans certaines universités, il convient de se pencher sur l’histoire récente des Etats-Unis, où cette idéologie est née. En 2017, l’énigmatique Donald Trump prêtait serment pour quatre ans à la tête de la première puissance mondiale. Aujourd’hui, l’heure est au bilan. Si tous les médias s’accordent pour décrier les politiques désastreuses de Trump, peu sont ceux qui analysent le contexte qui a permis le triomphe d’un nouveau populisme américain. Trente années pendant lesquelles la gauche s’est repliée sur un idéal de plus en plus individualiste et antirépublicain, au mépris de la nécessité d’une vraie vision politique. C’est ce que l’intellectuel de gauche et professeur à Columbia University Mark Lilla a analysé dans son livre «La gauche identitaire» paru en 2018.
ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.
Julien Rochedy, trente-deux ans, est une ancienne étoile montante de la politique française. En tant que membre du Front national, le jeune Ardéchois a obtenu ses plus hautes responsabilités en devenant conseiller politique de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle de 2012, puis en accédant à la direction du Front national de la jeunesse la même année. Cependant, l’évolution idéologique de Marine Le Pen et du parti le dégoûte peu à peu – comme il l’explique dans une vidéo long format postée sur sa chaîne YouTube. Ainsi, en 2014, Julien Rochedy abandonne tout engagement politique. Aujourd’hui, il s’investit entièrement dans la métapolitique où il s’agit, dit-il, de mener le combat sur le terrain des idées. A ce titre, il publie des livres, donne des conférences et poste des vidéos sur internet. C’est sur internet, justement, sans rien savoir d’abord de son engagement politique, que j’ai découvert Julien Rochedy avant de lui proposer un entretien.
L'anti-idéologisme, rien qu'une posture
Le paysage politique suisse vit en ce début d’année 2021 un tournant majeur. L’historique Parti démocrate-chrétien accueille dans ses rangs le jeune Parti bourgeois-démocrate. Cette fusion, principalement alémanique, s’accompagne d’un véritable tremblement de terre avec le changement de nom de cette formation politique: Le Centre. Nathan Bender des Jeunes démocrates-chrétiens du Valais romand et Sascha Zbinden des Jeunes bourgeois-démocrates bernois croisent le fer en partageant leurs visions et leurs réflexions sur ce nouveau parti et sur les enjeux qu’il aura à affronter ces prochaines années.
ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | Maintenant que le mandat de Donald Trump touche à sa fin, la question se pose: que laissera-t-il en héritage à l’histoire de son pays? Sa personnalité et ses actions politiques ont certes choqué ou impressionné, mais il ne perpétue pas moins une tendance présente depuis longtemps: la désunion nationale et le déclin international des Etats-Unis.
ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En se lançant dans la voie bilatérale au début des années 2000, la Suisse pensait avoir trouvé une forme de cohabitation avec son voisin européen qui serait profitable et adaptée aux particularités suisses. Or, dès sa conception, cette voie était en réalité une impasse politique. Elle le reste aujourd’hui et s’explique par une série de mythes bien ancrés dans notre pays. Pour sortir de ce cul-de-sac, c’est au peuple suisse qu’il revient d’avoir enfin un projet européen. Un acte demandant courage et modestie et qui renforcerait notre identité nationale.
L’éditorial de Jonas Follonier
ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | L’année 2020, en plus d’avoir connu une pandémie à l’impact incommensurable, a marqué le retour, ou plutôt la renaissance, d’une notion que l’on disait désuète, inadaptée, voire dangereuse: celle de souveraineté. En l’espace de quelques mois, la question est redevenue centrale. Mais un vocabulaire anachronique tend à éclipser le vrai enjeu: non pas le repli des nations sur elles-mêmes, mais la poursuite d’une régulation équilibrée de la mondialisation.