Archives par mot-clé : film d’horreur

«Ça: Chapitre 2», le passé revient nous chercher

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Et parfois, ce qu’on voudrait oublier, ce qu’on voudrait laisser derrière nous, ne peut y rester. Parfois, le passé revient nous chercher.»

Toujours la ville de Derry, mais vingt-sept ans plus tard. A la manière d’une série, le film rappelle d’emblée sa première partie en s’ouvrant brusquement sur le corps flottant de l’air de la jeune Beverly sous l’emprise assassine du clown. Pour passer tout de suite après à l’ambiance allègre et rieuse d’une fête foraine. Il n’y a pourtant pas que les jeunes en autos-tamponneuses qui rient. Rit aussi le clown Grippe-Sou. Qui revient.

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«Greta»: une horreur, mais pas dans le bon sens du terme

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Frances McCullen (Chloë Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro new-yorkais. En bonne citoyenne, elle décide de le ramener en personne à son propriétaire. Il se trouve qu’il s’agit de Greta Hideg (étonnante Isabelle Hupert), une femme esseulée qui l’invite à prendre un café. Elles se lient d’amitié. Jusqu’à ce que la jeune femme découvre une série de sacs identiques au premier, accompagnés de post-it montrant les nom et numéro de téléphone des jeunes femmes les ayant trouvés. Mais il n’est pas si facile de couper le cordon avec Greta, qui se mue pour Frances de maman de substitution en harceleuse déterminée. S’ensuit un jeu du chat et de la souris à travers les rues et établissements New York.

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Dom«MA»ge

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Tate Taylor après son sublime chef-d’œuvre La couleur des sentiments, primé à de nombreuses reprises, déçoit, cette fois, avec Ma, un film d’horreur sans saveur.

Avec une actrice telle qu’Octavia Spencer, comment ne pas avoir de très hautes attentes. Cette dernière, que l’on a vu jouer dans de nombreux films ces dernière années, allant de la domestique à la mathématicienne, offre à nouveau une performance époustouflante. Sa capacité à faire passer des émotions fortes par le regard donne une réelle ampleur à Ma. Son regard est d’ailleurs souvent souligné par des gros plans, ce qui lui ajoute de la puissance.

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«The dead don’t die», chef-d’œuvre ou navet?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Qu’ont en commun Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Tom Waits et même Iggy Pop? Une gueule, certes. Une filmographie prestigieuse, évidemment. Et les faveurs du réalisateur Jim Jarmusch, également. Dirigés à plusieurs reprises par ce dernier, c’est dans The dead don’t die, présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d’or au festival de Cannes 2019, qu’il a fait le choix de réunir toutes ses «muses». Un casting détonnant, des partis pris audacieux, une esthétique résolument kitsch, une morale ambigüe et un humour pour le moins particulier: on frise le nanare ou on effleure le génie. C’est selon.

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«La nonne»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Porté par la réalisation de Corin Hardy, La nonne est le cinquième volet de la saga légendaire Conjuring. Cet ensemble de films est centré sur le personnage de Valak, un démon. #exorcisme, comme on dit. Valak, cette fois-ci, prend l’apparence d’une nonne, d’où le titre. Pas compliqué, n’est-ce pas ? Le film non plus. La nonne a justement l’avantage de jouer avec brio son rôle de divertissement, et pas seulement.

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« The Dark » : lorsque l’horreur guérit d’elle-même

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Pour son premier long-métrage, Justin P. Lange nous emmène dans les bois maudits de Devil’s Den (« La tanière du diable »), où réside un monstre. The Dark est une épopée morbide du processus de guérison, touchant à des thèmes d’une réalité que l’on ne peut ignorer.

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« Climax », le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire une petite fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur ? Gaspar Noé, évidemment.

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«Hereditary»: on en perd la tête!

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz

Avec Hereditary (film en compétition internationale), le jeune réalisateur new-yorkais Ari Aster réussit son pari: celui de nous faire perdre la tête et de nous glacer le sang.

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« Action ou vérité », telle est la question

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Le jeu nous a suivis. »

Ola le Mexique ! Une bande de potes arrive pour des vacances de folie ! Selfies à gogo, beuveries, rires, interminables soirées, coucheries sans lendemains : le rêve pour des étudiants en dernière année à l’université. Au dernier soir du séjour au Mexique, l’intelligente et sérieuse Olivia (Lucy Hale) rencontre un charmant jeune homme. Il dit s’appeler Carter (Landon Liboiron). Assurément, il est beau gosse ; et il lui en faut peu pour séduire la vacancière. Le bar festif ferme, mais hors de question de s’arrêter là pour une dernière nuit qui doit demeurer inoubliable.

Carter propose donc à Olivia et ses amis de continuer à s’amuser dans un lieu « génial », dit-il. Légèrement éméchés, les jeunes se rendent dans un ancien monastère sur une colline au bord de l’eau, malgré la stricte interdiction de pénétrer le domaine. Tout est vieux. Tout est cassé. Tout est sombre. Mais il y a des chaises et des bouteilles. Pourquoi ne pas jouer à action ou vérité sous la proposition de Carter ? Et le paranormal commence…  discrètement. La soirée se conclut dans la dispute, sans rien de trop choquant. De retour à l’université, tout prend cependant une autre tournure. Le jeu a suivi les étudiants. Il s’impose à eux. Il est démoniaque. Et n’a en fait plus rien d’un jeu.

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« Jigsaw » – Le tueur au puzzle serait-il de retour ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

La saga Saw continue. Après le septième volet de la sangolinante série de films, pourtant sous-titré « Chapitre final », voilà qu’éclôt sur les écrans un huitième épisode, basé sur le méchant de l’histoire… pourtant mort il y a dix ans. Contre toute attente, Jigsaw, le tueur au puzzle, semble être de retour, à en juger par sa voix que la police détecte dans de nouveaux enregistrements audio et par son sang que les scientifiques retrouvent sur une victime.

Voilà la trame d’un film qui n’a rien perdu du voyeurisme gore de ses grands frères. Une boucherie perpétuelle, mais variée dans ses modes de faire. C’est ce à quoi doit s’attendre le spectateur qui n’aurait pas assisté à ce phénomène du cinéma d’horreur de 2004 à 2010. Tués par balle, brûlés par l’acide, déchiquetés par des scies ou pendus, les participants au nouveau « jeu » de Jigsaw (ou de son successeur) sont voués aux pires ignominies, pourtant préparées avec talent et minutie.

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