Archives par mot-clé : film d’horreur

«The Hunt»: les complotistes et les élites

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je suis l’élite hérétique. Et pour info, connard, le réchauffement climatique, c’est pas des conneries.» 

Dans le monde de The Hunt, un groupe de superpuissants de la haute élite bien-pensante organise une partie de chasse. Alors même que la chasse, ce n’est pas trop leur truc a priori, pour eux qui sont vendus aux idéologies frôlant avec le véganisme. La chasse est pourtant bien organisée, mais contre des êtres humains. Ces victimes ont été kidnappées par le groupe de l’élite après avoir été repérées sur les réseaux sociaux.

Lire la suite de la critique
Publicités

«Psychose» et «Les Oiseaux», deux films de Hitchcock qui n’en font qu’un

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Jonas Follonier

Chefs-d’œuvre incontestés que Psychose et Les Oiseaux. Le premier, sorti en 1960, est souvent considéré comme le meilleur film d’Alfred Hitchcock; le second, sorti deux ans plus tard, comme son dernier grand film. Inscrites dans la même période du réalisateur, celle de la consécration américaine, ces deux œuvres ont bien plus en commun que ce qui fait la «veine Hitchcock». A regarder les deux films l’un après l’autre, ce que j’ai fait, on découvre que d’une certaine manière, ils ne font qu’un. Analyse.

Lire la rétrospective

«Dark Waters»: la lutte continue!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Quel film! Mais quel film! Je ressors de la séance totalement révolté, remonté, indigné. Et admiratif. Non seulement le sujet de Dark Waters est prenant parce qu’il relate une réalité qui nous concerne tous et qui a bien cours encore aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est porté par un travail de réalisation, de photographie et d’interprétation brillant.

Lire la critique

«Jojo Rabbit»: petit nazi fanatique et drôle

Les mercredis du cinéma – Antoine Bernhard

Le jeune Johannes Betzler, grand admirateur du Führer dont il s’est fait un ami imaginaire, appartient à la Hitlerjugend. Sa mère, du nom de Rosie, l’élève seule tout en menant des actions de résistance. Un jour, Jojo entend du bruit à l’étage. Il découvre avec stupéfaction que sa mère cache une jeune Juive du nom d’Elsa Korr. Quelque temps plus tard, Rosie, arrêtée par la Gestapo, est pendue en place publique. De cette situation découle le reste du film dans une oscillation entre guerre et liberté, humour et drame, innocence et endoctrinement.

Lire la suite de la critique

«The Grudge»: quel est l’intérêt des films d’horreur?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Quand quelqu’un meurt la rage au ventre, une malédiction advient.»

Classique dans ses caractéristiques, The Grudge est un vrai film d’horreur qui fonctionne comme un film d’horreur, avec les codes du film d’horreur. Nicolas Pesce donne d’ailleurs suite avec sa réalisation à la trilogie mythique du cinéma d’épouvante qui porte le même titre, qui elle-même est tirée du Grudge originelle venant du Japon. Cette série de cinq films est désormais devenue une tradition. Et ça marche toujours. Parce que vraiment, ça fait peur!

Lire la suite de la critique

De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

Lire la suite de la critique

«Ça: Chapitre 2», le passé revient nous chercher

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Et parfois, ce qu’on voudrait oublier, ce qu’on voudrait laisser derrière nous, ne peut y rester. Parfois, le passé revient nous chercher.»

Toujours la ville de Derry, mais vingt-sept ans plus tard. A la manière d’une série, le film rappelle d’emblée sa première partie en s’ouvrant brusquement sur le corps flottant de l’air de la jeune Beverly sous l’emprise assassine du clown. Pour passer tout de suite après à l’ambiance allègre et rieuse d’une fête foraine. Il n’y a pourtant pas que les jeunes en autos-tamponneuses qui rient. Rit aussi le clown Grippe-Sou. Qui revient.

Continuer la lecture de «Ça: Chapitre 2», le passé revient nous chercher

«Greta»: une horreur, mais pas dans le bon sens du terme

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Frances McCullen (Chloë Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro new-yorkais. En bonne citoyenne, elle décide de le ramener en personne à son propriétaire. Il se trouve qu’il s’agit de Greta Hideg (étonnante Isabelle Hupert), une femme esseulée qui l’invite à prendre un café. Elles se lient d’amitié. Jusqu’à ce que la jeune femme découvre une série de sacs identiques au premier, accompagnés de post-it montrant les nom et numéro de téléphone des jeunes femmes les ayant trouvés. Mais il n’est pas si facile de couper le cordon avec Greta, qui se mue pour Frances de maman de substitution en harceleuse déterminée. S’ensuit un jeu du chat et de la souris à travers les rues et établissements New York.

Lire la critique

Dom«MA»ge

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Tate Taylor après son sublime chef-d’œuvre La couleur des sentiments, primé à de nombreuses reprises, déçoit, cette fois, avec Ma, un film d’horreur sans saveur.

Avec une actrice telle qu’Octavia Spencer, comment ne pas avoir de très hautes attentes. Cette dernière, que l’on a vu jouer dans de nombreux films ces dernière années, allant de la domestique à la mathématicienne, offre à nouveau une performance époustouflante. Sa capacité à faire passer des émotions fortes par le regard donne une réelle ampleur à Ma. Son regard est d’ailleurs souvent souligné par des gros plans, ce qui lui ajoute de la puissance.

Lire la suite de la critique

«The dead don’t die», chef-d’œuvre ou navet?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Qu’ont en commun Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Tom Waits et même Iggy Pop? Une gueule, certes. Une filmographie prestigieuse, évidemment. Et les faveurs du réalisateur Jim Jarmusch, également. Dirigés à plusieurs reprises par ce dernier, c’est dans The dead don’t die, présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d’or au festival de Cannes 2019, qu’il a fait le choix de réunir toutes ses «muses». Un casting détonnant, des partis pris audacieux, une esthétique résolument kitsch, une morale ambigüe et un humour pour le moins particulier: on frise le nanare ou on effleure le génie. C’est selon.

Lire la suite de la critique