Archives par mot-clé : justice

En pleine Renaissance, les procès d’animaux

DOSSIER «L'HOMME ET L'ANIMAL», Enzo Santacroce | Les animaux occupent une place centrale dans l’environnement des hommes. Ils sont aussi bien des compagnons de route attachants que des bêtes sauvages et agressives à abattre. Cette ambivalence est en réalité la nôtre, puisque les éthologues ont démontré que la continuité entre les comportements des animaux et ceux des humains est fondée en termes de recherche de nourriture, de sécurité matérielle et de construction d’habitats. Les jeux de séduction ne font pas exception. Les similitudes sont parfois tellement troublantes que la définition de l’homme, ainsi que sa place au sein de la nature, sont sans cesse remises en cause. Dans la longue histoire de ces rapports ambigus, les procès intentés aux animaux, véritable institution entre le XVIe et le XVIIe siècle, témoignent de la fascination que les animaux exercent sur les hommes.

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L’affaire Sarah Halimi révèle les fractures françaises

ANALYSE, Nadine Richon | Il y a exactement cinq ans, en avril 2017, débutait l’affaire Sarah Halimi, cette retraitée juive assassinée par son voisin de 27 ans, jugé totalement irresponsable. Aujourd’hui, la boucle est bouclée: close sur le plan judiciaire, l’histoire a été enterrée en janvier 2022 avec le rapport d’une commission parlementaire déchirée, mais confirmant l’absence de dysfonctionnements policiers et judiciaires. Nathanaël Majster, l’un des avocats consultés par la famille de Sarah Halimi, nous décrit les pistes possibles pour relancer cette affaire, qui reste une blessure et une insulte pour les juifs, se reconnaissant ou non dans «la communauté».

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Pierre Maudet légitimé par le peuple: l’élan délité des élites

Article inédit – Jonas Follonier

A Genève, Pierre Maudet arrive en deuxième position du premier tour dans la course au Conseil d’Etat. Son ancien parti, le Parti libéral-radical (PLR), en pâtit. Mais ce sont les journalistes moralisateurs qui, aujourd’hui, devraient le plus se sentir dans leurs petits souliers. Cette situation met en lumière un fossé de plus entre les élites médiatiques et le peuple.

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Antigone à l’ère du déchaînement médiatique

Article inédit – Malika Brigadoi

Castellinaria est un festival dédié à la jeunesse, comme en témoigne son public cible ainsi que ses quatre jurys des jeunes. Cette 33e édition s’est déroulée entièrement en ligne et a proposé une programmation de qualité – tant au niveau narratif et esthétique que technique. Dans la compétition Young concouraient huit films, dont Antigone de Sophie Deraspe. Celui-ci figure dans le palmarès révélé samedi dernier, puisqu’il a été remarqué par les deux jurys de sa catégorie. Il a en effet reçu une mention du Jury Fuori le Mura et le Prix «Environnement et santé: qualité de vie» de son homologue italophone.

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«L’Etranger» de Camus: et si le procès de Meursault n’était pas le bon…

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Anais Sierro

Pour la jeune femme que je suis, quelque peu perdue et extérieure à ce monde, la lecture de L’Etranger de Camus a sonné comme ma plus grande révélation littéraire. Un bouleversement de vie! A l’heure où La Peste a été relue par des milliers de lecteurs et remise au goût du jour «Covid-19», il m’était important de mettre en lumière cet autre chef-d’œuvre camusien. Parfois couvert d’un grossier dédain. Or, nous qui sommes tant nombreux à l’avoir étudié lors de nos années d’études, oublions nos manuels scolaires le temps d’une critique, le temps d’une audace. Laissons, en partie, de côté le procès de Meursault, criminel de ne guère éprouver d’émotions. Et appelons à la barre l’accusé pour incitation au meurtre et à l’apathie : le soleil.

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La justice sociale, une justice?

En mai dernier, lors d’un discours en vidéoconférence qui prenait pour thème le financement du développement des pays pauvres, notre actuelle Présidente Simonetta Sommaruga a défendu son projet de société globale: moins inégale, plus durable et mieux capable de relever les défis que traînent à leur suite les changements sociétaux, au rang desquels la pandémie actuelle et le changement climatique. Mais si cette intervention banale m’a frappé, c’est qu’elle désirait aussi que le monde de demain fût… plus juste! Par-là, la conseillère fédérale socialiste n’entendait pas vraiment parler de justice, mais de justice sociale. Qu’est-ce donc que cette notion que l’on croise si souvent? Peut-elle entretenir un rapport avec la justice traditionnelle?

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«Dark Waters»: la lutte continue!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Quel film! Mais quel film! Je ressors de la séance totalement révolté, remonté, indigné. Et admiratif. Non seulement le sujet de Dark Waters est prenant parce qu’il relate une réalité qui nous concerne tous et qui a bien cours encore aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est porté par un travail de réalisation, de photographie et d’interprétation brillant.

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«Sur ma peau»: l’histoire d’un martyr de la justice

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Stefano Cucchi, trente-et-un ans, est arrêté le 15 octobre 2009. Consommation et trafic de drogue, à Rome, sa ville, la sua Roma.

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«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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Avec «A Thousand Girls Like Me», Sahra Mani se bat au quotidien pour les femmes de son pays

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial FIFF 2019

Voilà un documentaire qui marque. Voilà une réalisatrice qui marque tout autant. Son courage et sa volonté de changer les choses l’ont menée à raconter l’histoire de Khatera Golzad dans A Thousand Girls Like Me. Cette jeune fille de vingt-trois ans a été abusée par son père durant des années, qui est devenu fou à cause de la guerre. Mais parler de ce genre de tabou ne fait pas très bonne impression. Elle franchit néanmoins le pas en s’exprimant à la télévision. La famille exclut et menace Khatera, à l’exception de sa mère qui la soutient et l’aide à élever ses deux enfants; la justice est mal à l’aise dans la mesure où la voix d’une femme n’est que rarement écoutée. Pourtant, le père est bel et bien emprisonné. Ce qui n’achève toutefois pas les peines de Khatera, ses deux enfants et sa mère. Jusqu’au jour, du moins, où elle peut enfin commencer à se reconstruire, en France.

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