Archives par mot-clé : film d’horreur

«Jojo Rabbit»: petit nazi fanatique et drôle

Les mercredis du cinéma – Antoine Bernhard

Le jeune Johannes Betzler, grand admirateur du Führer dont il s’est fait un ami imaginaire, appartient à la Hitlerjugend. Sa mère, du nom de Rosie, l’élève seule tout en menant des actions de résistance. Un jour, Jojo entend du bruit à l’étage. Il découvre avec stupéfaction que sa mère cache une jeune Juive du nom d’Elsa Korr. Quelque temps plus tard, Rosie, arrêtée par la Gestapo, est pendue en place publique. De cette situation découle le reste du film dans une oscillation entre guerre et liberté, humour et drame, innocence et endoctrinement.

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«The Grudge»: quel est l’intérêt des films d’horreur?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Quand quelqu’un meurt la rage au ventre, une malédiction advient.»

Classique dans ses caractéristiques, The Grudge est un vrai film d’horreur qui fonctionne comme un film d’horreur, avec les codes du film d’horreur. Nicolas Pesce donne d’ailleurs suite avec sa réalisation à la trilogie mythique du cinéma d’épouvante qui porte le même titre, qui elle-même est tirée du Grudge originelle venant du Japon. Cette série de cinq films est désormais devenue une tradition. Et ça marche toujours. Parce que vraiment, ça fait peur!

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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«Ça: Chapitre 2», le passé revient nous chercher

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Et parfois, ce qu’on voudrait oublier, ce qu’on voudrait laisser derrière nous, ne peut y rester. Parfois, le passé revient nous chercher.»

Toujours la ville de Derry, mais vingt-sept ans plus tard. A la manière d’une série, le film rappelle d’emblée sa première partie en s’ouvrant brusquement sur le corps flottant de l’air de la jeune Beverly sous l’emprise assassine du clown. Pour passer tout de suite après à l’ambiance allègre et rieuse d’une fête foraine. Il n’y a pourtant pas que les jeunes en autos-tamponneuses qui rient. Rit aussi le clown Grippe-Sou. Qui revient.

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«Greta»: une horreur, mais pas dans le bon sens du terme

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Frances McCullen (Chloë Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro new-yorkais. En bonne citoyenne, elle décide de le ramener en personne à son propriétaire. Il se trouve qu’il s’agit de Greta Hideg (étonnante Isabelle Hupert), une femme esseulée qui l’invite à prendre un café. Elles se lient d’amitié. Jusqu’à ce que la jeune femme découvre une série de sacs identiques au premier, accompagnés de post-it montrant les nom et numéro de téléphone des jeunes femmes les ayant trouvés. Mais il n’est pas si facile de couper le cordon avec Greta, qui se mue pour Frances de maman de substitution en harceleuse déterminée. S’ensuit un jeu du chat et de la souris à travers les rues et établissements New York.

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Dom«MA»ge

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Tate Taylor après son sublime chef-d’œuvre La couleur des sentiments, primé à de nombreuses reprises, déçoit, cette fois, avec Ma, un film d’horreur sans saveur.

Avec une actrice telle qu’Octavia Spencer, comment ne pas avoir de très hautes attentes. Cette dernière, que l’on a vu jouer dans de nombreux films ces dernière années, allant de la domestique à la mathématicienne, offre à nouveau une performance époustouflante. Sa capacité à faire passer des émotions fortes par le regard donne une réelle ampleur à Ma. Son regard est d’ailleurs souvent souligné par des gros plans, ce qui lui ajoute de la puissance.

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«The dead don’t die», chef-d’œuvre ou navet?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Qu’ont en commun Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Tom Waits et même Iggy Pop? Une gueule, certes. Une filmographie prestigieuse, évidemment. Et les faveurs du réalisateur Jim Jarmusch, également. Dirigés à plusieurs reprises par ce dernier, c’est dans The dead don’t die, présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d’or au festival de Cannes 2019, qu’il a fait le choix de réunir toutes ses «muses». Un casting détonnant, des partis pris audacieux, une esthétique résolument kitsch, une morale ambigüe et un humour pour le moins particulier: on frise le nanare ou on effleure le génie. C’est selon.

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«La nonne»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Porté par la réalisation de Corin Hardy, La nonne est le cinquième volet de la saga légendaire Conjuring. Cet ensemble de films est centré sur le personnage de Valak, un démon. #exorcisme, comme on dit. Valak, cette fois-ci, prend l’apparence d’une nonne, d’où le titre. Pas compliqué, n’est-ce pas ? Le film non plus. La nonne a justement l’avantage de jouer avec brio son rôle de divertissement, et pas seulement.

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« The Dark » : lorsque l’horreur guérit d’elle-même

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Pour son premier long-métrage, Justin P. Lange nous emmène dans les bois maudits de Devil’s Den (« La tanière du diable »), où réside un monstre. The Dark est une épopée morbide du processus de guérison, touchant à des thèmes d’une réalité que l’on ne peut ignorer.

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«Climax», le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire une petite fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur? Gaspar Noé, évidemment.

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