Rubrique: Suisse
Johan Rochel, le tireur de ficelles de l’extrême centre
ARTICLE LONG FORMAT, Diana-Alice Ramsauer | Il a au moins treize casquettes sur la tête, autant que d’étoiles à son drapeau cantonal. Au niveau très restreint de la Suisse romande, il représente une (petite) voix publique. Il propose sa façon de voir le monde à qui veut bien l’entendre: au travers du mouvement Appel Citoyen qu’il a cofondé, du think tank Foraus qu’il a vice-présidé ou bien du laboratoire d’éthique qu’il co-dirige encore maintenant. Ses valeurs, il les déballe également au 19h30 lorsqu’on l’invite pour parler de liberté fondamentale, au Temps pour mener un questionnaire sur la durabilité ou sur son blog pour analyser l’actualité tout en présentant l’objet de ses recherches. Et quand on est philosophe, «l’objet de ses recherches», c’est vaste. Et dilué.
Le centre n’a pas le monopole de la recherche d’équilibres
L'anti-idéologisme, rien qu'une posture
«Le Centre»: débat entre deux jeunes centristes
Le paysage politique suisse vit en ce début d’année 2021 un tournant majeur. L’historique Parti démocrate-chrétien accueille dans ses rangs le jeune Parti bourgeois-démocrate. Cette fusion, principalement alémanique, s’accompagne d’un véritable tremblement de terre avec le changement de nom de cette formation politique: Le Centre. Nathan Bender des Jeunes démocrates-chrétiens du Valais romand et Sascha Zbinden des Jeunes bourgeois-démocrates bernois croisent le fer en partageant leurs visions et leurs réflexions sur ce nouveau parti et sur les enjeux qu’il aura à affronter ces prochaines années.
La voie bilatérale, une impasse depuis toujours
ARTICLE LONG FORMAT, Clément Guntern | En se lançant dans la voie bilatérale au début des années 2000, la Suisse pensait avoir trouvé une forme de cohabitation avec son voisin européen qui serait profitable et adaptée aux particularités suisses. Or, dès sa conception, cette voie était en réalité une impasse politique. Elle le reste aujourd’hui et s’explique par une série de mythes bien ancrés dans notre pays. Pour sortir de ce cul-de-sac, c’est au peuple suisse qu’il revient d’avoir enfin un projet européen. Un acte demandant courage et modestie et qui renforcerait notre identité nationale.
Formation professionnelle: une affaire de haute école?
ARTICLE LONG FORMAT, Robin Parisi | La formation suisse se conçoit comme un système à deux voies principales parallèles, mais perméables l’une pour l’autre. La voie dite «professionnelle» qui démarre par le célèbre CFC et peut s’achever par des diplômes ES, Brevets fédéraux ou encore Diplôme fédéraux. La seconde voie amène l’étudiant des écoles de maturité, gymnasiales ou spécialisées vers les hautes écoles que sont les universités et les HES. Pourtant, phénomène principalement romand, les hautes écoles spécialisées accaparent – et sous la bénédiction bienveillante des autorités cantonales francophones – le privilège de la formation professionnelle. Sans, toutefois, renoncer au prestige «universitaire» que le Processus de Bologne leur a apporté.
Mohamed Hamdaoui: «Il faut donner la possibilité aux enseignants de libérer leur parole»
ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | C'est l’un des politiciens suisses à être le plus sur le front du combat contre l’islamisme. Même s’il n’aime pas ce mot, «combat» (il lui préfère celui de «cause»), Mohamed Hamdaoui en a fait l’un de ses thèmes prioritaires, se profilant dans ce débat comme un acteur très investi, quitte à verser dans l’émotion. Son parcours y est sans doute pour quelque chose: né dans le Hoggar, ce Touareg a aimé une femme qui dans les années quatre-vingt s’est fait enlever par des islamistes algériens parce qu’elle refusait de porter le voile. Ces semeurs de terreur l’ont décapitée. Le meurtre en France du professeur Samuel Paty par un musulman radicalisé utilisant le même mode opératoire l’a bouleversé. Entretien avec un ancien socialiste devenu PDC, qui ne considère pas la Suisse à l’abri de l’islam politique.
Cyrille Fauchère: «Nous voulons un débat démocratique sur les mesures sanitaires»
L'UDC VS a publié un communiqué jeudi 22 octobre.
Nous sommes des soldats et c’est très bien
ARTICLE LONG FORMAT, Antoine Menusier | L’apparition du Covid-19 a créé une situation inédite et déstabilisante. La population est mobilisée, au sens quasi militaire du terme, contre un ennemi qui toutefois n’était pas armé. Particulièrement pendant le confinement, la concentration des pouvoirs dans les mains du Conseil fédéral a paru insupportable à certains. Les antisystèmes s’en sont donné à cœur joie. Une épidémie où il a fallu et il faut encore obéir.