Archives par mot-clé : justice

«L’Etranger» de Camus: et si le procès de Meursault n’était pas le bon…

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

Pour la jeune femme que je suis, quelque peu perdue et extérieure à ce monde, la lecture de L’Etranger de Camus a sonné comme ma plus grande révélation littéraire. Un bouleversement de vie! A l’heure où La Peste a été relue par des milliers de lecteurs et remise au goût du jour «Covid-19», il m’était important de mettre en lumière cet autre chef-d’œuvre camusien. Parfois couvert d’un grossier dédain. Or, nous qui sommes tant nombreux à l’avoir étudié lors de nos années d’études, oublions nos manuels scolaires le temps d’une critique, le temps d’une audace. Laissons, en partie, de côté le procès de Meursault, criminel de ne guère éprouver d’émotions. Et appelons à la barre l’accusé pour incitation au meurtre et à l’apathie : le soleil.

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La justice sociale, une justice?

En mai dernier, lors d’un discours en vidéoconférence qui prenait pour thème le financement du développement des pays pauvres, notre actuelle Présidente Simonetta Sommaruga a défendu son projet de société globale: moins inégale, plus durable et mieux capable de relever les défis que traînent à leur suite les changements sociétaux, au rang desquels la pandémie actuelle et le changement climatique. Mais si cette intervention banale m’a frappé, c’est qu’elle désirait aussi que le monde de demain fût… plus juste! Par-là, la conseillère fédérale socialiste n’entendait pas vraiment parler de justice, mais de justice sociale. Qu’est-ce donc que cette notion que l’on croise si souvent? Peut-elle entretenir un rapport avec la justice traditionnelle?

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«Dark Waters»: la lutte continue!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Quel film! Mais quel film! Je ressors de la séance totalement révolté, remonté, indigné. Et admiratif. Non seulement le sujet de Dark Waters est prenant parce qu’il relate une réalité qui nous concerne tous et qui a bien cours encore aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est porté par un travail de réalisation, de photographie et d’interprétation brillant.

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«Sur ma peau»: l’histoire d’un martyr de la justice

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Stefano Cucchi, trente-et-un ans, est arrêté le 15 octobre 2009. Consommation et trafic de drogue, à Rome, sa ville, la sua Roma.

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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Avec «A Thousand Girls Like Me», Sahra Mani se bat au quotidien pour les femmes de son pays

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial FIFF 2019

Voilà un documentaire qui marque. Voilà une réalisatrice qui marque tout autant. Son courage et sa volonté de changer les choses l’ont menée à raconter l’histoire de Khatera Golzad dans A Thousand Girls Like Me. Cette jeune fille de vingt-trois ans a été abusée par son père durant des années, qui est devenu fou à cause de la guerre. Mais parler de ce genre de tabou ne fait pas très bonne impression. Elle franchit néanmoins le pas en s’exprimant à la télévision. La famille exclut et menace Khatera, à l’exception de sa mère qui la soutient et l’aide à élever ses deux enfants; la justice est mal à l’aise dans la mesure où la voix d’une femme n’est que rarement écoutée. Pourtant, le père est bel et bien emprisonné. Ce qui n’achève toutefois pas les peines de Khatera, ses deux enfants et sa mère. Jusqu’au jour, du moins, où elle peut enfin commencer à se reconstruire, en France.

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«Une intime conviction»: le mensonge peut-il être au service de la vérité?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Madame, il y a des moments de vérité dans la vie.» 

Suzanne Viguier a disparu le 27 février 2000. Premier soupçon: Jacques Viguier, son mari. Le couple était en phase de séparation. Ce qui pousse l’amant de Suzanne, Olivier Durandet, à accuser Jacques. Après un premier emprisonnement de neuf mois, le mari soupçonné est relâché. Neuf ans plus tard, l’heure est au procès. C’est sur cette période-là que le film se concentre. Loin d’être un simple procès-verbal de l’affaire, Une intime conviction met en scène une star du barreau, Eric Dupont-Moretti, qui avait repris le cas, une femme obstinée, une famille déchirée, des témoignages douteux. Un procès kafkaïen, dans les affres de la justice. 

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«Millénium: ce qui ne me tue pas», déjà un classique

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

Millénium: ce qui ne me tue pas est un thriller-action-policier très réussi par le cinéaste uruguayen Fede Alvarez. Inspiré du roman Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz, qui a repris la trilogie Millénium de l’écrivain suédois Stieg Larsson, ce long-métrage est très riche et complexe, sans être compliqué.

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L’«Indignation» de Philip Roth

Le Regard Libre N° 43 – Alexandre Wälti

Dossier spécial Philip Roth (3/4)

Mourir bêtement d’un coup de baïonnette par refus de subordination à n’importe quel ordre moral. Finir déchiqueté sur le champ de bataille comme un bout de viande parce qu’on a refusé l’inculcation d’une quelconque tradition. Est-ce que cela en vaut la peine? La question fait écho au terme «indignation» – le sentiment de colère qui soulève une action qui heurte la conscience morale, le sentiment de la justice – titre du roman de feu Philip Roth.

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«En liberté!» et le micmac de nos têtes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Non, mais tu rends compte que t’as bouffé l’oreille de ce mec?»

Jean Santi était vaillant, loyal, valeureux et il a donné sa vie pour défendre sa ville. Hommage au flic défunt, qui a laissé la commissaire de police Yvonne veuve, et un petit garçon orphelin. Deux ans qu’il est mort; et deux ans qu’Yvonne raconte tous les soirs au petit à quel point son papa était un héros. Le deuil passe par le culte. Mais voilà qu’un jour, au commissariat, un bijoutier reconnaît la bague qu’Yvonne porte au doigt. Et là c’est le choc.

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