Archives par mot-clé : guillaume canet

Ah! «La belle époque»!

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Avec ce deuxième film présenté hors compétition au festival de Cannes, Nicolas Bedos nous prouve que malgré son peu d’expérience, il a déjà l’étoffe d’un grand cinéaste. Et ce, pas seulement parce qu’il fait preuve de talent en écrivant et en réalisant à la fois. Ou parce que, comme c’est le cas pour tous les audacieux, sa personne ou sa plume, c’est selon, suscitent la controverse. Ni même, enfin, parce qu’on voit déjà poindre le tourment de l’artiste qui s’évertue à épuiser certaines obsessions et thématiques récurrentes. S’il gagne nos faveurs, c’est avant tout parce que ses comédies aigres-douces sont à l’image de la vie, drôlement tristes et tristement belles.

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Le drame des paysans porté à l’écran par Edouard Bergeon

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est un film aussi bien dur – dans son propos et ce qu’il montre à l’écran – qu’artistiquement réussi, et donc beau. Au nom de la terre d’Edouard Bergeon met en scène un paysan (Guillaume Canet) qui reprend la ferme de son père et qui glisse lentement du bonheur à l’horreur, malgré une femme et des enfants aimants. Un film percutant, basé hélas sur la réalité du monde agricole et de son évolution depuis quarante ans.

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«Matthias et Maxime»: l’amitié anti-Guillaume Canet

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Seulement une année après l’hollywoodien Ma vie avec John F. Donovan, le jeune prodige du cinéma québécois revient aux sources avec Matthias et Maxime. L’art et la manière de produire une œuvre de fiction avec sa vraie bande de potes, en évitant le piège de la beauferie.

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«Nous finirons ensemble»: la bande d’amis du Cap Ferret

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Putain, j’étouffe!»

Ils sont venus, ils sont tous là: toute l’équipe des Petits mouchoirs est de retour. Et autant le dire tout suite: les neuf ans qui se sont écoulés depuis le premier film n’ont pas fait du bien à tout le monde. Chacun a vieilli, bien sûr, mais chacun a accumulé déceptions et bouleversements.

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«Le grand bain» des belles blessures

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Sept types paumés et une femme brisée se reconstruisent grâce au rêve commun de participer aux mondiaux de natation synchronisée. Y parviendront-ils malgré leur mal de vivre? Ce condensé du synopsis annonce l’originalité du film de Gilles Lellouche. Le Grand Bain est une comédie dans laquelle la relation au corps joue un rôle important tout comme les blessures psychologiques. Elles donnent plus de force à l’humour. Nous aurions envie de parler d’ode à la difformité physique, d’éloge de la différence, d’apologie du singulier. Sans avoir peur de ces grands mots puisqu’ils soulignent précisément les particularités du film.

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« Monsieur et Madame Adelman »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Nous avions commencé ce mois cinématographique avec Rock ‘n Roll, le navet de Guillaume Canet. Nous terminons le mois avec un film de la même espèce : une comédie où un jeune réalisateur bobo de Paris se met lui-même en scène avec sa compagne. En tous points, le long-métrage signé Nicolas Bedos est mieux réussi que celui de Guillaume Canet, à commencer par l’optique choisie.

En effet, Bedos n’a pas choisi comme Canet de situer l’histoire au même stade temporel que la réalité. Le réalisateur a choisi de raconter l’histoire d’un couple dans la durée. En somme, d’imaginer sa vie avec Doria Tillier depuis l’instant de leur rencontre jusqu’à sa mort. L’idée est excellente, et le choix des acteurs est bon. Dans la salle, on rit beaucoup. Le film fonctionne. Cependant, il faut tout de même lui reconnaître un certain nombre de défauts. Continuer la lecture de « Monsieur et Madame Adelman »

« Rock ‘n roll », un film qui fait honte

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

L’idée de départ était bonne : créer une comédie sur soi-même, une satire autobiographique. Tel était le pari de Guillaume Canet, acteur et réalisateur français dans la vie et… dans le film en question. Dans son cinquième long-métrage, Canet n’est pas le seul à jouer son propre rôle : il s’entoure de sa compagne Marion Cotillard, de son ami producteur Alain Attal, du musicien Yodelice et compte sur la participation de stars telles que Kev Adams et un certain… Johnny Hallyday.

Dans cette auto-fiction, Guillaume Canet atteint la quarantaine et réalise, à cause de propos tenus par une jeune actrice sur un tournage, qu’il est passé dans la catégorie des vieux acteurs et qu’il n’est plus un objet de désir sexuel pour le public féminin. Il est fini, fichu. Il n’est plus rock. Pire encore : il ne l’a jamais été. Cette révélation sonnera le début d’un volonté pour le moins déjantée de changer son image et de paraître plus jeune. Continuer la lecture de « Rock ‘n roll », un film qui fait honte