Archives par mot-clé : albert camus

Projection du «Ciné-roman» de Roger Grenier

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Loris S. Musumeci

Une trouvaille de bouquin. Sans connaître l’auteur, sans avoir jamais entendu parler de ce titre, Ciné-roman, composé de deux choses que j’aime le plus, le «ciné» et le «roman», n’a pas pu me laisser indifférent. Pour cent sous, je l’ai acheté, et je n’ai pas été déçou

Lire la critique

«Noces»: pour ne pas renoncer à la beauté du monde

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Loris S. Musumeci

Quatre lieux, quatre explorations, quatre textes qui célèbrent les noces d’Albert Camus avec des environnements qu’il aime. Ecrits entre 1936 et 1937, ces quatre essais lyriques annoncent qu’un jeune homme d’un peu plus de vingt ans a déjà trouvé les sources d’un bonheur simple, mais d’un bonheur vrai. Et exaltant. Entre descriptions sensitives et sensuelles, méditations et souvenirs d’une jeunesse en cours, les éléments essentiels à l’œuvre d’un Camus en construction surgissent déjà. Ils l’accompagneront jusqu’au Premier homme, resté inachevé. Noces est en ce sens une célébration de l’auteur, une célébration de lecture, une célébration de la beauté de son monde. 

Lire la critique

La Fille au bracelet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si tu vas en prison, est-ce que je pourrai prendre ta chambre?»

De la lumière du soleil, à l’obscurité d’un tribunal. 7 juin 2016: Lise profite des jeux de la plage, des joies de la mer, sous le regard d’une caméra discrète et éloignée. Deux gendarmes arrivent. La jeune fille part avec eux. C’est ainsi que s’ouvre la tourmente d’une adolescente. On la soupçonne d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora, retrouvée ensanglantée le matin même dans son lit.

Lire la suite de la critique

«Le Daim»: un mauvais OCNI – objet cinématographique non identifié

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Un vrai exercice de style n’assure pas l’exercice d’un vrai cinéma. Il n’assure pas même un vrai film. La preuve en est ce Daim qui est à vomir et qui se rapproche bien davantage de la vidéo que du film. Quentin Dupieux n’est pourtant ni un réalisateur dénué de talent, ni un artiste sans esprit. Sans parler de son acteur principal, l’immense Jean Dujardin, l’un des seuls acteurs français actuels à se hisser au niveau de la reconnaissance internationale.

Lire la suite de la critique

Eduardo Nunes : « Vous pouvez composer un film comme vous composez une musique »

Le Regard Libre N° 38, dossier spécial FIFF 2018 – Loris S. Musumeci

« Tu verras, il est adorable », m’avait-on dit au service de presse. Cela s’est confirmé. Le réalisateur brésilien Eduardo Nunes a mis toute sa tendresse dans les images délicates et les sons précis d’Unicorn (Unicórnio) qu’il a présenté au Festival International de Films de Fribourg. Rencontre autour d’un café à l’Ancienne Gare, quartier général du festival.

Continuer la lecture de Eduardo Nunes : « Vous pouvez composer un film comme vous composez une musique »

Matthias Sindelar, le Mozart du football

Le Regard Libre N° 34 – Nicolas Jutzet

Les grands héros se trouvent parfois sur un simple rectangle vert. Sindelar, précis face au but et courageux ailleurs, en fait assurément partie. Son histoire est celle d’un homme qui aura su lutter contre l’évidence, en assumant l’importance de son statut.

Le football, sport le plus pratiqué au monde. Sport du peuple par excellence. Praticable partout, tout le temps. Le football regorge d’histoires et d’anecdotes laissant supposer que, contrairement à la plupart des huées condescendantes que lui réserve une partie de la population, qui croit s’élever en critiquant sans comprendre, il est question de bien plus que des vingt-deux pantins qui courent après un ballon. Nous nous trouvons face à un véritable fait social.

Certains, comme Georges Haldas, passeur d’émotions à la plume soyeuse, écrivent sa légende. Albert Camus dira de son côté : « Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois ». Vouloir opposer l’élite et le ballon rond n’est donc point pertinent. Prenons pour preuve les tribunes officielles lors des grands événements, garnies par les huiles politiques, économiques et culturelles. Mais avant d’en arriver au sport business quelque peu aseptisé que nous connaissons, le football a eu le temps de se créer sa légende. Focus sur un acteur de ce grand conte. Continuer la lecture de Matthias Sindelar, le Mozart du football

Simone Weil et le sentiment national

Le Regard Libre N° 29 – Jonas Follonier

En cette veille du mois d’août et de la célébration de notre belle Suisse, jetons un regard sur une grande femme du XXe siècle, qui à travers sa vie et son œuvre a marqué à jamais la philosophie européenne. Simone Weil, avec un W, à ne pas confondre avec la femme politique qui vient de nous quitter.

Lire la suite de l’édito