Dans son éditorial du mois, Jonas Follonier poursuit son débat avec Olivier Delacrétaz, éditorialiste, qui avait répondu dans «La Nation» à son plaidoyer pour un scepticisme modéré.
L’association est un remède au repli sur soi dans les régimes démocratiques, où s’amenuit la dépendance à autrui qui prévalait dans les régimes féodaux. Elle permet également à ses membres de s'engager au-delà de leur intérêt personnel sans passer par l'Etat.
La façon dont est posée une question joue un grand rôle dans le débat public. Cette dimension sous-estimée des discussions notamment contemporaines en explique de nombreuses issues. La confusion a fait beaucoup de mal au débat d’idées ces derniers temps.
La seconde moitié du XXe siècle a été marquée par au moins deux événements majeurs: le déclin massif de la pratique religieuse traditionnelle et l’avènement de la société de consommation. Une chose cependant n’a pas changé: la nature humaine.
Le discours militant selon lequel les femmes en Suisse travailleraient «gratuitement» jusqu’à mi-février en raison de discriminations salariales a une fois encore été relayé dans la presse. Les études font pourtant état d’un écart dérisoire pour deux postes égaux.
En France, la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre a engendré des remarques homophobes de la part de militants LGBT. Anti-universalistes, illibéraux, ils ne sauraient tolérer qu’un «membre de la communauté» ait d’autres idées ou attitudes qu’eux.
La récente élection de Javier Milei à la tête de l’Argentine dévoile les limites du qualificatif d’«extrême droite». Entre contradictions et imprécisions, il convient de questionner la pertinence de cette étiquette politique devenue plus infamante qu’informative.
L’indignation sélective à propos du Proche-Orient est odieuse. Le cas le plus répandu de ce phénomène? Cette petite musique pro-palestinienne et surtout anti-israélienne qui fait du tort à sa propre cause à chacune de ses interventions – et chacun de ses silences.
A l’occasion de ce 100e numéro, fêtons le pluralisme, et ses corollaires que sont la tolérance et la liberté d’expression. Lors de la création du «Regard Libre», nous n’aurions pas imaginé à quel point ces maîtres mots de notre revue nécessiteraient d'être défendus.