Archives par mot-clé : film d’horreur

« The Dark » : lorsque l’horreur guérit d’elle-même

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Pour son premier long-métrage, Justin P. Lange nous emmène dans les bois maudits de Devil’s Den (« La tanière du diable »), où réside un monstre. The Dark est une épopée morbide du processus de guérison, touchant à des thèmes d’une réalité que l’on ne peut ignorer.

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« Climax », le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire une petite fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur ? Gaspar Noé, évidemment.

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« Hereditary » : on en perd la tête !

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz et Jonas Follonier

Avec Hereditary (film en compétition internationale), le jeune réalisateur new-yorkais Ari Aster réussit son pari : celui de nous faire perdre la tête et de nous glacer le sang.

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« Action ou vérité », telle est la question

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Le jeu nous a suivis. »

Ola le Mexique ! Une bande de potes arrive pour des vacances de folie ! Selfies à gogo, beuveries, rires, interminables soirées, coucheries sans lendemains : le rêve pour des étudiants en dernière année à l’université. Au dernier soir du séjour au Mexique, l’intelligente et sérieuse Olivia (Lucy Hale) rencontre un charmant jeune homme. Il dit s’appeler Carter (Landon Liboiron). Assurément, il est beau gosse ; et il lui en faut peu pour séduire la vacancière. Le bar festif ferme, mais hors de question de s’arrêter là pour une dernière nuit qui doit demeurer inoubliable.

Carter propose donc à Olivia et ses amis de continuer à s’amuser dans un lieu « génial », dit-il. Légèrement éméchés, les jeunes se rendent dans un ancien monastère sur une colline au bord de l’eau, malgré la stricte interdiction de pénétrer le domaine. Tout est vieux. Tout est cassé. Tout est sombre. Mais il y a des chaises et des bouteilles. Pourquoi ne pas jouer à action ou vérité sous la proposition de Carter ? Et le paranormal commence…  discrètement. La soirée se conclut dans la dispute, sans rien de trop choquant. De retour à l’université, tout prend cependant une autre tournure. Le jeu a suivi les étudiants. Il s’impose à eux. Il est démoniaque. Et n’a en fait plus rien d’un jeu.

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« Jigsaw » – Le tueur au puzzle serait-il de retour ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

La saga Saw continue. Après le septième volet de la sangolinante série de films, pourtant sous-titré « Chapitre final », voilà qu’éclôt sur les écrans un huitième épisode, basé sur le méchant de l’histoire… pourtant mort il y a dix ans. Contre toute attente, Jigsaw, le tueur au puzzle, semble être de retour, à en juger par sa voix que la police détecte dans de nouveaux enregistrements audio et par son sang que les scientifiques retrouvent sur une victime.

Voilà la trame d’un film qui n’a rien perdu du voyeurisme gore de ses grands frères. Une boucherie perpétuelle, mais variée dans ses modes de faire. C’est ce à quoi doit s’attendre le spectateur qui n’aurait pas assisté à ce phénomène du cinéma d’horreur de 2004 à 2010. Tués par balle, brûlés par l’acide, déchiquetés par des scies ou pendus, les participants au nouveau « jeu » de Jigsaw (ou de son successeur) sont voués aux pires ignominies, pourtant préparées avec talent et minutie.

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« Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il fallait oser. Marier en un film le cinéma d’épouvante fantastique et le drame romantique. Tel a été le défi de Mathieu Turi avec son premier long-métrage. Ce jeune cinéaste français se lance dans une carrière prometteuse : le film qu’il a présenté hier soir au NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) succède à une expérience cinématographique remarquable. Fort de deux courts métrages qui ont marqué les mémoires, Mathieu Turi a travaillé comme assistant réalisateur auprès de géants tels que Clint Eastwood, Quentin Tarantino ou encore Woody Allen.

Hostile, c’est l’histoire d’une femme écorchée par les épreuves de la vie, qui se retrouve enfermée dans son véhicule suite à un accident. Une situation catastrophique, d’autant plus que l’humanité se trouve à un stade de reconstruction post-apocalyptique et que des créatures inquiétantes rodent la nuit pour déchiqueter toute présence humaine. Le huis clos que nous propose Mathieu Turi est un film d’horreur habilement ficelé. Surtout, il est composé d’une autre dimension fondamentale : une série de « flash-back » romantiques. Continuer la lecture de « Hostile », ou quand le cinéma ose dépasser la frontière des genres