Archives par mot-clé : hitler

Contamination colorée signée Franck Pavloff

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Ivan Garcia

En une dizaine de pages, l’auteur met à jour le quotidien de deux citoyens lambdas confrontés à la lente tyrannie du brun, couleur et vocable imposés par un état totalitaire, et à laquelle ils adhèrent. Ironie du sort, c’est cette même adhésion qui finit par les condamner. Une petite fable facile à lire et atemporelle. A lire comme une prédiction.

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«Le Schmock»: FOG nous parle des flatulences d’Hitler

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Si ce n’était pour la jaquette du livre avec sa petite poupée d’Hitler à genoux, si ce n’était pour le nom de l’auteur, Franz-Olivier Giesbert – FOG pour les intimes –, Le Schmock n’attirerait en rien au premier abord. Encore un roman sur la période de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Allemagne nazie qui plus est. Mais quand on aime bien FOG, on se lance quand même. D’autant plus qu’il nous annonce en quatrième de couverture que cette histoire, il la rumine depuis longtemps. L’auteur a quelque chose d’important à nous raconter. Histoire d’amitié, de famille, de politique; Le Schmock est un partage.

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La vie d’AndrEas Altmann, un témoignage percutant

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

De ses parents, Adreas Altmann n’avait gardé que l’exemplaire de Mein Kampf qu’avait reçu le couple pour son mariage. Un livre, et de mauvais souvenirs. 

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Lectures du Goncourt 2017 (épisode 2/2)

Le Regard Libre N° 34 – Loris S. Musumeci

Tiens ferme ta couronne, Bakhita, L’Art de perdre et L’ordre du jour formaient une liste de qualité en tant que finalistes pour l’irremplaçable Prix Goncourt. Le 6 novembre, c’est finalement L’ordre du jour d’Eric Vuillard qui l’emporta. Retour sur l’impression suscitée par ce court roman atypique mais puissant.

« Le Soleil est un astre froid. Son cœur, des épines de glace. Sa lumière, sans pardon. En février, les arbres sont morts, la rivière pétrifiée, comme si la source ne vomissait plus d’eau et que la mer ne pouvait en avaler davantage. Le temps se fige. Le matin, pas un bruit, pas un chant d’oiseau, rien. Puis une automobile, une autre, et soudain des pas, des silhouettes qu’on ne peut pas voir. Le régisseur a frappé trois coups mais le rideau ne s’est pas levé. »

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Matthias Sindelar, le Mozart du football

Le Regard Libre N° 34 – Nicolas Jutzet

Les grands héros se trouvent parfois sur un simple rectangle vert. Sindelar, précis face au but et courageux ailleurs, en fait assurément partie. Son histoire est celle d’un homme qui aura su lutter contre l’évidence, en assumant l’importance de son statut.

Le football, sport le plus pratiqué au monde. Sport du peuple par excellence. Praticable partout, tout le temps. Le football regorge d’histoires et d’anecdotes laissant supposer que, contrairement à la plupart des huées condescendantes que lui réserve une partie de la population, qui croit s’élever en critiquant sans comprendre, il est question de bien plus que des vingt-deux pantins qui courent après un ballon. Nous nous trouvons face à un véritable fait social.

Certains, comme Georges Haldas, passeur d’émotions à la plume soyeuse, écrivent sa légende. Albert Camus dira de son côté : « Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois ». Vouloir opposer l’élite et le ballon rond n’est donc point pertinent. Prenons pour preuve les tribunes officielles lors des grands événements, garnies par les huiles politiques, économiques et culturelles. Mais avant d’en arriver au sport business quelque peu aseptisé que nous connaissons, le football a eu le temps de se créer sa légende. Focus sur un acteur de ce grand conte. Continuer la lecture de Matthias Sindelar, le Mozart du football